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Actualités - Chronologie

Les prisonniers libérés par l'Iran accueillis en héros

L’Iran a libéré près de 500 prisonniers de guerre irakiens qui ont été accueillis en héros à leur retour au pays. Beaucoup ont fondu en pleurs et se sont agenouillés pour embrasser le sol irakien, aussitôt après avoir franchi la grande grille du poste-frontière d’al-Mounziriya, à 193 km au nord-est de Bagdad. Le défilé des prisonniers libérés s’est poursuivi pendant plus d’une heure, salué par une fanfare et les cris de joie des parents rassemblés par milliers, qui scandaient «Allah est grand». Les familles brandissaient les drapeaux irakiens, les portraits du président Saddam Hussein et aussi des photos agrandies des prisonniers, craignant de ne pas pouvoir les reconnaître après tant d’années. Le caporal Sattar Kazem, 56 ans, a reconnu sa femme, mais c’était la première fois qu’il voyait sa fille Kawthar, née quelques mois après son départ pour le front, il y a 14 ans. «C’est moi, papa, je suis revenu», lui a-t-il dit, le visage couvert de larmes, alors que la femme et la jeune fille sanglotaient dans ses bras. Mais pour beaucoup de parents, la joie a fait place à la déception en n’obtenant pas de nouvelles de leurs enfants portés disparus. Salima Abdallah est de ceux-là. Cette femme sexagénaire montrait systématiquement aux prisonniers libérés la photo de son fils qui n’a plus donné signe de vie depuis 1982 et qui ne figure pas sur la liste des prisonniers reconnus par l’Iran. «Il a trois enfants, une de ses filles est morte à cause du manque de médicaments provoqué par l’embargo», a-t-elle affirmé, évoquant les sanctions internationales imposées depuis près de dix ans à l’Irak. Les autorités irakiennes ont annoncé qu’elles allaient verser à chaque prisonnier libéré 300 000 dinars (150 dollars), «don du président Saddam Hussein», pour les aider à redémarrer leurs vies.
L’Iran a libéré près de 500 prisonniers de guerre irakiens qui ont été accueillis en héros à leur retour au pays. Beaucoup ont fondu en pleurs et se sont agenouillés pour embrasser le sol irakien, aussitôt après avoir franchi la grande grille du poste-frontière d’al-Mounziriya, à 193 km au nord-est de Bagdad. Le défilé des prisonniers libérés s’est poursuivi pendant plus d’une heure, salué par une fanfare et les cris de joie des parents rassemblés par milliers, qui scandaient «Allah est grand». Les familles brandissaient les drapeaux irakiens, les portraits du président Saddam Hussein et aussi des photos agrandies des prisonniers, craignant de ne pas pouvoir les reconnaître après tant d’années. Le caporal Sattar Kazem, 56 ans, a reconnu sa femme, mais c’était la première fois qu’il voyait sa fille...