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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : c'est le calme plat

C’est le calme plat qui a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, dont l’activité a été réduite au strict minimum en l’absence de motivations à l’offre du dollar comme à la demande de la livre libanaise. Et, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier à des cours légèrement inférieurs à ce taux, entre 1 505,00 et 1 506,00 LL, comme la veille, dans des volumes d’affaires très médiocres, ne dépassant pas au total quelque trois millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL, indique-t-on dans les milieux cambistes. L’euro au plus bas face au yen et au dollar À l’étranger, l’euro est resté faible face aux autres grandes monnaies, notamment le dollar et le yen, sur les marchés des changes internationaux, affaibli d’un côté par une enquête de l’INSEE, publiée hier montrant que les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière française sont moins positifs sur le climat général des affaires en France, et d’un autre côté par la forte hausse de la production industrielle au Japon. De fait, l’euro, qui n’avait pas réussi à profiter la veille de la fin du conflit social dans la métallurgie en Allemagne et de la hausse plus forte que prévu de la masse monétaire européenne (M3), s’est ressenti hier de l’annonce par l’INSEE que les chefs d’entreprise industrielle français sont moins positifs sur le climat général des affaires. Il a, en outre, souffert de l’anticipation par le marché d’un maintien des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) aujourd’hui lors de la réunion de son conseil des gouverneurs à Madrid, après le relèvement de ses taux d’un quart de point en pourcentage à 3,50 % le 16 mars dernier. De plus, la monnaie unique européenne s’est également ressentie des propos attribués hier au gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, qui s’est déclaré inquiété de la faiblesse de l’euro au cours du dîner annuel de l’ordre des experts comptables, mardi soir. M. George a admis être préoccupé par la «faiblesse persistante» de l’euro, ajoutant que certains estiment «que cela reflète les inquiétudes du marché sur la flexibilité des réformes structurelles dans certaines zones de l’Europe, mais, quelle qu’en soit la cause, nombre d’analystes pensent que cette faiblesse va durer», a-t-il ajouté. D’un autre côté, le yen a exercé aussi beaucoup de pressions sur l’euro qui est tombé à son plus bas historique face à cette monnaie hier, les cambistes achetant la devise nippone massivement après la forte hausse de 3,00 % de la production industrielle au Japon le mois dernier contre 0,2 % en janvier, laissant anticiper un net redressement de l’économie japonaise et des conclusions positives concernant le rapport Tankan sur le climat des affaires au Japon devant paraître lundi prochain. Quant à la livre sterling, elle a été stable face au dollar et faible face au yen. Elle a très peu réagi aux propos d’Eddie George qui a déclaré qu’il serait contre-productif de tenter de faire baisser le sterling en diminuant son loyer. Cela étant, le dollar s’est négocié sur un ton soutenu face aux monnaies européennes et en baisse contre le yen, à New York, comme suit : – 0,9525 pour un euro contre 0,9605, la veille – 1,5935 pour un sterling contre 1,5885 – 2,0535 DM contre 2,0365 – 6,8870 FF contre 6,8295 – 1,6730 FS contre 1,6560 – 2 033,05 lires contre 2 015,90 – 105,55 yens contre 105,80. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo La Bourse de Beyrouth a observé hier un statu quo consécutivement au maintien en l’état des quelques valeurs qui ont fait l’objet de transactions, notamment les titres Solidere des deux catégories et ceux de la Bank of Beirut et de la Byblos Bank. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 70,50 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 160,78 points. Quant au volume d’affaires, il s’est davantage rétréci pour ne pas dépasser au total 6 167 actions d’une valeur globale de 40 482 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, la tendance est restée mitigée à Wall Street, hier, avec la poursuite de la baisse de l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq et la reprise de l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles (DJIA). Ce mouvement, relancé la veille par la recommandation de la stratège de Goldman Sachs, Abby Joseph Cohen, d’abaisser de 70 à 65 % la part des actions dans un portefeuille type et de ne pas surinvestir dans les valeurs technologiques, a continué à se faire sentir hier pesant davantage sur le Nasdaq où elles sont concentrées ces valeurs. Quant au restant de la cote, il a trouvé un certain appui dans l’annonce par le département américain du Commerce que les ventes de logements neufs aux États-Unis auraient diminué de 0,5 % le mois dernier contre une hausse de 0,3 % en janvier, excluant les craintes de surchauffe économique et de durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). C’est ainsi que le Nasdaq est retombé au-dessous de la barre des 4 700 points, alors que le DJIA continuait à présenter une grande résistance aux influences baissières en provenance du secteur de la haute technologie. Il a donc fluctué entre un plus haut à 11 033,30 points et un plus bas à 10 910,51 points, avant d’afficher en préclôture 10 928,13 points, en léger repli de 7,98 points sur la veille. Repli des Bourses européennes avec les technologiques Dans leur grande majorité, les marchés boursiers européens ont été à la baisse mercredi en fin de journée, la bonne orientation des valeurs pétrolières ne suffisant pas à compenser l’impact négatif du recul des technologiques dans le sillage du Nasdaq américain. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a cédé 1,05 point, soit 0,06 %, à 1 653,75 et l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro en perd 10,25, soit 0,19 %, à 5 416,32. Les baisses les plus sensibles, de 0,74 %, sont accusees par les Bourses d’Amsterdam et de Madrid, Londres perdant pour sa part 0,77 %, Francfort 1,07 %, Bruxelles 10,29 % et Paris 0,29 %. À contre courant, la Bourse de Zurich a gagné 0,60 %, tandis que celle de Milan a progressé légèrement de 0,04 %. L’analyste Abby Joseph Cohen, de Goldman Sachs, a ramené de 70 à 65 % la part des actions de son portefeuille-type d’investissement, en raison de la forte hausse des cours, ce qui a provoqué mardi à Wall Street un repli de 0,81 % du Dow Jones et un fort recul de 2,51 % du Nasdaq Composite. Après cette réaction négative des marchés américains, les analystes s’étaient attendus à la poursuite de cette tendance en Europe et, de fait, les baisses l’ont emporté malgré la bonne orientation du compartiment de l’énergie après la décision de l’Opep d’accroître sa production. Parmi les valeurs de haute technologie, l’allemand SAP, le premier éditeur européen de logiciels, a reculé de 4,42 %, à 884,10 euros. Le fournisseur britannique de services Internet Freeserve a pu ramener ses pertes à 2,47 % après avoir d’abord abandonné près de 4 %. En revanche, le néerlandais Baan Company, concurrent de SAP, s’envole de 6,90 %, poursuivant son redressement après de lourdes pertes. La société a conclu avec Bear Stearns un accord en vertu duquel elle pourrait obliger cette dernière à acheter de ses actions à hauteur de 150 millions d’euros au cours des 18 mois à venir. Baan a dit aussi projeter le lancement d’une filiale spécialisée dans les logiciels liés à Internet. La britannique Capita Group, qui avait fortement baissé dans le courant du mois, s’envole de 8,49 %. La firme de courtage Morgan Stanley Dean Witter a relevé sa recommandation sur cette société de services aux entreprises, passant de «surperformer» à «achat fort», et relevé également sa prévision sur ses bénéfices. Aux pétroles, le britannique Enterprise Oil a gagné 2,50 %, BP Amoco et TotalFina Elf se sont adjugés 3,08 %, mais Shell a progressé seulement de 0,05 % de BP Amoco a perdu 0,78 %. TotalFina Elf, le quatrième groupe pétrolier mondial, a annoncé un bénéfice net annuel de 3,349 milliards d’euros contre 2,703 milliards en 1998 et a dit vouloir au moins doubler son bénéfice par action d’ici à quatre ans. Il compte réaliser des synergies annuelles de 2,35 milliards d’euros avant impôts à partir de 2003, dont 600 millions résultant de la fusion de Total avec Petrofina et 1,75 milliard de celle opérée avec Elf. Tokyo : au plus haut depuis décembre 1996 La Bourse de Tokyo a clôturé mercredi en hausse de 1,6 % et a atteint son plus haut niveau depuis près de trois ans et demi, en raison d’une forte hausse des titres de la haute technologie et malgré la baisse de Wall Street la veille. L’indice Nikkei-225 a gagné 332,31 points pour terminer la séance à 20 706,65 points. Il s’agit du plus haut niveau de l’indice de référence depuis le 10 décembre 1996, date à laquelle il avait terminé à 20 822,12 points. L’indice élargi Topix a progressé de 52,08 points à 1 732,84 points. Les investisseurs institutionnels, qui ont achevé leurs prises de bénéfices à l’approche de la clôture de l’année fiscale vendredi au Japon, ont repris leur vague d’achats. «Ce qui soutient le marché, ce sont les signes de reprise économique», a souligné Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities. Le volume d’échanges a atteint environ 613 millions de titres contre 530,3 millions la veille. Le rebond de Softbank, un investisseur important dans le domaine de l’Internet, mardi en fin de séance avait encouragé les investisseurs à se tourner vers les valeurs de l’Internet, mouvement qui s’est poursuivi mercredi. «Les conditions d’offres et de demandes pour les valeurs de l’Internet se sont clairement améliorées» après les récentes prises de bénéfices, a expliqué Tetsuya Fujimura, analyste chez Towa Securities.
C’est le calme plat qui a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, dont l’activité a été réduite au strict minimum en l’absence de motivations à l’offre du dollar comme à la demande de la livre libanaise. Et, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier à des cours légèrement inférieurs à ce taux, entre 1 505,00 et 1 506,00 LL, comme la veille, dans des volumes d’affaires très médiocres, ne dépassant pas au total quelque trois millions de dollars, entièrement échangés par les banques...