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Actualités - Chronologie

Cuba Mobilisation massive pour Elian et contre le vote de l'Onu

La décision de la justice américaine d’interdire au petit Elian Gonzalez de quitter les États-Unis et la condamnation de Cuba par la commission des Droits de l’homme de l’Onu ont suscité une mobilisation massive ces derniers jours à La Havane. Jeudi, plus de 100 000 Cubains ont manifesté en fin d’après-midi face à la section des intérêts américains pour exiger le retour à Cuba d’Elian Gonzalez, interdit par la cour d’appel fédérale d’Atlanta, qui a ordonné mercredi son maintien temporaire aux États-Unis, comme le souhaitaient les proches qui l’ont recueilli à Miami. Au cours du meeting, qui s’est tenu à la «tribune anti-impérialiste José Marti», en face du bâtiment représentant les intérêts américains, en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, les orateurs ont appelé au «respect des droits de l’homme» d’Elian, dénonçant les exilés cubains de Miami, mobilisés pour empêcher qu’il retourne à Cuba. Ce rassemblement s’est déroulé alors que le président Bill Clinton venait d’affirmer que les proches d’Elian Gonzalez n’avaient plus aucune raison de le retenir à Miami et que le père de l’enfant, Juan Miguel Gonzalez, lançait à Washington un appel à l’aide au peuple américain. La manifestation, organisée par les autorités, a également donné l’occasion aux participants de protester une nouvelle fois contre la résolution condamnant le régime cubain, votée mardi, à l’initiative de la République tchèque, par la commission des Droits de l’homme de l’Onu. Comme le fait à satiété l’ensemble de la presse cubaine, utilisant un ton polémique des plus acerbes, les orateurs ont vitupéré «les traîtres, les valets et les marionnettes tchèques», accusés de s’être vendus aux intérêts américains et à l’Otan. Dans sa résolution, votée par 21 de ses 53 membres, la commission des Droits de l’homme avait exprimé ses préoccupations à l’égard des «violations continues des libertés fondamentales» à Cuba. Elle a demandé aux autorités cubaines d’engager un dialogue avec l’opposition et de coopérer avec elle, notamment en recevant les rapporteurs spéciaux contre la torture et pour la liberté d’opinion et d’expression. Une première manifestation, organisée mardi à l’appel du gouvernement cubain, avait rassemblé devant l’ambassade de la République tchèque à La Havane de 100 à 200 000 personnes, selon des estimations officielles. La tension entre Cuba et la République tchèque s’était encore accrue mercredi soir, des diplomates tchèques ayant été accusés, lors d’une émission de la télévision cubaine, d’«activités subversives» et d’«ingérence» dans les affaires cubaines, pour entretenir des liens étroits avec les dissidents et leur fournir une aide matérielle. «Si nous devons avoir des relations pour cela, autant ne pas en avoir», avait alors lancé le président Fidel Castro, qui participait à l’émission. Le vote de la résolution des Nations unies par l’Argentine a mécontenté le gouvernement cubain, qui a décidé de rappeler son ambassadeur à Buenos Aires. Selon une source diplomatique de l’ambassade cubaine, La Havane a considéré comme une véritable «offense» la décision de l’Argentine d’apporter son soutien à la résolution. Trois autres pays latino-américains, le Chili, le Salvador et le Guatemala, ont également voté le texte. Aucune réaction officielle cubaine n’a cependant encore été rendue publique après le vote de ces pays.
La décision de la justice américaine d’interdire au petit Elian Gonzalez de quitter les États-Unis et la condamnation de Cuba par la commission des Droits de l’homme de l’Onu ont suscité une mobilisation massive ces derniers jours à La Havane. Jeudi, plus de 100 000 Cubains ont manifesté en fin d’après-midi face à la section des intérêts américains pour exiger le retour à Cuba d’Elian Gonzalez, interdit par la cour d’appel fédérale d’Atlanta, qui a ordonné mercredi son maintien temporaire aux États-Unis, comme le souhaitaient les proches qui l’ont recueilli à Miami. Au cours du meeting, qui s’est tenu à la «tribune anti-impérialiste José Marti», en face du bâtiment représentant les intérêts américains, en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, les orateurs ont appelé au...