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Actualités - Chronologie

La marine iranienne arraisonne un pétrolier dans le Golfe

L’Iran a annoncé hier l’arraisonnement dans le Golfe d’un pétrolier irakien pour la première fois en dix ans d’embargo contre l’Irak, affirmant qu’il se conformait ainsi aux résolutions de l’Onu. «C’est un signe du respect par l’Iran des résolutions de l’Onu», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid-Reza Assefi. «C’est notre politique d’interdire et d’empêcher toute contrebande». Les États-Unis ont souvent accusé l’Iran de «fermer les yeux» sur les mouvements de pétroliers irakiens transportant, selon eux, du pétrole en violation de l’embargo imposé par l’Onu à l’Irak depuis l’invasion irakienne du Koweït en août 1990. Il s’agit du premier acte du genre annoncé par l’Iran. Ce pays, même s’il critique les sanctions internationales imposées à l’Irak, affirme qu’il est tenu de les appliquer. Le pétrolier irakien al-Masru, battant pavillon hondurien et chargé de 2 500 tonnes de pétrole, a été arraisonné samedi «dans les eaux du golfe Persique» par les gardiens de la révolution (Pasdaran), la garde prétorienne du régime, selon un responsable militaire iranien. Son capitaine Kassem Abdulkader et ses 18 membres d’équipage sont actuellement en état d’arrestation «dans les eaux iraniennes», a ajouté ce responsable, cité par l’agence officielle Irna. Le 15 février, le chef d’état-major interarmes américain, le général Henry Shelton, avait indiqué que l’Iran avait été «approché» au sujet du développement de la contrebande de pétrole irakien dans le Golfe. Le porte-parole du département d’État, James Rubin, avait alors précisé que l’Iran avait été contacté par l’intermédiaire du comité chargé de l’application des sanctions contre l’Irak qui dépend du Conseil de sécurité de l’Onu. Dans des déclarations publiées hier à Bagdad, le chef de la diplomatie irakienne Mohamed Saïd al-Sahhaf a mis en garde l’Iran contre un rapprochement avec les États-Unis. «Si l’Iran joue le jeu (américain), il subira d’énormes pertes et la région en pâtira», a indiqué M. Sahhaf ajoutant que «cela signifiera aussi que les Iraniens fourniront davantage de prétextes aux Américains arrogants pour poursuivre leur politique musclée contre les peuples de la région». L’arraisonnement du premier pétrolier irakien intervient après le récent allègement par les États-Unis des sanctions qu’ils imposent à l’Iran, dans le cadre de la dynamique que les deux pays tentent d’insuffler à leurs relations, rompues depuis avril 1980. Il survient aussi au moment où les relations entre l’Iran et l’Irak, évoluant en dents de scie douze ans après la fin de leur conflit armé (1980-88), traversent une phase tumultueuse. L’Iran dénonce la présence en Irak des Moudjahidine du peuple, opposition armée au régime islamique, qui mène des opérations militaires en Iran. Toutefois et au lendemain d’une très violente critique du président irakien Saddam Hussein accusant Téhéran de «torturer» les prisonniers de guerre irakiens, l’Iran a annoncé hier la libération «unilatérale» la semaine prochaine de quelque 2 000 prisonniers irakiens.
L’Iran a annoncé hier l’arraisonnement dans le Golfe d’un pétrolier irakien pour la première fois en dix ans d’embargo contre l’Irak, affirmant qu’il se conformait ainsi aux résolutions de l’Onu. «C’est un signe du respect par l’Iran des résolutions de l’Onu», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid-Reza Assefi. «C’est notre politique d’interdire et d’empêcher toute contrebande». Les États-Unis ont souvent accusé l’Iran de «fermer les yeux» sur les mouvements de pétroliers irakiens transportant, selon eux, du pétrole en violation de l’embargo imposé par l’Onu à l’Irak depuis l’invasion irakienne du Koweït en août 1990. Il s’agit du premier acte du genre annoncé par l’Iran. Ce pays, même s’il critique les sanctions internationales imposées...