Le sélectionneur du XV de France Bernard Laporte a décidé mercredi de remanier son équipe et d’imposer une concurrence salutaire avant d’affronter l’Italie samedi au Stade de France dans le dernier match du Tournoi des six nations. Le stratège français n’a pas encore digéré la défaite historique (27-25) concédée il y a 10 jours face à l’Irlande et, n’ayant pas pour une fois à composer avec les blessures, il a décidé de refondre sa troisième ligne, de changer sa charnière et de redistribuer certains postes à l’arrière. Pour cette ultime rencontre face à un adversaire a priori plus faible, Laporte a procédé aux ajustements nécessaires rappelant des anciens comme le Toulonnais Aubin Huerber et le Toulousain Alain Penaud et laissant d’autres sur le banc comme Abdel Benazzi. Hurber, qui n’avait plus joué avec le XV de France depuis le quart de finale de la Coupe du monde 1995, revient au poste de demi-de-mêlée tandis que Penaud retrouve enfin l’ouverture après deux forfaits avant les matches contre l’Angleterre et l’Écosse. Benazzi est remplacé par le Briviste Lionel Mallier en troisième ligne pendant que le capitaine Fabien Pelous descend en deuxième ligne et laisse sa place de numéro huit à Thomas Lièvremont. Le Montferrandais Olivier Magne, de retour de suspension, remplace logiquement Arnaud Costes qui ne s’était pas montré à la hauteur des attentes. «La défense a été le secteur où nous n’avons pas été bons contre les Irlandais», a expliqué Laporte. «Mais nous avons aussi failli dans l’organisation et la gestion de nos actions». «J’attends d’Alain Penaud qu’il soit lui-même», a lancé le sélectionneur français, mécontent de la prestation du Montferrandais Gérald Merceron, retourné avec l’équipe A. «C’est un joueur agressif. Il est capable de libérer des espaces». D’abord gagner Concernant Benazzi, chevalier de la Légion d’honneur que l’on croyait irremplaçable depuis son retour en Coupe du monde, Laporte est encore plus explicite. «Abdel n’a pas eu assez de présence physique contre l’Irlande», a-t-il expliqué. «Il ne s’agit pas d’une sanction mais les joueurs doivent comprendre qu’il n’y a rien d’installé». Le capitaine Fabien Pelous retourne en deuxième ligne, poste qu’il occupa sous le règne de Jean-Claude Skrela. «Cela ne change pas grand’chose pour moi», a déclaré le capitaine des Bleus. «J’attends avant tout de ce match que l’on tire les fruits de tout le travail entrepris depuis le début du Tournoi». À l’arrière, la rentrée des blessés entraîne des ajustement nécessaires. Thomas Castaignède, forfait contre les Irlandais, revient à son poste d’arrière et l’ailier toulousain Emile Ntamack est replacé au centre à la place du Berjallien Stéphane Glas, forfait. Le Dacquois Richard Dourthe, remis d’une blessure à la pommette, remplace comme prévu David Venditti aux côtés de Ntamack. Seuls dans cette ligne de trois quarts, les ailiers Philippe Bernat-Salles et David Bory conservent leur place. Seule satisfaction pour Laporte, il pouvait compter mercredi sur un effectif au complet sans menace de nouvelles blessures après celles qui avaient perturbé les précédentes rencontres. «Finalement on n’intègre qu’un seul nouveau joueur cette fois-ci (l’Agenais Cédric Heyman laissé sur le banc)», a noté Pelous. Italie : Diego Dominguez quittera la scène samedi prochain Le demi-d’ouverture italo-argentin et chef d’attaque de l’équipe d’Italie, Diego Dominguez, quittera samedi la scène du rugby international, après le match contre l’équipe de France, au stade de Saint-Denis, point final de la première apparition italienne dans le Tournoi des six nations. La décision de Dominguez est en effet irrévocable : «Je ne changerai pas d’idées et cela est ma force car je joue tous les matches comme si c’était le dernier et je veux bien figurer jusqu’à la fin». Le nouvel entraîneur de la squadra azzurra, le Néo-Zélandais Brad Johnston espère pourtant toujours, le convaincre de reporter d’une saison son départ à la retraite sportive. «Attendons encore le match de Paris, après nous tenterons avec le président (NDLR Giancarlo Dondi) de le faire revenir sur sa décision», avait déclaré M. Johnstone, la veille de la dernière confrontation avec l’Angleterre à Rome. Le départ de Dominguez constituera en effet une très grande perte pour l’équipe nationale, ainsi privée de son grand inspirateur offensif, véritable plaque tournante de son jeu Avec ses 60 sélections, Dominguez représente, à 33 ans, la référence par excellence de tout le rugby national. Il a choisi l’Italie après deux tournées pour l’Argentine en 1988 et 1989, et revêtu pour la première fois la casaque bleu de l’Italien, en 1991, dans un match contre... la France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sélectionneur du XV de France Bernard Laporte a décidé mercredi de remanier son équipe et d’imposer une concurrence salutaire avant d’affronter l’Italie samedi au Stade de France dans le dernier match du Tournoi des six nations. Le stratège français n’a pas encore digéré la défaite historique (27-25) concédée il y a 10 jours face à l’Irlande et, n’ayant pas pour une fois à composer avec les blessures, il a décidé de refondre sa troisième ligne, de changer sa charnière et de redistribuer certains postes à l’arrière. Pour cette ultime rencontre face à un adversaire a priori plus faible, Laporte a procédé aux ajustements nécessaires rappelant des anciens comme le Toulonnais Aubin Huerber et le Toulousain Alain Penaud et laissant d’autres sur le banc comme Abdel Benazzi. Hurber, qui n’avait plus...