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Actualités - Chronologie

Commémoration Messe traditionnelle à l'intention de la France (photo)

Le patriarche maronite Mar Nasrallah Boutros Sfeir a célébré hier à Bkerké la messe traditionnelle du Lundi de Pâques, à l’intention de la France, en présence de l’ambassadeur de France, M. Philippe Lecourtier, et du personnel de l’ambassade. Dans l’homélie prononcée à cette occasion, le chef de l’Église maronite a déclaré : «Monsieur l’ambassadeur, Chers frères et fils bien aimés, «Votre participation à cette messe, que nous offrons aux intentions de la France, perpétue une longue tradition qui témoigne de l’ancienneté et de la solidité des relations entre votre pays et le patriarcat maronite, qui vous accueille avec joie. «L’événement que nous célébrons aujourd’hui n’est pas un événement ordinaire. C’est l’événement central de toute l’histoire de l’humanité. Il s’agit, en effet, de la mort et de la Résurrection de Jésus, le Christ, Fils de Dieu, qui s’est immolé sur la croix pour la rédemption de tous les hommes. Cette annonce de la Résurrection a été la Bonne Nouvelle portée par l’Ange aux saintes femmes qui étaient allées visiter le tombeau, le matin de Pâques, et ces femmes l’ont transmise aux disciples et, depuis deux mille ans, l’Église ne cesse de la répercuter à travers le monde. “Le Christ est ressuscité”. Cette affirmation est devenue comme le cri de ralliement des premiers fidèles et continue à être l’expression de la foi de tous les chrétiens (...). Pâques est traditionnellement appelée la fête de la paix et dans notre liturgie maronite la cérémonie pascale durant laquelle on proclame la résurrection du Christ s’appelle cérémonie de la paix. Car si le Christ est mort sur la croix, s’il a vaincu la mort par sa Résurrection, c’est pour réconcilier l’homme avec Dieu son Créateur et son Père, et pour lui rendre la paix. Mais à considérer le monde autour de nous, on voit que ce qui lui manque de plus, c’est cette paix. Demandons donc au Seigneur Ressuscité, Lui qui est appelé le Prince de la paix, d’éclairer les esprits des responsables dans tous les pays, de remplir leurs cœurs et ceux de leurs peuples des lumières de la Résurrection, de les aider à œuvrer pour la paix dans notre pays, dans notre région, dans tous les pays du monde, et qu’ensemble ils travaillent à dépasser les égoïsmes, les haines, les injustices, et à construire une paix basée sur la justice, la vérité, le respect des droits de l’homme et des peuples, leurs droits à la souveraineté, à l’indépendance, à la liberté, à la dignité et à une vie humaine digne de fils de Dieu, Amen». La France et le patriarcat restent Après la messe, le patriarche a retenu l’ambassadeur de France et les membres du personnel de la chancellerie qui ont déjeuné à sa table. Le chef de l’Église catholique a prononcé, à cette occasion, l’allocution suivante : «Monsieur l’ambassadeur, mes chers amis : «Fidèles à une tradition qui a pris naissance avec la fin du mandat français au Liban, nous nous faisons un réel plaisir de vous recevoir avec vos chers collaborateurs, en ce Lundi de Pâques, sous le toit de ce patriarcat. Votre présence pour la première fois avec nous, Monsieur l’ambassadeur, montre bien que si les personnes changent, la France et le patriarcat maronite restent. «Depuis que vous êtes arrivé au Liban, venant du Brésil, où nous nous sommes rencontrés pour la première fois, vous avez vite fait, je le crois bien, de vous acclimater à notre situation, si complexe, et à nos problèmes si difficiles apparemment à résoudre. «Personne n’ignore que nous passons par une étape de notre histoire que d’aucuns qualifient de décisive. Elle l’est en effet, quand on pense au sud du Liban, à la question palestinienne et au droit à la souveraineté. La crise économique et le marasme que connaissent beaucoup de secteurs jadis actifs du pays, font que beaucoup de nos jeunes se voient forcés d’aller ailleurs chercher un emploi; ce à quoi nous assistons avec beaucoup d’inquiétude. «Je sais, comme chacun, que la France, pionnière dans le domaine de la défense des libertés, de la promotion des valeurs humaines et de la protection des droits de l’homme, fait de son mieux pour nous aider à sortir de notre situation si peu enviable. «Je saisis volontiers cette occasion pour lui exprimer, à travers votre personne, Monsieur l’ambassadeur et celles de vos collaborateurs, notre profonde reconnaissance pour tout ce que votre pays fait et pourrait faire encore, pour que le Liban recouvre ses prérogatives l’habilitant à assumer sa propre responsabilité à l’égard de lui-même et de ses engagements historiques. «Après avoir assisté, tout à l’heure, à la messe dans la chapelle patriarcale, où nous avons prié ensemble pour la paix au Moyen-Orient, et particulièrement au Liban, il m’est à cœur de vous assurer, Monsieur l’ambassadeur, de nos prières pour votre personne, celles des membres de votre famille, de vos collaborateurs et pour la France, amie de toujours, pour qu’elle soit toujours fidèle à sa vocation de fille aînée de l’Église et de promotrice des valeurs humaines».
Le patriarche maronite Mar Nasrallah Boutros Sfeir a célébré hier à Bkerké la messe traditionnelle du Lundi de Pâques, à l’intention de la France, en présence de l’ambassadeur de France, M. Philippe Lecourtier, et du personnel de l’ambassade. Dans l’homélie prononcée à cette occasion, le chef de l’Église maronite a déclaré : «Monsieur l’ambassadeur, Chers frères et fils bien aimés, «Votre participation à cette messe, que nous offrons aux intentions de la France, perpétue une longue tradition qui témoigne de l’ancienneté et de la solidité des relations entre votre pays et le patriarcat maronite, qui vous accueille avec joie. «L’événement que nous célébrons aujourd’hui n’est pas un événement ordinaire. C’est l’événement central de toute l’histoire de l’humanité. Il s’agit, en...