Le Comité d’organisation des Jeux de Sydney (SOCOG) a proposé un compromis accepté par la Commission exécutive du Comité international olympique (CIO) pour permettre aux télévisions non détentrices de droits d’assurer une couverture d’actualité dans le parc olympique. Michael Knight, président du SOCOG, a annoncé à Lausanne que huit chaînes australiennes et huit chaînes internationales non détentrices de droits seront autorisées à faire des reportages d’actualité à Homebush Bay durant les Jeux olympiques. Elles ne pourront toutefois pas faire d’émissions en direct ni d’interviews de sportifs dans le parc olympique. Certaines chaînes avaient annoncé leur intention d’attaquer le SOCOG en justice pour non-respect du droit à l’information avec l’interdiction qui leur avait été faite d’entrer dans le parc olympique ouvert au public. Ces autorisations seront accordées selon un système de rotation et selon la règle 3 X 2, pas plus de trois fois deux minutes de prises de vue par jour. «Nous ne voulons pas empêcher les télévisions de montrer l’athmosphère des jeux, ni de refléter l’actualité mais il n’y aura aucune émission en direct ni entrevues avec les athlètes qui pourront être interviewés au centre de presse principal ou dans un site appartenant aux chaînes», a précisé M. Knight. «Nous avons voulu éviter des groupements de personnes autour des champions qui pourraient mettre en cause la sécurité». Équitable «C’est une solution de compromis équitable, a estimé François Carrard, porte-parole du CIO. Elle protège les détenteurs de droits qui ont payé fort cher et qui pouvaient être court-circuités par les non-détenteurs». Jacques Rogge, président de la commission de coordination des Jeux de Sydney a pour sa part estimé que «tout ce qui était humainement possible en matière d’organisation des jeux avait été fait» et s’est déclaré «confiant» sur leur bon déroulement. En ce qui concerne la mise en place des réformes de CIO-2000 décidées lors de la dernière session du CIO, M. Carrard a annoncé qu’elles se mettaient en place. À propos des élections à Sydney, la date limite des candidatures comme membre du CIO a été fixée au 10 juin. Pour la commission exécutive (portée de 11 à 15 membres), la date limite des candidatures a été fixée au 11 août. Observateurs antidopage indépendants Jacques Rogge, vice-président de la commission médicale du Comité international olympique (CIO) a annoncé mercredi qu’une brigade d’observateurs indépendants supervisera les opérations de contrôle antidopage lors des Jeux olympiques de Sydney. Il a en outre déclaré qu’il estimait à 50 % les chances que soit utilisé un test de dépistage valable de l’érythropoïétine (Epo) à Sydney. Il a précisé que les travaux australiens sur la détection de l’Epo (ndlr : par voie sanguine) étaient «efficaces», mais que le test ne pourrait être utilisé que s’il «avait été validé d’ici aux JO par la communauté scientifique». Jacques Rogge a rappelé que sans cette validation, toute opération de contrôle pourrait être frappée de nullité par les tribunaux. Les aborigènes veulent monnayer leur image et leurs entretiens Les Aborigènes, propriétaires de l’Uluru rock, un site sacré du centre de l’Australie où doit passer la flamme olympique le 8 juin, veulent faire payer 150 dollars (155 euros environ) leur image et leurs entretiens aux journalistes. Les aborigènes réclament aussi à chaque média un droit d’accès au parc national où se situe l’Uluru rock de 300 dollars (310 euros environ). Le comité d’organisation des Jeux olympiques de Sydney a déjà accepté de verser 36 000 dollars (environ 37 200 euros) aux aborigènes pour l’utilisation de leur site. Des discussions ont lieu actuellement quant au montant du droit d’accès. La flamme olympique sera allumée en Grèce le 10 mai. Le 8 juin, elle atteindra l’Australie, où la sprinteuse et championne olympique de hockey sur gazon en 1996, l’aborigène Nova Peris-Kneebone, sera la première relayeuse. Après un passage à «Uluru rock», la flamme fera le tour de l’Australie, avant d’atteindre Sydney pour la cérémonie d’ouverture des JO, le 15 septembre. Paris 2008 : les sites miseront sur les charmes parisiens Les sites retenus miseraient en grande partie sur les charmes parisiens, si Paris obtenait l’organisation des Jeux olympiques de 2008, selon les perspectives tracées par Claude Bébéar, président du comité de candidature. Claude Bébéar, qui venait de présider une réunion de son comité exécutif, consacrée à l’examen des sites possibles, laquelle avait duré plus de trois heures, a indiqué que, parmi toutes les options envisagées, il était notamment prévu d’organiser l’épreuve de cyclisme sur route sur un circuit d’une quinzaine de kilomètres qui passerait par le Mont-Valérien et le contre-la-montre le long des berges de la Seine. Le parcours du marathon, dont le départ et l’arrivée seraient jugés au Stade de France, construit pour la Coupe du monde de football de 1998 et qui accueillerait les épreuves d’athlétisme, emprunterait un parcours reliant quelques-uns des principaux monuments parisiens. Dans le même ordre d’idée, l’équitation ne serait plus organisée sur le Champs-de-Mars, comme prévu initialement, mais sur l’esplanade des Invalides, les chevaux pouvant trouver refuge dans les écuries de l’école militaire voisine. Et les épreuves d’escrime se dérouleraient en face, de l’autre côté du magnifique pont Alexandre III, sous les voûtes du Grand Palais.
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