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Actualités - Reportages

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : légère appréciation du dollar

La semaine qui vient de s’achever sur le marché des changes de Beyrouth a été marquée, comme celle qui l’avait précédée, par une contraction de l’offre du dollar sur fond d’incertitudes liées aux conjectures auxquelles a donné lieu le plan de retrait des troupes israéliennes de la zone occupée du Liban-Sud. Dans ce contexte, et en raison de la persistance d’une certaine demande commerciale en devises pour le financement des besoins commerciaux du pays, le billet vert continuait à être négocié à des cours relativement en hausse quoique dans des volumes d’affaires assez minces. Toutefois, les fluctuations des cours sont restées sages, cela d’autant que la Banque du Liban (BDL) s’est déclarée toujours prête à acheter le dollar à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, limitant ainsi les marges de cotation de cette monnaie tout en la faisant clôturer régulièrement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, de lundi à vendredi, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert jusqu’à la fin de cette semaine entre 1 508,50 et 1 509,50 LL contre 1 505,00 et 1 506,00 LL à la fin de la semaine dernière, en hausse de 0,23 %, soit le taux de dépréciation de la livre libanaise pendant la même période. Ce mouvement ne s’est guère accompagné d’activité en raison de la réticence de l’offre et du manque d’ampleur de la demande commerciale. Ainsi, le volume d’affaires sur toute cette semaine, qui a été écourtée d’une journée pour le chômage officiel du Nouvel An de l’Hégire, n’aurait pas dépassé quelque 25 millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. L’euro a subi les tribulations des marchés boursiers À l’étranger, la monnaie unique européenne a évolué au gré des aléas des marchés boursiers américains cette semaine, profitant de la dégringolade du Nasdaq pour se reprendre face au dollar, avant de se replier en fin de semaine avec la reprise des marchés boursiers aux États-Unis et de nouveaux signes de forte croissance de l’économie américaine. L’euro avait démarré la semaine plus en forme, profitant de l’intervention de la Banque du Japon sur les marchés lundi pour repousser la devise nippone au-dessus de la barre des 100 yens face à la monnaie européenne. Il avait bénéficié également de la chute brutale du Nasdaq pour se renforcer contre le billet vert, se hissant brièvement au-dessus du seuil de 0,97 dollar avant de se replier en dessous de 0,96 dollar ensuite. La Banque du Japon était intervenue à deux reprises lundi, pour calmer les ardeurs des cambistes après la publication du rapport Tankan soulignant une nette amélioration des perspectives de l’économie nippone. L’euro avait donc bénéficié des interventions de la Banque du Japon lundi, pour s’écarter du seuil de 100 yens franchi vendredi dernier pour la première fois de son histoire. Il avait engrangé ses gains contre le dollar mardi, à la faveur du coup de grisou qui frappait les marchés boursiers américains quand l’indice Nasdaq perdait jusqu’à 14 %. Malheureusement pour l’euro, les cambistes ont rapidement tourné leur attention vers le dollar dès la reprise des marchés boursiers américains, alors que la hausse des créations d’emplois aux États-Unis et un taux de chômage stabilisé à 4,1 % en mars relançaient les spéculations sur un nouveau tour de vis monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Dans ce contexte, le marché était une nouvelle fois indifférent aux bonnes performances de l’économie européenne soulignée par la forte hausse de la production industrielle en Allemagne et la hausse de l’indice de confiance économique le mois dernier dans la zone euro. De son côté, le yen était un peu plus calme. Il n’était pas touché par la démission du gouvernement (reconduit par la suite) après que le Premier ministre Keizo Obuchi fut tombé dans le coma dimanche dernier. En revanche, les cambistes hésitaient à pousser la devise nippone à la hausse, craignant de déclencher une nouvelle intervention de la Banque du Japon. À cet égard, ils étaient hier très attentifs aux mises en garde lancées par le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, menaçant d’intervenir pour freiner toute nouvelle ascension du yen. «Il n’y a aucun changement dans notre position. Tokyo agira si le yen se met à progresser rapidement», a-t-il dit. Pour ce qui est du sterling, il s’est un peu ressenti du maintien par la Banque d’Angleterre jeudi, de son taux directeur à 6 %, pour le second mois consécutif, marquant ainsi une pause dans le cycle de resserrement de sa politique monétaire depuis septembre. Cela d’autant que la plupart des opérateurs s’attendaient à une nouvelle hausse du loyer de l’argent au Royaume-Uni. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar a achevé la semaine, hier, sur un ton mitigé en comparaison avec la semaine dernière, comme suit : – 0,9550 pour un euro contre 0,9555, vendredi dernier, à New York – 1,5805 pour un sterling contre 1,5925 – 2,0485 DM contre 2,0470 – 6,8695 FF contre 6,8650 – 1,6450 FS contre 1,6640 – 2 028,05 lires contre 2 026,45 – 105,45 yens contre 102,70. Les Bourses étrangères ont tenté de reprendre le cap après la bourrasque de la semaine dernière Sur les places boursières internationales, Wall Street a cherché pendant la deuxième moitié de cette semaine à reprendre le cap après la bourrasque subie de lundi à mercredi. Ainsi d’une chute historique jamais connue dans les annales boursières, un redressement spectaculaire s’est produit ensuite aussi bien sur le Nasdaq que sur le Dow Jones des industrielles (DJIA). Le premier indice concentre les valeurs technologiques et de l’Internet et le second les valeurs plus traditionnelles de l’industrie, de la consommation de la pharmacie et des finances. La Bourse américaine a reçu un soutien bienvenu de l’une de ses oracles, Abby Joseph Cohen, l’analyste boursière vedette de la banque d’affaires Goldman Sachs. Ouvrant une conférence sur la «nouvelle économie» convoquée par le président Clinton, elle a affirmé qu’elle restait optimiste sur les perspectives de la Bourse américaine. En effet, la cote new-yorkaise ne tardait pas à remonter la pente, malgré plusieurs voix mettant en garde contre les risques de «bulle» financière, dont le vice-président de la Fed, Roger Ferguson. La plus grande surprise a été à cet égard les 416 000 créations d’emplois dépassant toute attente le mois dernier, témoignant que l’économie américaine va trop vite pour la Fed. Ce chiffre pourrait inciter le comité de politique monétaire à relever encore les taux d’intérêt américains le mois prochain pour éviter une surchauffe. Compte tenu de toutes ces considérations, les valeurs du Nasdaq devaient être bien entourées ainsi que celles du Dow Jones qui est remonté de 10 921,92 points vendredi dernier, à 11 120,17 points hier en préclôture, marquant une hausse de 1,82 % d’une huitaine à l’autre. Ailleurs, en Europe, les valeurs de la haute technologie, des médias et des télécoms ont définitivement retrouvé la faveur de la communauté financière, terminant une semaine éprouvante sur une note généralement positive. C’est ainsi que l’indice Footsie de la Bourse de Londres a réussi à finir la semaine en hausse grâce à la forte reprise de valeurs technologiques au cours des deux dernières séances alors que le marché avait auparavant essuyé la plus grave panne informatique de son histoire. Il a terminé hier à 6 569,90 points en hausse de 1 % par rapport à la fin de la semaine dernière. De son côté, la Bourse de Paris a connu de violents coups de balancier sur les marchés de la «nouvelle économie» qui ont failli la déstabiliser avant de réussir à maintenir le cap en fin de semaine. L’indice CAC 40 est parvenu donc à achever la semaine sur une hausse de 0,35 % à 6 308,04 points. Quant à la Bourse de Francfort, elle a dû céder du terrain cette semaine, qui a été marquée par une évolution en dents de scie au lendemain de la rupture entre la Deutsche Bank et la Dresdner Bank qui devaient former le plus grand groupe bancaire mondial, et d’un début de redressement des technologiques allemandes. En effet, l’indice DAX des trente valeurs vedettes a clôturé en baisse de 1,02 % à 7522,20 points sur la semaine dernière. Enfin, la Bourse de Tokyo a terminé la semaine en légère hausse de 0,4 % à 20 252,81 points, tirée à la baisse par le Nasdaq américain et à la hausse par les perspectives de reprise de l’économie nippone telles que soulignées par le Tankan ainsi que par les interventions de la Banque du Japon pour juguler l’ascension du yen qui pénalise les sociétés exportatrices japonaises.
La semaine qui vient de s’achever sur le marché des changes de Beyrouth a été marquée, comme celle qui l’avait précédée, par une contraction de l’offre du dollar sur fond d’incertitudes liées aux conjectures auxquelles a donné lieu le plan de retrait des troupes israéliennes de la zone occupée du Liban-Sud. Dans ce contexte, et en raison de la persistance d’une certaine demande commerciale en devises pour le financement des besoins commerciaux du pays, le billet vert continuait à être négocié à des cours relativement en hausse quoique dans des volumes d’affaires assez minces. Toutefois, les fluctuations des cours sont restées sages, cela d’autant que la Banque du Liban (BDL) s’est déclarée toujours prête à acheter le dollar à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, limitant ainsi les marges de...