Manifestations antimondialisation plus modestes mais pas sans incidents(photo)
le 18 avril 2000 à 00h00
Les contestataires antimondialisation, qui avaient perturbé les réunions du FMI et de la Banque mondiale dimanche, étaient nettement moins nombreux hier, mais les manifestations ont néanmoins donné lieu à plusieurs affrontements avec les forces de sécurité. Un peu plus d’un millier de manifestants étaient regroupés sous une pluie battante en milieu de journée aux abords des sièges des deux institutions internationales, protégées par un important dispositif de sécurité. La veille, la police les avait chiffrés à plus de 6 000. Ils faisaient face à un épais cordon de policiers et de membres de la garde nationale, un corps de réserve de l’armée déployé hier par précaution à la demande du maire de la ville, Anthony Williams, selon un porte-parole de la police. Elle a refusé d’en préciser le nombre. La police a tiré des fumigènes très irritants pour les yeux pour tenter de disperser la foule. Une fois la tension retombée, le chef de la police, Charles Ramsey, est venu, comme il l’a fait à plusieurs reprises ces trois derniers jours, discuter avec les manifestants pour parvenir à un accord. Aux termes de cet arrangement un certain nombre de contestataires ont été autorisés à pénétrer le cordon de sécurité de manière à pouvoir s’asseoir près des bâtiments du FMI et de la BM et être arrêtés sans violence. Ces manifestants s’étaient rassemblés le matin dans le cadre d’une manifestation autorisée. Un porte-parole de la police de Washington, Rai Howell, n’a pas été en mesure de donner une estimation du nombre total de contestataires, observant seulement «qu’ils semblent moins nombreux que dimanche». La veille, M. Ramsey les avait estimés à plus de 6 000. Plusieurs affrontements avaient déjà eu lieu plus tôt hier matin quand des petits groupes de manifestants ont essayé d’empêcher des véhicules transportant des officiels de la Banque mondiale et du FMI de pénétrer dans la zone de sécurité entourant les sièges des deux institutions. Les forces de sécurité ont tiré des fumigènes et des substances irritantes pour disperser les contestataires. Lors d’une autre confrontation, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour chasser un manifestant qui s’était allongé devant une voiture de police. Il y a eu plusieurs arrestations hier, selon un porte-parole de la police qui n’était pas en mesure d’en préciser le nombre. Selon plusieurs chaînes de télévision, au moins 600 personnes auraient été arrêtées hier portant à environ 1310 les interpellations depuis samedi. La veille, la police avait avancé le nombre de 700, précisant que la plus grande partie des personnes interpellées étaient rapidement relâchées dans la mesure où les délits reprochés sont mineurs.
Les contestataires antimondialisation, qui avaient perturbé les réunions du FMI et de la Banque mondiale dimanche, étaient nettement moins nombreux hier, mais les manifestations ont néanmoins donné lieu à plusieurs affrontements avec les forces de sécurité. Un peu plus d’un millier de manifestants étaient regroupés sous une pluie battante en milieu de journée aux abords des sièges des deux institutions internationales, protégées par un important dispositif de sécurité. La veille, la police les avait chiffrés à plus de 6 000. Ils faisaient face à un épais cordon de policiers et de membres de la garde nationale, un corps de réserve de l’armée déployé hier par précaution à la demande du maire de la ville, Anthony Williams, selon un porte-parole de la police. Elle a refusé d’en préciser le nombre. La police...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.