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Actualités - Chronologie

On ne voit que ce qui attire l'attention

Dans un article paru dans la revue britannique Nature, l’équipe du Pr John O’Reagan du Laboratoire de psychologie expérimentale (Université René Descartes, Paris) décrit comment d’importantes modifications d’un panorama peuvent passer inaperçues des spectateurs, l’homme ne voyant finalement que ce qui attire son attention. Un bref changement dans le champ visuel, tels un flash de lumière ou une projection de liquide sur le pare-brise, et le cerveau s’avère incapable de percevoir des modifications survenues dans le champ visuel. Une expérience a démontré que quelques carrés clignotant sur une image empêchent les spectateurs d’un film de s’apercevoir que le minaret de la mosquée avait subitement disparu ou bien qu’un édifice en premier plan avait été subrepticement déplacé... Un phénomène qui n’est pas sans incidence pour les conducteurs de voitures, les pilotes d’avions et d’hélicoptères. Également intéressant pour les neurobiologistes de la robotique qui travaillent sur la vision artificielle. Selon le Pr O’Reagan, le cerveau humain ne crée pas une représentation complète du monde extérieur perçu dans le champ visuel. Il le fait de façon très partielle et, de surcroît, pour ce qui attire uniquement l’attention de chaque sujet. «Pour la vision artificielle des robots, on commence à se rendre compte qu’il n’est pas nécessaire de recréer une sorte de maquette en trois dimensions du monde extérieur, mais que des calculs simplifiés sont suffisants», précise le Pr O’Reagan. De fait, le cerveau n’emmagasine pas toutes les informations visuelles qu’un seul coup d’œil lui permettrait de récupérer. Pour le cerveau, le monde extérieur ne serait donc qu’une banque de données, une mémoire immédiatement disponible, qui lui évite de s’encombrer inutilement. Ce que le scientifique résume par le slogan «World as an outside memory» («le monde comme mémoire extérieure»), comme c’est le cas pour certains ordinateurs.
Dans un article paru dans la revue britannique Nature, l’équipe du Pr John O’Reagan du Laboratoire de psychologie expérimentale (Université René Descartes, Paris) décrit comment d’importantes modifications d’un panorama peuvent passer inaperçues des spectateurs, l’homme ne voyant finalement que ce qui attire son attention. Un bref changement dans le champ visuel, tels un flash de lumière ou une projection de liquide sur le pare-brise, et le cerveau s’avère incapable de percevoir des modifications survenues dans le champ visuel. Une expérience a démontré que quelques carrés clignotant sur une image empêchent les spectateurs d’un film de s’apercevoir que le minaret de la mosquée avait subitement disparu ou bien qu’un édifice en premier plan avait été subrepticement déplacé... Un phénomène qui n’est...