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Actualités - Chronologie

Le Fonds pressé de s'adapter et d'être plus transparent

Les ministres représentant tous les membres du FMI ont pressé l’institution monétaire de «s’adapter aux rapides changements de l’économie mondiale» en reconnaissant l’existence «d’un débat public grandissant» sur l’évolution du système financier international. «Ce débat reflète les craintes que les bénéfices de l’économie mondiale (...) ne profitent pas à tout le monde, particulièrement aux pays en développement», reconnaît dans un communiqué le Comité financier et monétaire international (CFMI), qui réunit 24 ministres des Finances représentant tous les Etats membres du Fonds. Comme l’avait fait le G7-Finances samedi dernier, le CFMI s’est félicité de la reprise de l’économie mondiale, notamment celle des pays asiatiques touchés par la crise financière en 1997-1998. La réunion de l’instance politique du FMI s’est tenue dimanche alors que des milliers de manifestants protestaient à Washington contre la mondialisation et ont empêché plusieurs ministres d’assister entièrement à la réunion. «Les manifestations n’ont pas perturbé notre agenda», a pour sa part affirmé Gordon Brown, le chancelier de l’Échiquier britannique qui préside le CFMI. Les ministres ont demandé au FMI de «travailler à une mise en œuvre rapide et efficace» de l’allègement de la dette des pays les plus pauvres. Ils ont souhaité qu’une décision soit prise sur «un nombre maximum de pays d’ici à la fin de l’année», a rapporté Gordon Brown. Il a indiqué que tous les pays du G7 s’étaient engagés à une annulation «de 100 %» de leurs créances envers ces pays très lourdement endettés et que d’autres suivraient. Stanley Fischer, directeur général du FMI par intérim, a noté que pour sa part le FMI attendait l’autorisation du Congrès américain pour vendre (dans une transaction hors marché) encore 5 millions d’onces d’or afin de financer sa part dans la réduction de la dette. Le CFMI a entériné une simplification de l’éventail d’outils de prêts du FMI (quatre types de crédits ont été supprimés) et adopté le principe d’une révision de la Ligne de crédit d’urgence pour qu’elle soit plus facilement utilisée tandis que l’usage répété de crédits à plus long terme sera rendu plus difficile. Les crédits du Fonds aux pays pauvres n’ont pas été mis en cause, alors que le Congrès américain, à travers la commission Meltzer, arguait qu’ils ne relevaient pas de la mission de l’institution monétaire. Le FMI va en outre adopter une série de règles pour rendre l’usage de ses fonds plus sûr, en demandant aux banques centrales des pays bénéficiaires d’effectuer des audits régulièrement, afin d’éviter les dérapages qu’il y a eu en Russie et en Ukraine. L’institution doit poursuivre ses efforts de transparence, a insisté le CFMI, l’invitant à publier largement ses examens des économies des pays, ainsi que l’état trimestriel de ses comptes et le plan de travail du conseil d’administration.
Les ministres représentant tous les membres du FMI ont pressé l’institution monétaire de «s’adapter aux rapides changements de l’économie mondiale» en reconnaissant l’existence «d’un débat public grandissant» sur l’évolution du système financier international. «Ce débat reflète les craintes que les bénéfices de l’économie mondiale (...) ne profitent pas à tout le monde, particulièrement aux pays en développement», reconnaît dans un communiqué le Comité financier et monétaire international (CFMI), qui réunit 24 ministres des Finances représentant tous les Etats membres du Fonds. Comme l’avait fait le G7-Finances samedi dernier, le CFMI s’est félicité de la reprise de l’économie mondiale, notamment celle des pays asiatiques touchés par la crise financière en 1997-1998. La réunion de...