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Actualités - Chronologie

Un vétéran fait des révélations sur les atrocités

Un colonel sud-coréen à la retraite a pour la première fois en Corée brisé la loi du silence en révélant que son unité a massacré une centaine de civils au cours de la guerre du Vietnam, révèle un magazine coréen mercredi. Âgé de 65 ans aujourd’hui, Kim Ki-Tae raconte dans l’hebdomadaire Hankoreh 21 que son unité en opération a massacré en 1966 des civils en particulier des personnes âgées et des femmes dans le village de Phuoc Binh dans la province de Quang Ngai dans le centre du Vietnam en 1966. «Alors que nous étions engagés dans une opération de nettoyage à Son Tinh le 14 novembre 1966, nous avons trouvé 29 hommes sans armes âgés de 20 à 35 ans dans un tunnel à même la montagne... Nous les avons amenés à l’intérieur d’un cratère creusé par une bombe et nous les avons tous tués», déclare-t-il. Cet officier explique que sa compagnie avait, dans un premier temps, prévu d’amener le groupe dans un camp de prisonniers sud-vietnamiens à l’intérieur des lignes de front. Mais les soldats sud-coréens ont ensuite reçu l’ordre de se porter de toute urgence au secours de la sixième compagnie qui était attaquée par les unités de la guérilla communiste et ils se sont alors rendus compte qu’ils ne pouvaient pas emmener les prisonniers avec eux. «Aussi, nous avons dû tous les tuer», ajoute M. Kim qui décrit également d’autres massacres. «Le 10 de ce mois, alors qu’on venait de nous tirer dessus quelques balles au cours d’une opération de fouille dans un village, nous avons tué plusieurs dizaines de femmes et de personnes âgées en représailles», ajoute-t-il. «Une autre fois, mes soldats ont encerclé une quarantaine ou une cinquantaine de personnes et ils les ont massacrées sur place», ajoute-t-il. «J’ai dit à mes soldats de les laisser partir mais ils n’ont pas suivi mes ordres», déclare-t-il tout en précisant qu’il n’avait pas fait de rapport à ses supérieurs sur ces faits. C’est la première fois qu’un vétéran sud-coréen confirme le massacre de civils vietnamiens par des soldats coréens alors que jusqu’à présent, de nombreux Vietnamiens avaient rapporté les atrocités commises par les troupes envoyées par Séoul. Diplômé de l’Académie navale de Corée, M. Kim s’est battu au Vietnam entre octobre 1966 et novembre 1967. Il a pris sa retraite en 1982 alors qu’il était colonel. Le ministère de la Défense a affirmé mercredi dans un communiqué que ces déclarations doivent être traitées avec beaucoup de précautions dans la mesure où elles peuvent entacher l’honneur des vétérans sud-coréens de la guerre du Vietnam. «Nous devons rechercher la vérité avec beaucoup de soin car les affirmations de M. Kim peuvent jeter l’opprobre sur les 300 000 vétérans sud-coréens de la guerre du Vietnam qui passeraient ainsi pour des assassins, ce qui entacherait gravement leur honneur et leurs droits», ajoute le ministère.
Un colonel sud-coréen à la retraite a pour la première fois en Corée brisé la loi du silence en révélant que son unité a massacré une centaine de civils au cours de la guerre du Vietnam, révèle un magazine coréen mercredi. Âgé de 65 ans aujourd’hui, Kim Ki-Tae raconte dans l’hebdomadaire Hankoreh 21 que son unité en opération a massacré en 1966 des civils en particulier des personnes âgées et des femmes dans le village de Phuoc Binh dans la province de Quang Ngai dans le centre du Vietnam en 1966. «Alors que nous étions engagés dans une opération de nettoyage à Son Tinh le 14 novembre 1966, nous avons trouvé 29 hommes sans armes âgés de 20 à 35 ans dans un tunnel à même la montagne... Nous les avons amenés à l’intérieur d’un cratère creusé par une bombe et nous les avons tous tués»,...