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Actualités - Reportages

Physionomie des marchés Beyrouth : dollar relativement recherché

Le dollar a été relativement recherché en ce début de semaine, à Beyrouth, à un rythme dépassant souvent le potentiel d’offre du marché. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL simultanément, il a dû se maintenir de l’ouverture à la clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert durant toute la journée d’hier tout près de ce taux indicatif entre 1 506,50 et 1 507,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité ne s’est pas développée, selon ces mêmes milieux, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Baisse du yen après l’intervention de la Banque du Japon À l’étranger, la monnaie unique européenne et le billet vert ont repris des forces, hier, sur les marchés des changes internationaux face à la devise nippone, repassant le seuil psychologique des 100 yens pour un euro et des 105,00 yens par moment face au dollar. Ce mouvement est intervenu en ce début de semaine sous l’effet d’interventions de la Banque du Japon à deux reprises et d’informations pessimistes sur l’état de santé du Premier ministre japonais Keizo Obuchi tombé dans le coma. Pour ce qui est du couple euro-dollar, il est resté peu affecté par ces mouvements, se maintenant aux alentours de 0,9550 euro pour un dollar, affecté par la nouvelle dégringolade de l’indice composite Nasdaq après l’ouverture des marchés boursiers américains sous la conduite de Microsoft. Quoi qu’il en soit, les deux interventions successives de la Banque du Japon hier, en Asie puis en Europe, ont rendu le marché très prudent à la hausse de la devise nippone. L’institut d’émission japonais est intervenu hier pour calmer les ardeurs des cambistes après la publication du rapport Tankan qui a fait état d’une nette amélioration des perspectives de croissance de l’économie nippone. Le yen s’est montré également vulnérable face à l’ensemble des principales devises toute la journée, le marché étant resté prudent après l’annonce de la détérioration de l’état de santé du Premier ministre japonais Keizo Obuchi. Quant à la livre sterling, elle s’est appréciée face au billet vert dans la perspective d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt britanniques après-demain à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Ce sentiment a été renforcé, hier, après l’annonce d’une hausse de 0,4 % de la masse monétaire britannique dans sa définition la plus étroite (M4) le mois dernier par rapport à février et de 8,3 % en glissement annuel. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié, hier, à New York, sans grand changement par rapport à l’euro et les monnaies qui lui sont attachées, mais à la hausse face au yen et à la baisse face au sterling, comme suit : – 0,9550 pour un euro contre 0,9555, vendredi dernier – 1,5975 pour un sterling contre 1,5925 – 2,0480 DM contre 2,0470 – 6,8690 FF contre 6,8650 – 1,6605 FS contre 1,6640 – 2 027,50 lires contre 2 026,45 – 104,90 yens contre 102,70. Bourse de Beyrouth : marché stagnant À la Bourse de Beyrouth, le marché des valeurs mobilières libanaises a continué de stagner en l’absence de motivations à l’achat et à la vente en raison de la poursuite de la stabilité des actions qui y sont négociées. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement pour la cinquième séance consécutive à 70,50 points de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 160,78 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit hier, dans un volume d’affaires très dérisoires avec au total 10 839 actions négociées d’une valeur globale de 31 469 dollars. Wall Street : sous le signe de Microsoft Sur les places boursières internationales, Wall Street a fonctionné hier sous le signe du titre Microsoft dont la chute vertigineuse a eu un impact très négatif sur la Bourse électronique Nasdaq et a contribué à la réduction des gains de l’indice Dow Jones des industrielles où il est représenté. Certes, le titre Microsoft s’est inexorablement enfoncé dans le rouge après l’annonce ce week-end de l’échec de la médiation entre le leader mondial des logiciels et les autorités antitrust aux États-Unis, faisant craindre le pire aux investisseurs. Ainsi, dans l’attente du verdict que devait rendre hier après la clôture du marché le juge de l’affaire, Thomas Jackson, l’action Microsoft a été très malmenée dans la perspective que cette décision pourrait être très sévère pour le groupe de Bill Gates. Les malheurs de Microsoft ont été égalés par ceux du marché Nasdaq qui s’est installé dans une sévère correction. Ces malheurs ont également freiné la progression du Dow Jones des industrielles (DJIA) en retirant plus de 70 points à cet indice dont cette société est l’une des trente autres qui y figurent. Pourtant, le principal indicateur de Wall Street ne tardait pas à être soutenu par les valeurs du secteur bancaire, de la pharmacie et de la grande distribution ainsi que par les grandes vedettes industrielles, dont Dow Chemical, General Electric, Dupont, American Express, JP Morgan, Merrill Lynch... Le DJIA est remonté en effet de 10 862,97 points à un plus haut à 11 179,53 points avant d’afficher en préclôture 11 143,12 points, en hausse de 221,20 points sur vendredi dernier, dans un marché très volatil. Recul des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont été en recul lundi en fin de matinée, sous l’effet de la prudence affichée par les investisseurs en ce début de trimestre et malgré la publication de divers indices des directeurs d’achats rendant compte d’une forte activité économique en Europe. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a perdu 1,1 %, à 1 609,45, tandis que l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro recule de 99,10 points, soit 1,89 %, à 5 150,45. Vendredi, l’indice américain Nasdaq, à forte dominante technologique, a terminé en hausse de 2,6 % tandis que le Dow Jones, reflet de l’ancienne économie, cédait 0,5 %. De toutes les places européennes, c’est Milan qui a accusé la plus lourde baisse, de 2,94 %, suivie par Madrid avec -2,08 %, Francfort -2,24 %, Paris -4,48 % et Zurich -1,27 %. Bruxelles s’oppose à la tendance générale en gagnant 1,67 %. Quant à la Bourse de Londres, un problème technique y a empêché le calcul de l’indice FTSE, mais des professionnels ont estimé que le marché a reculé d’environ 1,19 %. La baisse de Paris intervient en dépit d’une réaction favorable à l’annonce ce week-end du rachat amical du Crédit Commercial de France CCF pour 11 milliards d’euros ($ 10,6 milliards) par le groupe international HSBC. L’action CCF a bondi de 15 % en ouverture puis elle a accentué son avance, ses gains atteignant ainsi 15,71 %. Soutenu par cette nouvelle acquisition, le secteur bancaire dans son ensemble gagne du terrain, avec la Société générale, en hausse de 1,97 %, la BNP qui prend 0,97 % et le Crédit lyonnais qui s’envole de 4,73 %. À Londres, HSBC a reculé en revanche de 6,61 %. Tandis que l’on constate des gains parmi les médias, les producteurs de marchandises de base et les industrielles, les baisses ont affecté surtout certaines technologiques, après une avance initiale, et le secteur de l’énergie qui a perdu une partie du terrain gagné la semaine passée. D’abord bien orientées, plusieurs valeurs de croissance à forte cote ont ensuite basculé dans le rouge, par exemple le suédois Ericsson, qui recule de 3,63 % comme le néerlandais Philips, l’allemand Siemens qui abandonne 3,73 % et France Télécom qui recule de 5,00 %. Deutsche Telekom avait d’abord haussé après l’annonce d’une fourchette de prix de 26 à 32 euros pour l’OPV de sa filiale Internert T-Online, au plus bas des anticipations, puis le titre a ensuite reculé de 7,14 %. Cette introduction en Bourse devrait rapporter à l’opérateur allemand entre 2,6 et 3,2 milliards d’euros. Le renversement de tendance des technologiques après un assez bon début de séance s’explique surtout par un fort recul de Microsoft dont l’action a chuté de quelque 15 %. Tokyo : soutenue par le Tankan – La Bourse de Tokyo a bondi de 1,9 % lundi, soutenue par l’intervention de la Banque du Japon pour freiner l’appréciation du yen et la progression de l’indice de confiance des milieux d’affaires, ont indiqué les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a gagné 389,67 points pour terminer à 20 726,99 points, ne réagissant guère à l’hospitalisation du Premier ministre Keizo Obuchi. L’indice élargi Topix a, quant à lui, gagné 26,51 points à 1 732,45 points. Le volume des échanges a été de 697 millions de titres, contre 514 millions vendredi. «C’est le cours du yen qui a eu le plus d’influence sur les marchés», avec la baisse de la devise nipponne, qui est passée de 102 à 105 yens pour un dollar sur le marché de New York vendredi, a déclaré l’analyste des marchés Hiroichi Nishi, de Nikko Securities. L’état de santé du Premier ministre Keizo Obuchi, hospitalisé depuis dimanche et placé en soins intensifs après une attaque cérébrale, «n’a pas eu d’effet du tout» sur les marchés, selon Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities. La crise politique née de l’hospitalisation de M. Obuchi, qui se trouve actuellement dans le coma, n’a pas ébranlé le marché dans la mesure où la publication de la dernière enquête de conjoncture Tankan a montré que l’économie «était déjà nettement bien orientée», selon la même source. Les investisseurs ont acheté quelques valeurs exportatrices, celles-ci étant soutenues par la sensible chute du yen entraînée par l’intervention de la Banque centrale japonaise, selon M. Nishi. Ils ont bien réagi à l’annonce de l’indice de confiance Tankan, qui a montré l’amélioration du moral des entrepreneurs pour la cinquième année consécutive, a déclaré M. Kurokawa, de Nomura Securities. «La publication du Tankan a été conforme aux attentes du marché, a-t-il ajouté. Les investisseurs ont acheté des valeurs exportatrices, et quelques autres», selon M. Kurokawa.
Le dollar a été relativement recherché en ce début de semaine, à Beyrouth, à un rythme dépassant souvent le potentiel d’offre du marché. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL simultanément, il a dû se maintenir de l’ouverture à la clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert durant toute la journée d’hier tout près de ce taux indicatif entre 1 506,50 et 1 507,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité ne s’est pas développée, selon ces mêmes milieux, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les...