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Actualités - Chronologie

La Fondation des droits de l'homme harcelée par la justice

La Fondation turque des droits de l’homme a dénoncé hier un harcèlement de la justice à son égard, alors que plusieurs procès contre des médecins membres ou sympathisants de la Fondation sont en cours à Izmir (sud). «Toutes ces poursuites visent à couper les contacts qui existent entre la fondation et un certain nombre de médecins qui travaillent volontairement pour nous», a indiqué Yavuz Onen, président de la fondation. L’un de ces procès contre le Dr Veli Lok, membre du comité exécutif de la fondation, s’est ouvert hier à Izmir et a été ajourné au 13 juin. L’Association médicale internationale, qui avait envoyé un observateur au procès du Dr Veli Lok, s’est déclarée «inquiète des pressions dont sont l’objet des médecins qui enquêtent sur la torture, comme si leur action était dirigée contre le gouvernement», dans un communiqué publié à Londres. Le Dr Veli Lok est poursuivi pour sa participation à un article paru en octobre 1999 dans le quotidien Cumhuriyet, où il dénonçait le sort réservé à deux de ses collègues, les docteurs Kaya et Alp, poursuivis pour «violation de la loi sur les réunions publiques». Il risque de un à six mois de prison, de même que le porte-parole de la Plate-forme pour la démocratie d’Izmir, Bahri Akkan, qui avait également contribué à cet article. Gunseli Kaya, secrétaire de la section d’Izmir de la FTDH, et le Dr Alp Ayan, psychiatre et salarié de la FTDH, sont poursuivis pour «violation de la loi sur les réunions publiques». Ils avaient tenté d’assister aux obsèques d’un détenu tué lors de la répression d’une mutinerie à la prison Ulucanlar d’Ankara, en septembre 1999. Ils avaient alors été détenus durant trois jours. Ils risquent de un an et demi à trois ans de prison. La troisième audience de leur procès s’est également tenue mardi à Izmir. Le cas du Dr Zeki Uzun, gynécologue au Centre de soins et de réhabilitation d’Izmir, plusieurs fois visé par les autorités parce qu’il accueille des patients d’origine kurde déplacés du sud-est, est emblématique de ces pressions, a estimé M. Onen. Le Dr Uzun est poursuivi pour «assistance à une organisation illégale» pour avoir traité en 1995 et 1996 deux patientes membres présumées du PKK. Il avait été arrêté dans son cabinet le 19 décembre et détenu durant une semaine en subissant des tortures physiques et psychologiques. Le Dr Uzun risque de quatre ans et demi à sept ans et demi d’emprisonnement. La deuxième audience de son procès était prévue mardi toujours à Izmir.
La Fondation turque des droits de l’homme a dénoncé hier un harcèlement de la justice à son égard, alors que plusieurs procès contre des médecins membres ou sympathisants de la Fondation sont en cours à Izmir (sud). «Toutes ces poursuites visent à couper les contacts qui existent entre la fondation et un certain nombre de médecins qui travaillent volontairement pour nous», a indiqué Yavuz Onen, président de la fondation. L’un de ces procès contre le Dr Veli Lok, membre du comité exécutif de la fondation, s’est ouvert hier à Izmir et a été ajourné au 13 juin. L’Association médicale internationale, qui avait envoyé un observateur au procès du Dr Veli Lok, s’est déclarée «inquiète des pressions dont sont l’objet des médecins qui enquêtent sur la torture, comme si leur action était dirigée contre...