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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Amstel Gold Race Zabel sprinte vers la Coupe

L’Allemand Erik Zabel, transcendé par son maillot de leader de la Coupe du monde de cyclisme, a remporté à Maastricht l’Amstel Gold Race, la manche néerlandaise de la compétition. «Le maillot m’a donné des ailes», s’est réjoui Zabel qui a devancé un petit groupe d’une quinzaine de coureurs. Le Berlinois, parvenu à l’âge de la maturité athlétique (29 ans), s’est adjugé aisément le sprint avec plus d’une longueur d’avance sur deux coureurs de l’équipe Rabobank, le Néerlandais Michael Boogerd, victorieux l’année précédente sur le boulevard de la Meuse, et le Suisse Markus Zberg. Déjà vainqueur en mars de Milan-San Remo, Zabel a enlevé la cinquième classique de sa carrière. Il est sorti de son registre de spécialiste de Milan-San Remo (3 victoires) et s’est rapproché de la victoire finale en Coupe du monde, à mi-parcours de la compétition. Dans la campagne néerlandaise, dont le ciel bleu s’est obscurci en cours de journée, Zabel a dû patienter avant de conclure victorieusement. Car le scénario de cette 35e édition a donné cours à maintes attaques, la plus importante étant signée par l’Espagnol Oscar Freire qui a fait honneur à son maillot de champion du monde. Pour sa première apparition dans l’Amstel Gold Race, Freire a tenu son rôle dans une échappée de huit coureurs (avec Mazzoleni, Elli, Barbero, Peron, Wauters, Ekimov et Konyshev). Freire et les derniers rescapés du groupe n’ont été rejoints qu’à 29 kilomètres de l’arrivée après une cavalcade de 81 kilomètres sur les petites routes du Limbourg hérissées de «bergs», ces montées brèves et souvent violentes que le public néerlandais apprécie tant. Armstrong pouponne La course a paru tourner alors en faveur des équipes néerlandaises, Rabobank (Boogerd, Zberg) et Farm Frites (Van Petegem), de loin les plus incisives. Mais le travail de l’équipe Telekom, après une tentative de l’Allemand Steffen Wesemann, a facilité les regroupements. Jusqu’au démarrage de l’Italien Davide Rebellin, attaquant sèchement à 3,5 kilomètres de l’arrivée dans le Pietersberg, la dernière des trente côtes du parcours. Sur la route étroite qui contourne Maastricht et interdit toute poursuite organisée, Rebellin s’est assuré une centaine de mètres d’avance. Le petit coureur italien, troisième de Liège-Bastogne-Liège, a cru toucher au but dans la dernière ligne droite, le long de la Meuse. Puis, il a vu ses poursuivants le dépasser à 80 mètres seulement de la ligne. Pour Zabel, la campagne de printemps s’est conclue à Maastricht, où un seul coureur allemand (Olaf Ludwig en 1992) s’était imposé avant lui, comme elle avait commencé, sur la Riviera de San Remo. Mais, en cinq semaines, le contexte a sensiblement changé. Dans le Cauberg, l’une des côtes les plus sélectives de l’épreuve, le vainqueur du dernier Tour de France, l’Américain Lance Armstrong, a pointé le bout de son vélo en tête du peloton. Après la course, il est reparti, tout sourire, son bébé Luke dans les bras. Le deuxième acte de la saison est déjà lancé. Déclarations • Erik Zabel (All/Telekom), 1er : «Je n’avais pas de bonnes sensations au départ, j’avais plutôt les jambes lourdes, mais le maillot de leader de la Coupe du monde m’a donné des ailes. Gagner une classique avec ce maillot, c’est comme gagner une étape du Tour de France avec le maillot jaune sur les épaules. J’ai changé de registre par rapport à mes débuts. J’en suis à ma septième participation à l’Amstel Gold Race. Les premières années, j’ai abandonné. Ensuite, j’ai terminé mais loin des premiers. L’an dernier, j’ai pris la treizième place et, cette année, j’ai gagné. Maintenant, j’ai l’esprit libre pour la suite et pour le Tour de France. Je vais courir à Cologne et à Francfort dans les prochains jours. Je décompresserai pendant trois semaines jusqu’au Tour d’Allemagne. Quant à la Coupe du monde, je la vois à ma portée. Il y a encore deux courses en ma faveur, Hambourg et Paris-Tours». • Davide Rebellin (Ita/Liquigas), 12e : «J’y ai cru jusqu’au bout. Quand on est repris dans les cent derniers mètres, on ne peut qu’être déçu. J’ai tenté ma chance, c’était la seule solution». • Oscar Freire (Esp/Mapei), 9e : «J’ai manqué de réussite. Partir dans l’échappée n’était pas prévu mais l’important était d’être devant. J’ai travaillé dans ce groupe, mais il y avait trop de leaders dans le peloton qui avaient intérêt à revenir. Au sprint, Bettini m’a lancé parfaitement mais j’ai manqué de forces». • Johan Bruyneel (directeur sportif de Lance Armstrong, US Postal) : «Il a manqué à Lance un petit extra. Par rapport à l’an dernier, il a la même condition physique, peut-être même un petit peu mieux. Mais, dans une classique, il faut être dans un grand jour. Ce n’était pas le cas». Tour de Vendée : le triplé pour Jaan Kirsipuu L’Estonien Jaan Kirsipuu (AG2R), déjà vainqueur en 1997 et 1999, a remporté au sprint la 29e édition du Tour de Vendée cycliste en parcourant les 200,20 km en 4 heures 45 minutes et 16 secondes. Comme d’habitude, l’homme fort du peloton a laissé se développer une échappée à 60 km de l’arrivée. En tête, son coéquipier Christophe Agnolutto contrôlait ses compagnons d’échappée, Nicolas Reynaud, Guillaume Auger et Ruben Diaz de Cerio, qui possédaient 3 minutes d’avance puis 1 minute 38 au premier des quatre passages à la Roche-sur-Yon (Vendée). Dès lors, Jaan Kirsipuu dictait pour la troisième fois sa loi dans un sprint massif devant l’Australien, Jay Sweet, et s’installait à la première place de la Coupe de France avec 110 points. Daniel Baal : « La Fédération française n’a jamais cautionné les tricheurs » La Fédération française de cyclisme (FFC) n’a jamais cautionné et ne cautionnera jamais des tricheurs, a affirmé son président Daniel Baal, après la mise en cause de la FFC par le vététiste Jérôme Chiotti. «Nous ouvrons la procédure disciplinaire parce que le règlement de l’Union cycliste internationale nous l’impose. Ne pas ouvrir de procédure reviendrait à tolérer a posteriori des agissements que nous avons toujours dénoncés», a déclaré à l’AFP Daniel Baal. Jérôme Chiotti avait estimé que la FFC, en menaçant de le suspendre après ses aveux de dopage et d’entente illicite, cautionnait les tricheurs et laissait comprendre à tous les coureurs «qu’il ne faut pas parler». «Les aveux sont bien tardifs aujourd’hui», a noté le président de la FFC en reconnaissant toutefois que se posait le problème des repentis. «Je suis d’accord qu’il puisse y avoir un débat. C’est une question que j’avais soulevée en 1998 et qui n’a pas eu de réponse. Mais le sujet est très difficile», a estimé Daniel Baal. À propos de Jérôme Chiotti, le président de la FFC a souligné qu’en 1999, il est malheureusement mêlé à une autre affaire que je considère au moins comme aussi grave. Un arrangement en course est une atteinte à l’éthique. Daniel Baal faisait référence à l’affaire d’entente illicite entre l’ex-champion du monde et Miguel Martinez pour le titre de champion de France 1999, pour laquelle les deux coureurs passeront prochainement devant la commission de discipline de la FFC. Quant aux menaces implicites de Jérôme Chiotti (Si on doit me sanctionner, j’accuserai), le président de la FFC a répliqué : «Je ne sais pas qui il veut accuser mais je répète une fois de plus que la position et les actions de la fédération, depuis longtemps, bien avant 1998, vont toujours dans le même sens», «On est dans une situation où des coureurs ou des membres de l’encadrement d’équipes ont triché contre l’esprit du sport et contre les instances. Aujourd’hui, on voudrait faire porter le chapeau par ces instances. Je ne l’accepte pas», a conclu Daniel Baal.
L’Allemand Erik Zabel, transcendé par son maillot de leader de la Coupe du monde de cyclisme, a remporté à Maastricht l’Amstel Gold Race, la manche néerlandaise de la compétition. «Le maillot m’a donné des ailes», s’est réjoui Zabel qui a devancé un petit groupe d’une quinzaine de coureurs. Le Berlinois, parvenu à l’âge de la maturité athlétique (29 ans), s’est adjugé aisément le sprint avec plus d’une longueur d’avance sur deux coureurs de l’équipe Rabobank, le Néerlandais Michael Boogerd, victorieux l’année précédente sur le boulevard de la Meuse, et le Suisse Markus Zberg. Déjà vainqueur en mars de Milan-San Remo, Zabel a enlevé la cinquième classique de sa carrière. Il est sorti de son registre de spécialiste de Milan-San Remo (3 victoires) et s’est rapproché de la victoire finale...