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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar suracheté

La demande du dollar a continué de l’emporter très sensiblement, encore hier, sur l’offre en cette monnaie sur le marché des changes de Beyrouth dont la tendance est restée gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la rareté de l’offre privée, le billet vert devait être pratiquement négocié sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Il est demeuré, en effet, confiné toute la journée entre 1 513,75 et 1 514,25 LL avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, fait-on savoir dans ces mêmes milieux. Et d’ajouter que le volume d’affaires est resté très normal, ne dépassant pas au total, hier, quelque huit millions de dollars, en grande partie placés par la BDL à 1 514,00 LL, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente. Fermeté du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro restait affaibli mais parvenait à stopper sa chute, hier, sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce plus tôt dans la journée d’une détérioration du climat des affaires en Allemagne qui l’avait fait tomber en Europe à des niveaux jamais atteints face au dollar depuis la fin février. C’est ainsi qu’après avoir frôlé le seuil de 0,9450 dollar, pour la première fois depuis le 28 février, à l’annonce d’un mauvais indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne, la monnaie unique européenne devait présenter des signes de résistance à la baisse. À cela aurait contribué l’annonce par l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat) que l’inflation dans la zone euro a atteint 0,4 % le mois dernier et 2,1 % en rythme annuel, dépassant l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé à 2 % cette année pour définir la stabilité des prix. Ce développement, militant en faveur d’un resserrement de la politique monétaire de la BCE, est venu donc neutraliser la dégradation de l’indice IFO en Allemagne de 100,90 points en février à 100,50 points le mois dernier, au lieu de 101,50 points comme on s’y attendait. Pourtant, l’amélioration des performances boursières aux États-Unis ne devait guère arranger les affaires de l’euro, le maintenant toujours sous le seuil de 0,95 dollar. De son côté, le yen a repris un peu de force, après la publication de chiffres sur la production industrielle au Japon meilleurs que prévu. Il est parvenu ainsi à sortir gagnant de la triangulaire (dollar – euro – yen) des changes hier, à partir du moment où la force de la devise nippone n’a pas été mentionnée par les ministres des Finances du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés). Cela d’autant qu’on apprenait que la production industrielle au Japon a progressé de 3,3 % en février par rapport au mois précédent, rassurant les investisseurs sur le redressement de l’économie nippone et dissipant les craintes d’intervention de la Banque du Japon. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar ne tardait pas à retrouver toutes ses couleurs, même face au sterling après la publication d’une faible hausse de 0,4 % de l’inflation hors crédits immobiliers en Grande-Bretagne le mois dernier et de 2,00 % sur un an, excluant toute perspective de hausse des taux britanniques dans l’immédiat. En effet, le billet vert s’est négocié finalement, à New York, sur un ton soutenu, comme suit : – 0,9475 pour un euro contre 0,9530, la veille – 1,5765 pour un sterling contre 1,5800 – 2,0645 DM contre 2,0525 – 6,9230 FF contre 6,8845 – 1,6625 FS contre 1,6490 – 2 043,55 lires contre 2 032,20 – 104,75 yens contre 104,55. Bourse de Beyrouth : poursuite de la baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déprimée hier par la rechute des actions B de Solidere de 6 7/8 à 6 3/4 dollars conjuguée avec la baisse des actions des Ciments libanais de 14/32 à 13/32 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,20 % à 69,16 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 159,16 points. Ce mouvement s’est produit dans un faible volume d’affaires avec seulement 43 738 actions négociées d’une valeur globale de 138 097 dollars. Wall Street : après la tempête, le beau temps Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont retrouvé leur optimisme hier, à la faveur d’une bonne moisson de résultats d’entreprises, espérant que la déroute de vendredi dernier n’était qu’une «correction» salutaire des excès commis à la hausse de certaines valeurs leur permettant de repartir sur de bonnes bases. Les principaux indicateurs, qui avaient beaucoup joué au yo-yo la veille, signe d’une nervosité extrême, avant de finir sur des chapeaux de roues, se sont inscrits hier fermement en hausse. Le Nasdaq, qui reflète l’engouement pour la «nouvelle économie», s’est davantage rapproché du seuil des 4 000 points, après le rebond de la veille et d’hier. Le Dow Jones des 30 vedettes industrielles (DJIA), qui regroupe les grandes vedettes des banques, de l’industrie et des services, a progressé encore franchement et à la différence de la veille, les titres en hausse étaient largement majoritaire sur le plancher de Wall Street. Certes, les investisseurs, désarçonnés vendredi par l’annonce d’une accélération de l’inflation aux États-Unis le mois dernier, ont été rassérénés par l’annonce hier d’une baisse plus forte que prévu de 11,2 % des mises en chantier de logements en mars, au lieu de - 4 % attendu, contre une hausse de 3,6 % en février, soit la plus forte baisse de cet indice depuis janvier 1994. De plus, la publication d’une série de bons résultats trimestriels de sociétés, dont Johnson & Johnson, Caterpillar, Delta Airlines, Philip Morris... est venue aussi rassurer la communauté financière sur les bénéfices des entreprises américaines. En effet, la plupart des grandes valeurs traditionnelles, de la haute technologie et de l’Internet ont été recherchées. C’est ainsi que le DJIA a dû rebondir d’un plus bas à 10 571,34 points à un plus haut à 10 760,16 points, avant d’afficher en préclôture 10 678,55 points, en nouvelle hausse de 96,04 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par Wall Street Le rebond de Wall Street entamé lundi et qui se confirmait mardi à la mi-journée a permis aux marchés européens de nettement se ressaisir et de terminer pour la plupart en hausse, comme l’avaient fait auparavant leurs homologues asiatiques. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé un gain de 1,4 %, tandis que l’indice FTSE 100 de la Bourse de Londres reprenait 1,3 %, comme les Bourses d’Amsterdam et de Bruxelles. La reprise de Francfort a été plus modeste, le Dax terminant en hausse de 0,13 %. Madrid s’est apprécié de 0,4 %, Zurich de 0,14 % et Milan de 0,80 %. Les indices paneuropéens ont reflété la tendance générale au redoux. L’Eurotop 300, paneuropéen, a fini sur un gain de 1,19 %, tandis que l’Euro STOXX 50, restreint à la zone euro, s’adjugeait 1,65 %. Les places asiatiques, réagissant au rebond de lundi soir à Wall Street, avaient donné le la dès mardi matin. Si Tokyo s’est effritée de 0,21 %, Hong Kong a bondi de 3,50 % et Séoul, qui avait affiché lundi la plus forte baisse en pourcentage de la région, a repris 5,6 %. Les valeurs de technologie, de médias et de télécommunications, les TMT, qui avaient été les plus fortement touchées lors des prises de bénéfices du début avril, ont affiché pour certaines de nets rebonds. Aux technologiques, l’équipementier de téléphonie mobile Nokia a terminé sur un gain de 7,2 % à 51,75 euros. Son concurrent français Alcatel a repris 2,18 % à 220,3 euros. Le néerlandais Philips Electronics, qui doit publier ses résultats trimestriels cette semaine, a affiché un gain de 5,6 % à 42,05 %. Le fabricant franco-italien de semiconducteurs STMicroelectronics, qui avait déjà gagné près de 10 % lundi, a engrangé 3,43 % à Paris, à 190,2 euros. Le fabricant de composants passifs Epcos a regagné 4,6 % à 130 euros, affichant ainsi la plus forte hausse des valeurs du Dax à Francfort. Son ancienne maison mère Siemens a réalisé la deuxième plus forte hausse avec un gain de 3,14 % à 145,95 euros. Aux opérateurs de télécommunications, France Télécom s’est apprécié de 7,44 % à 167,6 euros, tandis qu’à Londres, le géant du cellulaire Vodafone Airtouch a fini en hausse de 6,82 % à 305 pence. En revanche, son concurrent British Telecommunications a perdu 1,3 %. Tokyo : léger repli L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé en léger repli de 0,2 % mardi, à la suite de ventes liées à la recomposition de l’indice de référence et de prises de bénéfices des fonds américains, ont indiqué les opérateurs. Le Nikkei 225 a cédé 39,12 points pour clôturer à 18 969,52, après avoir perdu lundi 1 426,04 points, à la suite de la chute des marchés américains la semaine dernière. Le Nikkei avait cependant enregistré hier à l’ouverture une hausse de 0,8 % mais la réorganisation de l’indice des valeurs vedettes, prévue lundi prochain, a provoqué des ajustements de portefeuilles qui ont pénalisé une partie des titres qui le composent actuellement. Après quatre séances dans le rouge, l’indice élargi Topix a pour sa part gagné 43,94 points (+2,8 %) à 1 596,40, entraîné par la reprise des valeurs des technologies de l’information, elles-mêmes poussées à la hausse par le rebond lundi du Nasdaq américain (+6,57 %), et malgré des accès persistants de prises de bénéfices, ont précisé les opérateurs. Le volume d’échanges a atteint 749,2 millions de titres contre 875,1 millions lundi. «Le Nikkei a repris plus de 300 points en début de matinée, animé par les gains de la Bourse de New York», a commenté Kazuhiro Nomura de chez Paribas Capital Markets. «Mais les pressions à la vente se sont développées sur les valeurs qui seront retirées de l’indice Nikkei 225», a-t-il ajouté. Le groupe de presse Nihon Keizai Shimbun (Nikkei), qui gère l’indice des valeurs vedettes japonaises, a annoncé dimanche qu’il allait remplacer 30 sociétés dans cet indice le 24 avril. Cette recomposition, la première en près de neuf ans, est destinée à mieux refléter les orientations du marché, conduit par les valeurs des technologies de l’information a indiqué Nikkei.
La demande du dollar a continué de l’emporter très sensiblement, encore hier, sur l’offre en cette monnaie sur le marché des changes de Beyrouth dont la tendance est restée gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la rareté de l’offre privée, le billet vert devait être pratiquement négocié sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Il est demeuré, en effet, confiné toute la journée entre 1 513,75 et 1 514,25 LL avec un point...