Malgré un affaiblissement enregistré depuis un an, la violence des groupes armés islamistes, cherchant à imposer une république islamique, persiste en Algérie. Depuis la fin de l’application de la loi sur la concorde civile le 13 janvier dernier, ces groupes ont assassiné plus de 500 civils et militaires, selon des bilans établis par la presse. Au cours de la même période, les forces de sécurité ont tué plus d’une centaine d’islamistes armés, selon les mêmes sources. Les attentats et tueries sont attribués au Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri et au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Hassan Hattab, qui rejettent la politique de réconciliation nationale du président Bouteflika. Lors d’un bilan récent sur le «coût du terrorisme» en Algérie depuis 1992, le président Abdelaziz Bouteflika avait indiqué que plus de 100 000 personnes avaient été tuées par des groupes armés. Il avait précisé que ces violences avaient également engendré un million de victimes et que les dégâts s’élevaient à 20 milliards de dollars, presque l’équivalent de deux années de production pétrolière et gazière du pays. Un général à la retraite Mohamed Attaïlia, proche du président Bouteflika, déclarait, la semaine dernière, que le nombre de victimes pourrait être nettement supérieur. Depuis quelques mois, les grandes villes ne connaissent pratiquement plus d’attentats ou de tueries. Les groupes armés préfèrent opérer dans les campagnes ou dresser des faux barrages sur les routes dans des secteurs difficiles d’accès où ils peuvent se replier à l’abri des ratissages. Ces violences ont également provoqué depuis 1992 le déplacement de 600 000 personnes pour une population de 30 millions d’habitants, selon une source officielle.
Malgré un affaiblissement enregistré depuis un an, la violence des groupes armés islamistes, cherchant à imposer une république islamique, persiste en Algérie. Depuis la fin de l’application de la loi sur la concorde civile le 13 janvier dernier, ces groupes ont assassiné plus de 500 civils et militaires, selon des bilans établis par la presse. Au cours de la même période, les forces de sécurité ont tué plus d’une centaine d’islamistes armés, selon les mêmes sources. Les attentats et tueries sont attribués au Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri et au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Hassan Hattab, qui rejettent la politique de réconciliation nationale du président Bouteflika. Lors d’un bilan récent sur le «coût du terrorisme» en Algérie depuis 1992, le président...
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