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Actualités - Chronologie

Histoire de la mode Cent ans de défilés ... (photos)

En 1858, l’épouse du couturier Charles Frederic Worth, née Marie Vernet, présenta des tenues conçues et exécutées par son mari, considéré comme le fondateur de la maison Worth. Il est aussi le premier de cette dynastie qui couvre une centaine d’années et marque l’origine de la haute couture. Son épouse, fille d’un percepteur de province, non seulement inspirait de nouvelles créations à son époux mais elle les présentait aussi à ses clientes de marque afin qu’elles puissent choisir celles qui leur convenaient le mieux. Au n°7, rue de la Paix, où se trouvait l’appartement-atelier de ce créateur anglais, venu à Paris en 1846 et vite devenu le plus célèbre habilleur de son temps, se retrouvait l’élite de l’Europe. La princesse Metternich, l’impératrice Eugénie et d’autres altesses, célèbres par leur élégance, étaient des fidèles clientes de cet Anglais devenu le plus fanatique des Parisiens sur les pas de Marie Vernet Worth. Denise Poiret, épouse de Paul Poiret, le célèbre détracteur du corset, se mit elle aussi à défiler dans les créations de son époux. Mais le véritable essor de la profession ne débutera qu’aux années vingt, avec l’avènement de la photographie. C’est alors seulement que des photos de femmes apparaissent dans les pages des magazines. La première agence de mannequins sera ouverte en 1923, à New York, et le statut devient profession. Dans les années 50, chaque maison de couture possède sa cabine mais aussi ses «stars». Bettina, qui épousera Ali Khan, Capucine et quelques autres ouvrent, par leur célébrité, le chemin à bon nombre de jeunes beautés éblouies par le halo de cette nouvelle carrière. Les photographes se mettent aussi de la partie en choisissant leurs photo-modèles et leurs égéries. Mais la distinction entre stars du podium et beautés sur pellicule est très nette. Il s’agit de deux emplois totalement différents. En 1960, Twiggy, surnommée «la brindille», rafle pour quelque temps l’intérêt des journaux féminins, imposant une nouvelle image de la femme anguleuse, à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte, la femme et le garçon. À partir des années 80, les défilés de mode deviennent du grand spectacle et les mannequins des top model: Cindy, Naomi, Linda, Claudia sont des célébrités, fêtées comme des reines, mitraillées par les «flashes», aveuglées par les projecteurs et leur éphémère célébrité. Aujourd’hui, les vents se sont calmés. Quelques noms surnagent mais le délire s’est apaisé. Kate Moss ou Stella Tennant prêtent leurs images sans devenir d’obsédants objets de désir comme le furent celles qui les ont précédées sur les planches du podium... Les joujoux ont fait leur temps, place à des distractions plus neuves...
En 1858, l’épouse du couturier Charles Frederic Worth, née Marie Vernet, présenta des tenues conçues et exécutées par son mari, considéré comme le fondateur de la maison Worth. Il est aussi le premier de cette dynastie qui couvre une centaine d’années et marque l’origine de la haute couture. Son épouse, fille d’un percepteur de province, non seulement inspirait de nouvelles créations à son époux mais elle les présentait aussi à ses clientes de marque afin qu’elles puissent choisir celles qui leur convenaient le mieux. Au n°7, rue de la Paix, où se trouvait l’appartement-atelier de ce créateur anglais, venu à Paris en 1846 et vite devenu le plus célèbre habilleur de son temps, se retrouvait l’élite de l’Europe. La princesse Metternich, l’impératrice Eugénie et d’autres altesses, célèbres par...