La Première dame de Russie, Lioudmila Poutine, est restée jusqu’à présent très discrète, mais cette ancienne hôtesse de l’air qui parle plusieurs langues s’est livrée récemment à des confidences, notamment sur sa rencontre avec le futur président. Deux jours après la victoire de Vladimir Poutine à l’élection présidentielle, aucune notice biographique sur celle qui deviendra la «First Lady» russe, lors de l’investiture, début mai, n’était disponible au Kremlin. On ignore pour l’instant si la future Première Dame jouera un rôle public dans le style de Raïssa Gorbatchev ou tiendra une place plus modeste comme Naïna Eltsine. Selon les observateurs, le couple Poutine semblait peu à l’aise en matière de mondanités lorsqu’il a reçu le Premier ministre britannique Tony Blair et son épouse à Saint-Pétersbourg en mars. Lioudmila Poutine a d’ailleurs avoué que la vie politique ne l’a «jamais intéressée», dans un récent livre d’entretiens de Vladimir Poutine avec des journalistes, À la Première personne, auquel elle a participé. «Lorsqu’elle a appris la démission de Eltsine et la nomination de son mari, elle a longuement pleuré, comprenant que sa vie personnelle était finie», affirmait mardi le très sérieux quotidien Nezavissimaïa Gazeta, proche du Kremlin. Âgée de 43 ans, cinq ans de moins que son époux, cette mère de deux filles, Macha et Katia, 14 et 13 ans, a grandi dans la ville fermée de Kaliningrad sur la Baltique. Après avoir interrompu ses études dans un institut technique, Lioudmila Aleksandrovna commence à travailler comme hôtesse de l’air sur les lignes intérieures soviétiques. Un jour, une de ses collègues l’invite à Leningrad, ancien nom de Saint-Pétersbourg, pour assister avec des amis à un spectacle de l’humoriste Arkadi Raïkine. La rencontre du futur couple présidentiel a lieu au théâtre Lensoviet. «Il était très modestement vêtu, je dirais même pauvrement. Tellement effacé que dans la rue je ne l’aurais pas remarqué», se souvient Mme Poutine. «Volodia» (surnom affectueux de Vladimir) Poutine, grâce auquel le petit groupe d’amis obtient facilement des billets de spectacle, déclare travailler dans la police criminelle. Il révélera seulement plus tard appartenir au KGB. Trois ans et demi plus tard, ils se marient et vont habiter chez les parents Poutine. Très simplement, Lioudmila Poutine a raconté sa surprise lorsque Vladimir, «qui se définit alors lui-même comme quelqu’un de pas facile, taciturne, parfois un peu trop direct et pouvant vexer», la demande en mariage. Elle pensait qu’il lui annonçait la rupture de leur relation. Elle retourne ensuite à la faculté de philologie pour étudier le français et l’espagnol. Elle apprendra par la suite également l’allemand lors de leur séjour en Allemagne de l’Est où Vladimir Poutine est affecté par le KGB de 1985 à 1990. Puis Lioudmila raconte le retour, difficile, en URSS, son accident de voiture qui lui vaut une longue hospitalisation, les années à Saint-Pétersbourg où Vladimir est nommé maire-adjoint en 1994... Quand en 1998, il annonce qu’il revient au KGB, rebaptisé FSB, Lioudmila n’est guère ravie, se rappelant que «quand il était au KGB, nous menions dans l’ensemble une vie très isolée: ne va pas là, ne dis pas ça, ne te lie pas avec untel, ni avec untel...». La carrière fulgurante de son mari? Mme Poutine avoue son admiration pour lui et souligne : «J’ai toujours pensé qu’avec Volodia quelque chose comme cela pouvait arriver».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Première dame de Russie, Lioudmila Poutine, est restée jusqu’à présent très discrète, mais cette ancienne hôtesse de l’air qui parle plusieurs langues s’est livrée récemment à des confidences, notamment sur sa rencontre avec le futur président. Deux jours après la victoire de Vladimir Poutine à l’élection présidentielle, aucune notice biographique sur celle qui deviendra la «First Lady» russe, lors de l’investiture, début mai, n’était disponible au Kremlin. On ignore pour l’instant si la future Première Dame jouera un rôle public dans le style de Raïssa Gorbatchev ou tiendra une place plus modeste comme Naïna Eltsine. Selon les observateurs, le couple Poutine semblait peu à l’aise en matière de mondanités lorsqu’il a reçu le Premier ministre britannique Tony Blair et son épouse à...