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Actualités - Chronologie

Etats-Unis L'IIF met en garde contre la vulnérabilité grandissante de l'économie US

Les taux d’intérêt élevés, le gonflement des déficits extérieurs et la consommation frénétique alimentée par le haut niveau des cours boursiers, représentent un risque grandissant pour l’économie américaine, a estimé hier à Washington le directeur général de l’Institute of International Finance (IIF) Charles Dallara. «Nous constatons des taux d’intérêt élevés, une augmentation rapide du déficit des comptes courants et une explosion des dépenses de consommation nourries par la hausse des cours boursiers, ce qui représente une combinaison risquée (...) pour l’économie américaine», a déclaré lors d’une conférence de presse le directeur général de cette association regroupant les grandes banques internationales. «Cette vulnérabilité économique réelle et grandissante (...) qui peut entraîner une forte correction des cours boursiers», affectera en premier lieu les marchés émergents, car les investisseurs se replieront sur les valeurs refuges, a encore expliqué le responsable de l’IIF. Il s’est «étonné du fait que les marchés ne prêtent pas davantage attention au déficit (américain) des comptes courants». C’est d’ailleurs «le problème avec les marchés» qui se concentrent souvent sur une chose à la fois un peu comme un rayon laser, a encore commenté M. Dallara. Selon les dernières statistiques publiées en décembre par le département du Commerce américain, le déficit des comptes courants s’est élevé à 99,8 mds USD au 4e trimestre 1999 et à 338,9 milliards de dollars pour l’ensemble de 1999, en progression de 53,6 % par rapport à 1998. Il s’agit du déficit le plus important depuis que le gouvernement fédéral a commencé à établir ces statistiques juste après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Selon une récente étude de Moody’s, la firme de notation financière de Wall Street, l’important déficit des comptes courants des Etats-Unis ne menace pas la qualité de son crédit et ne présente pas de risque pour le dollar. Le rôle du billet vert dans l’économie mondiale garantit en effet selon Moody’s la force de la note de crédit américaine. Plus des 2/3 des réserves de change mondiales sont détenues en dollars et près de 40 % des prêts bancaires et titres de dettes sont émis en dollars. La devise américaine est également la monnaie de référence pour les échanges commerciaux, soulignait Moody’s. L’IIF représente plus de 300 grandes banques et firmes internationales d’investissement.
Les taux d’intérêt élevés, le gonflement des déficits extérieurs et la consommation frénétique alimentée par le haut niveau des cours boursiers, représentent un risque grandissant pour l’économie américaine, a estimé hier à Washington le directeur général de l’Institute of International Finance (IIF) Charles Dallara. «Nous constatons des taux d’intérêt élevés, une augmentation rapide du déficit des comptes courants et une explosion des dépenses de consommation nourries par la hausse des cours boursiers, ce qui représente une combinaison risquée (...) pour l’économie américaine», a déclaré lors d’une conférence de presse le directeur général de cette association regroupant les grandes banques internationales. «Cette vulnérabilité économique réelle et grandissante (...) qui peut entraîner...