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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché prudemment calme

Le dollar a étroitement fluctué dans les deux sens hier, à Beyrouth, aux alentours du taux indicatif qui lui a été fixé par la Banque du Liban (BDL) à 1 507,50 LL, et ce au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur un marché autrement calme et prudent. C’est ainsi que, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre dernier, le billet vert a dû achever la journée en moyenne à 1 507,50 LL, tout en se négociant effectivement dans les échanges interbancaires tantôt entre 1 505,00 et 1 507,00 LL et tantôt entre 1 507,50 et 1 508,50 LL avant de terminer entre 1 506,00 et 1 507,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires est demeuré très mince, ne dépassant pas au total quelque six millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un climat empreint d’expectative. Volatilité des marchés des changes À l’étranger, le dollar et l’euro ont profité, hier, de la prudence des marchés des changes internationaux face au yen pour reprendre de l’altitude face à la devise nippone, après la démission du gouvernement japonais suite à la perte de conscience du Premier ministre Keizo Obuchi. En effet, le dollar est repassé fermement au-dessus des 105,00 yens ainsi que l’euro à plus de 100,00 yens. Pourtant, le dollar devait présenter quelques signes de vulnérabilité sur le marché de New York à la suite de la nouvelle chute de la Bourse électronique Nasdaq et du revirement à la baisse de l’indice Dow Jones des industrielles, rendant les cambistes prudents dans leurs achats de billets verts. Cela d’autant qu’on apprenait plus tôt du Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine (le Leading indicator) aurait diminuait de 0,3 % en février contre une hausse de 0,2 % en janvier, excluant toute surchauffe économique ainsi que toute perspective de relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. De plus, la démission du gouvernement japonais n’était pas considérée pour autant comme un risque financier important dans l’immédiat, et le marché ne voyait donc pas de raison de vendre davantage du yen pour du dollar sous ce rapport, et ce malgré la prudence des opérateurs qui détestent généralement tout ce qui peut ressembler à de l’instabilité politique. Ailleurs, la livre sterling est restée pratiquement ferme face à l’ensemble des devises, les opérateurs tablant sur la poursuite à moyen terme du resserrement du crédit en Grande-Bretagne, à la veille de la réunion du comité monétaire de la Banque d’Angleterre. De ce fait, le sterling a peu réagi hier aux déclarations d’Eddie George, gouverneur de la Banque d’Angleterre, devant les Chambres de commerce britanniques, suggérant que son organisme ne pouvait pas faire grand-chose contre les difficultés causées par la force de la livre aux exportateurs britanniques. «La force de la livre dépend largement de la faiblesse de l’euro. Si la Banque centrale européenne n’y peut rien faire pour redresser sa monnaie, il y a peu de raisons que la Banque d’Angleterre puisse faire quelque chose», estimaient hier les milieux cambistes londoniens pour expliquer la fermeté du sterling. Cela étant, le dollar devait se négocier face aux autres grandes monnaies, hier, à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9620 pour un euro contre 0,9565, la veille – 1,5980 pour un sterling contre 1,5970 – 2,0330 DM contre 2,0450 – 6,8180 FF contre 6,8580 – 1,6350 FS contre 1,6525. – 2 012,75 lires contre 2 024,35 – 105,10 yens contre 104,75. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth et après un statu quo prolongé, le marché a légèrement bougé vers le haut hier, sous l’impulsion de la légère reprise des actions A de Solidere de 7 1/8 à 7 1/4 dollars, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est adjugé une hausse de 0,16 % à 70,61 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 160,78 points. Pourtant, ce mouvement de hausse s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec au total 18 667 actions négociées d’une valeur globale de 137 855 dollars. Wall Street : rechute du Nasdaq et le Dow Jones dans le rouge Sur les places boursières internationales, les valeurs technologiques et de l’Internet ont plongé de nouveau hier, à Wall Street, au lendemain de la chute de 7,6 % de l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq, la veille. Microsoft de son côté a continué de battre en retraite, les déboires judiciaires du premier fabricant mondial de logiciels informatiques ayant pesé non seulement sur ce titre mais sur l’ensemble de la Bourse électronique. Toutefois, le mouvement de rotation de capitaux investis en Bourse vers les valeurs dites «traditionnelles» et regroupées dans l’indice Dow Jones des industrielles (DJIA) n’a fonctionné hier que passagèrement. Celui-ci, qui comprend également Microsoft, ne tardait pas à tomber dans le rouge. Mais le recul de cet indice a été dilué dans la progression des titres financiers, industriels et de la grande consommation. Dans les salles de marché on estime que la tendance va rester déprimée avec Microsoft jusqu’à ce que les gens connaissent le résultat définitif de la procédure judiciaire entre cette société et les autorités antitrust aux États-Unis. À cet égard, Microsoft a été reconnu coupable par la justice américaine d’avoir violé la loi antitrust, en abusant de sa position dominante et en monopolisant le marchés des logiciels de navigation sur l’Internet. Le groupe de Bill Gates a immédiatement fait part de son intention de faire appel de cette décision annoncée la veille après la clôture des marchés boursiers américains. De plus, la multiplication des avertissements sur les valorisations trop élevées des valeurs de l’Internet continuait à déprimer des titres comme Yahoo, eBay, Amazon.com...., faisant retomber le Nasdaq au-dessous du seuil des 3 700 points. De leur côté, les valeurs traditionnelles des secteurs financier, chimique et de la pharmacie sont restées en vedette, faisant osciller le DJIA entre un plus haut à 11 418,24 points et un plus bas à 10 717,78 points, avant d’afficher en préclôture 11 026,64 points, en baisse de 195,29 points sur la veille. Bourses européennes : bonne tenue de l’économie traditionnelle Les marchés boursiers européens se sont repris mardi pour la plupart, les investisseurs redécouvrant les vertus de «l’ancienne économie», tout en se défaisant de valeurs des médias, des télécommunications et de la technologie. Toutefois, ils n’ont pas pu maintenir l’intégralité de leurs gains jusqu’à la clôture et les Bourses de Londres et de Madrid ont même basculé dans le rouge. L’indice européen multipays Eurotop 300 a terminé sur une hausse de 10,39 points, soit 0,65 %, à 1 619,84, tandis que l’Euro Stoxx, cantonné aux valeurs vedettes de la zone euro, a gagné 58,34 points, soit 1,14 %, à 5 176,71. C’est la Bourse de Bruxelles qui a enregistré la plus forte hausse, de 2,69 %, suivie par Paris (+1,50 %), Francfort (+1,26 %), Milan (+1,12 %), Zurich (+1,11 %) et Amsterdam (+0,76 %). Faisant exception à la tendance générale, la Bourse de Londres a terminé en baisse de 0,54 % et Madrid a perdu 0,87 %. La bonne orientation des places européennes a été favorisée par les gains enregistrés en ouverture à New York où les indices Dow Jones des vedettes industrielles et le Nasdaq de la nouvelle économie avaient ouvert en hausse, au lendemain d’une chute de 7,64 % subie par le Nasdaq dans la perspective du jugement antitrust rendu à l’encontre de Microsoft Corp. Ces deux indices ont toutefois rebasculé dans le rouge dans le courant de la matinée à New York, modérément pour le Dow mais beaucoup plus nettement pour le Nasdaq, qui a rechuté de plus de 7 % après la fermeture des marchés en Europe. Sur les places européennes, les hausses ont été largement réparties, bénéficiant plus particulièrement aux valeurs de l’assurance, de la distribution, des banques, de l’alimentation et des boissons, des productions de base, de la chimie et de la santé. «La tendance de ces tout derniers jours continue, avec la baisse des valeurs de la “nouvelle économie”, tandis que celles de l’économie traditionnelle progressent», a constaté l’analyste Hendrick Garz, de WestLB Panmure à Francfort. «Nous pensons qu’il reste un potentiel de correction dans ces secteurs». Tokyo : clôture en baisse après le plongeon du Nasdaq La Bourse de Tokyo a clôturé mardi en baisse de 0,6 %, les investisseurs étant peu enclins à acheter après le plongeon record enregistré lundi par le Nasdaq à New York. L’incapacité du Premier ministre japonais, Keizo Obuchi, dans le coma après une embolie pulmonaire, n’a que peu influencé le marché, ont estimé les analystes. L’indice de référence Nikkei 225 a perdu 132,06 points à 20 594,93 points à la clôture. L’indice élargi Topix a reculé de 18,16 points à 1 714,29 points. Le volume d’échanges a atteint environ 734 millions de titres, contre 696,8 millions la veille. «La chute des titres de la haute technologie a entraîné le marché vers le bas», a souligné Kazunori Jinnai, analyste chez Daiwa SB Capital Markets. «Les investisseurs ont effectué des prises de bénéfices sur les technologiques dans le sillage de la chute du Nasdaq», a-t-il ajouté. Lundi à New York, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a chuté de 7,63 % pour terminer la séance à 4 223,68 points. L’annonce de la future démission du gouvernement japonais, provoquée par l’état de santé de M. Obuchi, est intervenue après la clôture de la Bourse de Tokyo mais les investisseurs ne s’attendent guère à des changements majeurs dans la politique économique qui sera menée par le nouveau Premier ministre nippon. «En tant qu’individu, Obuchi est dans un état de santé terrible. Mais du point de vue de la gestion des affaires nationales, sa maladie n’aura pas d’impact important», a commenté Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities.
Le dollar a étroitement fluctué dans les deux sens hier, à Beyrouth, aux alentours du taux indicatif qui lui a été fixé par la Banque du Liban (BDL) à 1 507,50 LL, et ce au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur un marché autrement calme et prudent. C’est ainsi que, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre dernier, le billet vert a dû achever la journée en moyenne à 1 507,50 LL, tout en se négociant effectivement dans les échanges interbancaires tantôt entre 1 505,00 et 1 507,00 LL et tantôt entre 1 507,50 et 1 508,50 LL avant de terminer entre 1 506,00 et 1 507,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires est...