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Actualités - Chronologie

Chine La police sur les dents avant l'anniversaire du Falungong

La police chinoise s’est préparée à contrer tout nouveau défi de la secte interdite Falungong, à la veille de l’anniversaire de la première manifestation d’un mouvement soudain sorti de l’ombre il y a un an en encerclant le siège du régime communiste à Pékin. Plusieurs dizaines de policiers en uniforme et en civil parcouraient la place Tiananmen, au cœur de la capitale, où des centaines d’adeptes ont été interpellés ces derniers mois lors de protestations sporadiques contre l’interdiction du mouvement. Une jeune femme a été forcée à monter à bord d’un des dix véhicules de police stationnés sur la place. Selon un témoin, de nombreux membres de la secte avaient été brutalement interpellés en début de journée, après avoir tenté de faire leurs exercices de méditation et de respiration sur la place symbole du régime. La semaine dernière, un haut responsable chinois a reconnu que des adeptes de la secte d’inspiration bouddhiste protestaient quasiment chaque jour sur la place, où l’un d’entre eux aurait tenté de mettre fin à ses jours au début du mois à l’aide d’explosifs attachés à sa ceinture. Selon ce haut responsable cité par l’agence Chine nouvelle, ces protestations sont téléguidées par le gourou de la secte, Li Hongzhi, qui vit en exil aux États-Unis. M. Li, dont le mouvement revendique 80 millions de disciples en Chine seule, fait l’objet d’un mandat d’arrêt du gouvernement chinois pour avoir voulu «renverser» le régime lors de la manifestation du 25 avril 1999, dont les autorités redoutent une répétition. Ce jour-là, la secte rassemblait au moins 10 000 personnes autour de Zhongnanhai, le siège du gouvernement et du Parti communiste chinois (PCC) lors d’une impressionnante manifestation silencieuse, la plus grosse dans la capitale depuis les manifestations de 1989 en faveur de la démocratie. Leur arrivée subite au petit matin en plein cœur de Pékin avait totalement pris de court les autorités, qui n’ont convaincu les manifestants de quitter les lieux qu’en fin de journée en mettant à leur disposition des dizaines d’autocars. Après trois mois de préparatifs discrets, le régime prenait sa revanche le 22 juillet en prononçant subitement l’interdiction du mouvement, accompagnée de l’interpellation de milliers d’adeptes dans tout le pays. Plusieurs semaines de propagande intensive avaient alors suivi dans les médias officiels, afin de discréditer un mouvement accusé d’avoir causé la mort de 1 500 personnes, en les dissuadant notamment de recourir à la médecine. La secte, rassemblant surtout des retraités, particulièrement des femmes, n’est en fait que l’un des très nombreux mouvements mélangeant arts martiaux et superstition qui ont fleuri en Chine à la faveur de l’effondrement des valeurs communistes. Cette année, les autorités ont pris des précautions pour éviter d’être à nouveau submergées par un flot de manifestants venus de tout le pays. Selon un diplomate, la surveillance a été renforcée à tous les accès à la capitale, notamment dans les gares. La semaine dernière, la presse officielle a rapporté que la police militaire, chargée de réprimer émeutes et manifestations, s’était modernisée afin de «parer à toute éventualité». Le Quotidien de l’Armée a expliqué que la police militaire avait mis en place à Pékin un «système de commandement de combat» informatisé et relié «à des dizaines de postes» dans l’ensemble du pays.
La police chinoise s’est préparée à contrer tout nouveau défi de la secte interdite Falungong, à la veille de l’anniversaire de la première manifestation d’un mouvement soudain sorti de l’ombre il y a un an en encerclant le siège du régime communiste à Pékin. Plusieurs dizaines de policiers en uniforme et en civil parcouraient la place Tiananmen, au cœur de la capitale, où des centaines d’adeptes ont été interpellés ces derniers mois lors de protestations sporadiques contre l’interdiction du mouvement. Une jeune femme a été forcée à monter à bord d’un des dix véhicules de police stationnés sur la place. Selon un témoin, de nombreux membres de la secte avaient été brutalement interpellés en début de journée, après avoir tenté de faire leurs exercices de méditation et de respiration sur la place...