Le président chinois Jiang Zemin s’est rendu hier aux lieux saints musulmans, juifs et chrétiens dans la vieille ville de Jérusalem, au cinquième jour de sa visite, la première du genre. Le président chinois s’est rendu au Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam, sur l’Esplanade des mosquées, au Mur des Lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme, et au Saint-Sépulcre, un des sites les plus vénérés du christianisme. M. Jiang portait un costume sombre, une casquette de base-ball blanche et des lunettes de soleil. Il était accompagné sur ces trois sites de gardes du corps israéliens et chinois. Il a été accueilli sur l’Esplanade des mosquées par le responsable palestinien en charge du dossier de Jérusalem Fayçal Husseini, ainsi que des représentants de l’administration des Wakfs (biens religieux musulmans). «Le président (chinois) est un homme politique et sa visite a donc une signification politique, ainsi que sociale, les relations entre les Chinois et les Palestiniens sont très bonnes», a déclaré M. Husseini aux journalistes. Le mufti de Jérusalem, principal responsable musulman palestinien, Ekrima Sabri, n’était pas présent. Selon des dirigeants palestiniens, le mufti a décidé de boycotter cette visite parce que le président chinois n’est pas un dignitaire religieux. Les visites sur les lieux saints de Jérusalem, situés dans la partie orientale de la ville, sont particulièrement sensibles, car Israël considère la Ville sainte, y compris Jérusalem-Est, conquise en 1967, comme sa capitale «réunifiée et éternelle», une décision contestée par la communauté internationale. En outre, les Palestiniens veulent faire du secteur oriental la capitale de leur futur État, que le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a déclaré son intention de proclamer le 13 septembre, même sans accord de paix avec l’État hébreu. M. Jiang s’est ensuite rendu au Mur des Lamentations, où il a été accueilli par le directeur du bureau des Lieux saints au ministère israélien des Affaires religieuses Oded Vinter. Le président chinois, chef d’un État officiellement laïc et athée, n’a pas glissé de papier contenant une prière dans un interstice du Mur, une coutume juive à laquelle se plient de nombreux responsables étrangers en déplacement à Jérusalem. À l’église du Saint-Sépulcre, c’est le «numéro 2» de l’Église grecque-orthodoxe, le père Timothée, qui l’a reçu officiellement, en compagnie de l’ambassadeur d’Israël en Chine Ora Namir. Le père Timothée a indiqué avoir évoqué avec M. Jiang l’importance de la paix dans le monde et du rôle des dirigeants de la planète dans sa recherche. «J’ai également demandé au président chinois d’aider les chrétiens dans le monde à exercer leur droit à la liberté de culte», a souligné le père Timothée. M. Namir a estimé que cette visite aux lieux saints marquait la «complexité» de la question de Jérusalem. M. Jiang devait ensuite rencontrer à Tel-Aviv l’ancien Premier ministre et actuel ministre de la Coopération régionale Shimon Peres, ainsi que le président du Conseil pour le développement des relations israélo-chinoises Irwin Eisenberg. Mais la coopération militaire israélo-chinoise a monopolisé l’attention sur la visite, M. Barak laissant entendre le 13 avril que son gouvernement procéderait comme prévu à la vente à Pékin d’un avion-radar de type Awacs, malgré le silence absolu observé par M. Jiang sur ce contrat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président chinois Jiang Zemin s’est rendu hier aux lieux saints musulmans, juifs et chrétiens dans la vieille ville de Jérusalem, au cinquième jour de sa visite, la première du genre. Le président chinois s’est rendu au Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam, sur l’Esplanade des mosquées, au Mur des Lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme, et au Saint-Sépulcre, un des sites les plus vénérés du christianisme. M. Jiang portait un costume sombre, une casquette de base-ball blanche et des lunettes de soleil. Il était accompagné sur ces trois sites de gardes du corps israéliens et chinois. Il a été accueilli sur l’Esplanade des mosquées par le responsable palestinien en charge du dossier de Jérusalem Fayçal Husseini, ainsi que des représentants de l’administration des Wakfs (biens religieux...