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Actualités - Conferences De Presse

Les aveux d'Albright, matière à plainte contre les Etats-Unis

L’Iran a indiqué hier avoir envisagé une «action juridique» contre les États-Unis pour son soutien passé au régime du chah et à l’Irak pendant la guerre Iran-Irak, et jugé peu satisfaisants les «aveux» de la secrétaire d’État Madeleine Albright. Les «aveux de Mme Albright constituent une reconnaissance de responsabilité, et nous sommes en train d’examiner une action juridique» à ce sujet, car les États-Unis doivent «réparer ce qu’ils ont fait», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi lors d’une conférence de presse commune avec son homologue danois Niels Helveg Petersen. «Nous annoncerons notre décision en temps opportun», a ajouté le chef de la diplomatie iranienne. Madeleine Albright avait admis le 17 mars, en annonçant une levée partielle de l’embargo américain contre l’Iran, certains torts des États-Unis vis-à-vis de l’Iran dans le passé. Mme Albright avait évoqué le rôle des États-Unis lors du coup d’État en Iran en 1953 contre le gouvernement du Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh, le soutien «à courte vue» des États-Unis à Bagdad lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988) ainsi que le soutien de Washington au régime impérial du chah d’Iran. «Nous sommes favorables à tout changement d’attitude de la part des États-Unis. Mais, ce qui est important, c’est qu’ils changent de politique concrètement et non par des messages et des signaux contradictoires», a-t-il ajouté. Il a estimé qu’il y avait toutefois «un pas en avant vers un dialogue entre l’Iran et les États-Unis». «Comme nous l’avons toujours dit, la voie est ouverte pour les firmes américaines, mais c’est le gouvernement des États-Unis lui-même qui les empêche de tenir leur place dans l’économie iranienne», a-t-il poursuivi. S’il y a, dans l’attitude des dirigeants américains, «des points positifs qui reflètent les réalités en cours dans notre pays, il y a malheureusement des points négatifs et erronés au sujet de la situation intérieure», a ajouté M. Kharazi. Il a notamment critiqué le soutien de Mme Albright aux «réformateurs», qui viennent de remporter les législatives en Iran. «Chaque courant politique a ses propres vues, mais pour ce qui concerne les intérêts nationaux et les fondements du régime, il n’y a pas de désaccord, nous sommes tous unis», a déclaré M. Kharazi. Les États-Unis et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques il y a vingt ans presque jour pour jour, le 7 avril 1980.
L’Iran a indiqué hier avoir envisagé une «action juridique» contre les États-Unis pour son soutien passé au régime du chah et à l’Irak pendant la guerre Iran-Irak, et jugé peu satisfaisants les «aveux» de la secrétaire d’État Madeleine Albright. Les «aveux de Mme Albright constituent une reconnaissance de responsabilité, et nous sommes en train d’examiner une action juridique» à ce sujet, car les États-Unis doivent «réparer ce qu’ils ont fait», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi lors d’une conférence de presse commune avec son homologue danois Niels Helveg Petersen. «Nous annoncerons notre décision en temps opportun», a ajouté le chef de la diplomatie iranienne. Madeleine Albright avait admis le 17 mars, en annonçant une levée partielle de l’embargo américain...