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Actualités - Chronologie

Les maires du grand Miami défient la Maison-Blanche

La tension est encore montée dans l’affaire du petit Elian Gonzalez, le président Bill Clinton appelant au «respect de la loi» alors que les maires de la région de Miami ont annoncé qu’ils ne collaboreraient pas en cas d’expulsion de l’enfant. Dans un geste rare de défiance, 22 maires du comté de Miami-Dade (l’agglomération de Miami) ont annoncé qu’ils ne collaboreraient pas avec les autorités fédérales si celles-ci tentaient de reprendre l’enfant à son grand-oncle à Miami, Lazaro Gonzalez. Le maire de Miami, l’Américain d’origine cubaine José Carollo, a précisé qu’aucun policier de la ville ne collaborerait avec des agents fédéraux. De son côté, le maire du comté de Dade (la grande agglomération de Miami) Alex Penelas, également d’origine cubaine, a écrit au président Clinton pour le mettre en garde contre «de possibles émeutes». M. Clinton pourrait être tenu pour responsable s’il devait y avoir «une issue tragique», selon M. Penelas. Interrogé sur cette lettre, le président a répondu qu’il «aimait beaucoup le maire, mais qu’il croyait encore à l’État de droit». «Nous devons tous respecter la loi, quelle qu’elle soit», a-t-il ajouté. Le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a appelé également le président Clinton et le ministre de la Justice Janet Reno à faire en sorte que l’INS ne retire pas le permis de séjour temporaire dont bénéficie Elian, 6 ans, avant que son grand-oncle n’ait épuisé tous les recours possibles. La communauté cubaine anticastriste de Miami a menacé de son côté de bloquer l’éventuel rapatriement d’Elian à Cuba. Ramon Saul Sanchez, président de l’organisation anticastriste Movimiento Democracia, a précisé que ses partisans envisageaient de bloquer le centre de Miami et l’accès à l’aéroport international. La réunion entre l’INS et les avocats de Lazaro Gonzalez, le grand-oncle d’Elian, était la deuxième en deux jours, la première mardi ayant échoué. L’INS veut l’assurance écrite de Lazaro Gonzalez qu’il «coopérera pour le transfert en bon ordre d’Elian, dans le cas d’un jugement défavorable (pour lui) de la cour d’appel et si la cour suprême refuse d’examiner son cas», a expliqué une porte-parole de l’INS, Karen Kraushaar. M. Gonzalez a interjeté appel de la décision d’un juge fédéral, qui a estimé le 21 mars qu’il n’avait pas le droit de demander l’asile politique aux États-Unis pour le petit Elian. Selon les autorités américaines, le père d’Elian, qui vit à Cuba et réclame son retour depuis quatre mois, est le seul représentant légal du petit garçon. La cour d’appel fédérale d’Atlanta (sud-est) doit rendre sa décision début mai. Apparemment dépassé par l’intérêt qu’il suscite, Elian a, lui, déclaré qu’il n’aimait «rien», ni Cuba ni Miami. Dans une interview à la chaîne de télévision ABC, il a déclaré qu’il ne voulait pas que son père Juan Miguel Gonzalez vienne à Miami «parce qu’il voudra me ramener à Cuba et je ne veux pas».
La tension est encore montée dans l’affaire du petit Elian Gonzalez, le président Bill Clinton appelant au «respect de la loi» alors que les maires de la région de Miami ont annoncé qu’ils ne collaboreraient pas en cas d’expulsion de l’enfant. Dans un geste rare de défiance, 22 maires du comté de Miami-Dade (l’agglomération de Miami) ont annoncé qu’ils ne collaboreraient pas avec les autorités fédérales si celles-ci tentaient de reprendre l’enfant à son grand-oncle à Miami, Lazaro Gonzalez. Le maire de Miami, l’Américain d’origine cubaine José Carollo, a précisé qu’aucun policier de la ville ne collaborerait avec des agents fédéraux. De son côté, le maire du comté de Dade (la grande agglomération de Miami) Alex Penelas, également d’origine cubaine, a écrit au président Clinton pour le...