Célébrations de Pâques Le Vendredi Saint du pape au Vatican
le 22 avril 2000 à 00h00
Jean-Paul II a présidé hier après-midi, dans la basilique Saint-Pierre, la liturgie évoquant la passion du Christ. Le pape, comme le veut la tradition, n’a pas béni les fidèles en signe de deuil pour l’Église et n’a pas prononcé d’homélie, en écoutant le sermon du prédicateur apostolique, le père Raniero Cantalamessa. À genoux à même le sol, le souverain pontife a adoré en silence la croix qui venait d’être découverte, à la conclusion de la période du Carême. Le matin, Jean-Paul II s’était rendu dans la basilique, une pèlerine noire sur les épaules, pour confesser pendant une heure une vingtaine de fidèles du monde entier. Dans la soirée, le pape devait présider le chemin de croix au Colisée, en présence de plus de 100 000 pèlerins, selon les prévisions de l’agence officielle pour le jubilé. Le souverain pontife a écrit lui-même les textes des méditations qui devaient être lus par un lecteur devant chacune des 14 stations du chemin de croix. Il avait déjà écrit ces prières une première fois en 1983, lors du jubilé de la Rédemption. Les années suivantes, il avait demandé d’écrire ces prières à des personnalités de différents pays, catholiques et non catholiques, telles que les écrivains français André Frossard et italien Italo Alighiero Chiusano, les patriarches orthodoxes de Constantinople Bartholomée 1er et des Arméniens Karekine 1er, le théologien orthodoxe français Olivier Clément et la religieuse protestante suisse, sœur Minke de Vries. La tradition du chemin de croix au Colisée, remontant à l’an 1750 et interrompue au cours du XIXe siècle, avait été reprise par le pape Paul VI en 1964. Le souverain pontife, qui aura 80 ans en mai prochain et qui se déplace avec difficulté à cause d’une prothèse du fémur droit, devait porter la croix en bois, qui pèse moins de 3 kg, de la première à la seconde station et de la 13e à la dernière station, quand il devait prononcer un discours de la terrasse du Palatin, devant le temple païen de Vénus à Rome. Samedi, Jean-Paul II célébrera la veillée de Pâques pour la première fois sur le parvis de Saint-Pierre, alors que les papes la célébraient toujours à l’intérieur de la basilique, notamment pour des raisons de sécurité. L’installation de trente détecteurs de métal fixes sous la colonnade du Bernin permettra de contrôler facilement les dizaines de milliers de pèlerins attendus pour cette cérémonie. Dimanche matin, le souverain pontife célébrera la messe de Pâques et donnera sa bénédiction «urbi et orbi» (à la ville et au monde) de la loggia de la basilique vaticane.
Jean-Paul II a présidé hier après-midi, dans la basilique Saint-Pierre, la liturgie évoquant la passion du Christ. Le pape, comme le veut la tradition, n’a pas béni les fidèles en signe de deuil pour l’Église et n’a pas prononcé d’homélie, en écoutant le sermon du prédicateur apostolique, le père Raniero Cantalamessa. À genoux à même le sol, le souverain pontife a adoré en silence la croix qui venait d’être découverte, à la conclusion de la période du Carême. Le matin, Jean-Paul II s’était rendu dans la basilique, une pèlerine noire sur les épaules, pour confesser pendant une heure une vingtaine de fidèles du monde entier. Dans la soirée, le pape devait présider le chemin de croix au Colisée, en présence de plus de 100 000 pèlerins, selon les prévisions de l’agence officielle pour le jubilé....
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