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Actualités - Chronologie

CIO - Jeux d'Athènes Le Comité international olympique tire la sonnette d'alarme(photo)

Le président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, a appelé, jeudi à Lausanne, les organisateurs grecs à prendre «des mesures drastiques» d’ici à la fin de l’année pour mener à bien l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes. Dans une organisation, j’ai coutume de dire qu’il y a trois phases de couleur, a déclaré le président du CIO. La verte où tout va bien. La jaune où commencent les problèmes et la rouge qui signale le danger. «Nous sommes en fin de la phase jaune. Si d’ici à la fin de l’année des mesures drastiques ne sont pas prises, la lumière va passer au rouge». Pour tirer la sonnette d’alarme, M. Samaranch, qui a affirmé qu’aucune solution de remplacement n’était pour l’instant à l’étude, s’appuyait sur le rapport «très réservé» du Belge Jacques Rogge, président de la commission de coordination des Jeux de 2004. Dans son intervention devant les délégués de l’Association des fédérations olympiques des sports d’été (ASOIF), M. Rogge a estimé que le dossier prenait du retard à un peu plus de trois ans de l’échéance. «Autant je suis optimiste et positif à propos des Jeux de Sydney, autant je suis réservé à ce stade de l’organisation des Jeux d’Athènes, pour laquelle je dois dire que tout ne va pas pour le mieux», devait-il lancer. «Les récentes élections législatives grecques (Ndlr : 9 avril) ont considérablement ralenti toutes les activités relatives aux Jeux olympiques au cours des derniers mois. Nous attendons un certain nombre de décisions qui sont aujourd’hui nécessaires pour relancer efficacement l’organisation des Jeux», a-t-il poursuivi. Montréal 1976 M. Rogge préconise notamment «une simplification des structures du comité d’organisation» (ATHOC), «la création de structures uniques en matières de transport et de sécurité», «une accélération des prises de décision ralentie par les lourdeurs bureaucratiques et la hiérarchisation», «une meilleure collaboration entre l’ATHOC et le gouvernement», et que soit «effective la prise en main par le gouvernement de la responsabilité de la construction des sites». Le Suisse Denis Oswald (Aviron), nouveau président de l’ASOIF, a dit que «les fédérations internationales partageaient le pessimisme de M. Rogge et réclamaient un resserrement des liens entre l’ATHOC et les FI». Nuançant la position de M. Oswald, M. Rogge a toutefois précisé : «Je ne suis pas pessimiste. Je suis inquiet mais je reste optimiste». Le président Samaranch a adopté une attitude identique en affirmant qu’aucune solution de remplacement (Ndlr : des rumeurs avaient fait état de Séoul, site des JO 1988) n’avait été envisagée pour l’instant. «J’avais averti depuis quelques temps les responsables grecs de nos préoccupations, mais je n’avais pas voulu en faire état publiquement avant les élections, a précisé Samaranch. Aujourd’hui, le moment était venu de les afficher. Mais je ne peux imaginer que les Jeux aient lieu ailleurs qu’à Athènes. Si nous devions envisager une solution de remplacement, ce ne serait pas avant la fin de l’année. Nous allons avoir des réunions avec les autorités grecques très rapidement». Samaranch a toutefois admis qu’il n’avait jamais été confronté à une telle situation sous sa présidence (Ndlr : depuis 1980). «La dernière fois où il y a eu des problèmes, c’était en 1976 à Montréal où le stade n’était pas terminé. En fin de compte, nous avons tout de même eu des jeux excellents». M. Panayotis Thomopoulos, président de l’ATHOC, devait s’exprimer brièvement en ouverture de la réunion CIO-ASOIF. «Les principaux problèmes de nature juridiques ont été réglés. Le nouveau gouvernement s’est engagé à améliorer les infrastructures», devait-il déclarer. Jeux de Sydney : la torche olympique en orbite autour de la Terre La torche olympique va passer dix jours en orbite dans l’espace, à bord de la navette spatiale américaine Atlantis, du 24 avril au 4 mai, a indiqué le comité d’organisation des Jeux de Sydney. La torche va être transportée dans l’espace au cours d’un vol de la navette vers la station spatiale internationale (ISS), actuellement en construction. Le drapeau des Jeux de Sydney sera également mis en orbite. C’est la deuxième fois, après Atlanta en 1996, qu’une torche olympique voyage dans l’espace. La torche reviendra sur Terre au centre spatial Kennedy, le 4 mai. Elle sera allumée le 10 mai, en Grèce, et après dix jours de relais sur place elle s’envolera vers l’Océanie par avion. Un périple de 13 jours est prévu dans les principaux archipels océaniens (des îles Salomon à la Nouvelle-Zélande) avant l’arrivée en Australie le 8 juin au parc national de Uluru Rock, au centre du pays. Les porteurs de la torche se relaieront alors à travers toute l’Australie avant de rejoindre Sydney pour la cérémonie d’ouverture des JO le 15 septembre. Contrôles renforcés dans les aéroports Les contrôles aux frontières vont être renforcés par les autorités australiennes les jours précédant l’ouverture des Jeux olympiques de Sydney pour empêcher l’entrée illégale d’immigrants, a annoncé mercredi la section de coordination olympique du département d’immigration. Deux cent quarante officiers de police supplémentaires vont renforcer les effectifs du département d’immigration, la plupart à l’aéroport de Sydney. Trente mille personnes devraient transiter par l’aéroport de Sydney la veille de la cérémonie d’ouverture, selon les autorités du pays. «Certaines personnes vont essayer d’utiliser les Jeux comme couverture pour entrer facilement en Australie ou pour y trouver asile, nous nous devons donc d’être vigilants», a précisé Fred Baker, du département d’immigration. «L’Australie ne relâchera pas son dispositif de surveillance pendant les Jeux et les mesures de contrôle aux frontières seront plus fortes que jamais», a-t-il poursuivi. «Nous avons l’intention de fournir tous nos efforts pour nous assurer que toutes les procédures d’entrée seront légales, afin que ces Jeux soient un succès», a déclaré le ministre australien à l’Immigration, Philip Ruddock.
Le président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, a appelé, jeudi à Lausanne, les organisateurs grecs à prendre «des mesures drastiques» d’ici à la fin de l’année pour mener à bien l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes. Dans une organisation, j’ai coutume de dire qu’il y a trois phases de couleur, a déclaré le président du CIO. La verte où tout va bien. La jaune où commencent les problèmes et la rouge qui signale le danger. «Nous sommes en fin de la phase jaune. Si d’ici à la fin de l’année des mesures drastiques ne sont pas prises, la lumière va passer au rouge». Pour tirer la sonnette d’alarme, M. Samaranch, qui a affirmé qu’aucune solution de remplacement n’était pour l’instant à l’étude, s’appuyait sur le rapport «très...