Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Libye franchit un nouveau pas vers sa réhabilitation par l'Occident

Mise au ban de la communauté internationale pour son soutien présumé au terrorisme, la Libye a franchi hier au Caire une nouvelle et importante étape vers la normalisation de ses relations avec l’Occident en prenant langue avec l’Union européenne, à l’occasion du premier sommet Europe-Afrique. Avant même l’ouverture du sommet historique du Caire, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a rencontré le président de la Commission européenne Romano Prodi quatre mois après une tentative avortée du président de la Commission d’inviter le colonel Kadhafi à Bruxelles, siège de la Commission européenne. Le dirigeant libyen a également rencontré le Premier ministre irlandais Bertie Ahern. Le colonel Kadhafi devait également rencontrer le Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar. La rencontre Kadhafi-Prodi est la première d’un tel niveau depuis 1992, date d’entrée en vigueur des sanctions internationales contre la Libye pour son soutien présumé au terrorisme, suspendues en avril dernier par l’Onu. Les sanctions avaient été imposées à la Libye après que ce pays eut été accusé d’avoir commandité l’attentat contre un avion de la compagnie américaine Pan Am qui avait explosé au-dessus de Lockerbie en 1988 faisant 270 morts. Tripoli avait également été accusé de l’attentat contre un DC-10 de la compagnie française UTA qui avait fait 170 morts en 1989. Le processus de réhabilitation de la Libye a commencé lorsque Tripoli a fini par accepter l’extradition des deux auteurs présumés de cet attentat. La Grande-Bretagne a, l’an dernier, rétabli ses relations diplomatiques avec la Libye. En ce qui concerne l’attentat contre UTA, la Libye a accepté de payer quelque 200 millions de FF (33 millions de dollars) pour indemniser les parents des victimes, mais ce geste n’a pas suffi pour l’instant à apurer le contentieux franco-libyen. La première brèche dans l’isolement total de la Libye avait toutefois été pratiquée par les pays africains lors du sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Ouagadougou (1998) qui avait décidé de ne plus respecter l’embargo aérien qui frappait le pays. Dès lors, le colonel Kadhafi, par gratitude à l’égard de l’Afrique et déçu par le manque de soutien des Arabes face à l’Occident, a décidé de réorienter sa politique vers l’Afrique dont il veut réaliser l’unité, après s’être longtemps posé en champion du nationalisme arabe. Il a accueilli en septembre dernier à Syrte (Libye) un sommet extraordinaire de l’OUA. Trois jours avant le sommet du Caire, le colonel Kadhafi s’est déclaré favorable à une normalisation avec Washington après qu’une mission consulaire américaine se soit rendue en Libye pour examiner si les conditions de sécurité permettent aux ressortissants américains de se rendre dans ce pays, après 20 ans d’interdiction. Il a affirmé hier au Caire qu’il s’attendait «bien sûr» à une amélioration des relations de son pays avec les États-Unis en dépit des affirmations de Washington que sa politique envers la Libye demeure inchangée. Selon lui, la visite de la délégation consulaire américaine à Tripoli «était un geste à l’égard de la Libye pour qu’elle ne s’oppose pas à une augmentation de la production du pétrole» décidée par les pays de l’Opep.
Mise au ban de la communauté internationale pour son soutien présumé au terrorisme, la Libye a franchi hier au Caire une nouvelle et importante étape vers la normalisation de ses relations avec l’Occident en prenant langue avec l’Union européenne, à l’occasion du premier sommet Europe-Afrique. Avant même l’ouverture du sommet historique du Caire, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a rencontré le président de la Commission européenne Romano Prodi quatre mois après une tentative avortée du président de la Commission d’inviter le colonel Kadhafi à Bruxelles, siège de la Commission européenne. Le dirigeant libyen a également rencontré le Premier ministre irlandais Bertie Ahern. Le colonel Kadhafi devait également rencontrer le Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar. La rencontre Kadhafi-Prodi est la...