Très commune dans les pays froids, la déprime saisonnière touche surtout les femmes. Sa raison principale est le manque de lumière. Ses symptômes sont l’envie de dormir, le besoin de manger, surtout des mets sucrés, et la prise de poids. Elle est généralement traitée par des séances de photothérapie (exposition à la lumière). Les autres déprimes «féminines» sont celles dépendantes de perturbations de l’équilibre hormonal: syndrome prémenstruel, «baby-blues» ou déprime post-gravidique, ménopause. Le syndrome prémenstruel se manifeste par des épisodes (légers) dépressifs au 15e jour du cycle menstruel. Il est consécutif à la modification du taux hormonal jouant le rôle de détonateur chez les femmes sujettes aux troubles de l’humeur. Le «baby-blues» est une légère dépression sans gravité survenant trois jours après l’accouchement. L’humeur est au plus bas, fatigue, crise de larmes, légère angoisse. Rassurée sur ses capacités de faire face à ses nouvelles fonctions maternelles, la nouvelle maman retrouve vite son état normal. L’arrêt des règles qui marque la ménopause rend la femme irritable, insomniaque, dépressive. Cet état est dû au bouleversement hormonal et à la baisse du taux d’œstrogènes qui marquent cette période de la vie féminine. Le traitement de substitution hormonal a un effet bénéfique sur l’humeur. La dépression camouflée La dépression, malgré ses symptômes typiques, n’est pas toujours dépistée et soignée, sans oublier que cette sournoise maladie peut se dissimuler derrière un trouble bénin. Il s’agit alors d’une dépression «masquée», une affection échappant à toute classification. Sa cible privilégiée sont les personnes âgées mais aussi les hyperactifs qui se dopent volontiers pour tenir la cadence. Trois symptômes permettent de la débusquer: la fatigue chronique, les douleurs (articulaires, dorsales), les troubles digestifs persistants. En l’absence de tristesse ou de perte de motivation, le médecin prescrit des antalgiques ou des anti-inflammatoires. En cas de réelle dépression, ces médicaments s’avèrent totalement inefficaces. La dépression n’est finalement dépistée que lorsque toute la batterie des tests (radiologiques, scanner, fibroscopie) s’avère normale. Le diagnostic établi, le malade doit admettre et prendre conscience de l’état imaginaire de son mal en réalisant que ce n’est au fond qu’un mal-être. Déceler une dépression masquée, c’est éviter de sombrer dans une véritable maladie dépressive grave.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Très commune dans les pays froids, la déprime saisonnière touche surtout les femmes. Sa raison principale est le manque de lumière. Ses symptômes sont l’envie de dormir, le besoin de manger, surtout des mets sucrés, et la prise de poids. Elle est généralement traitée par des séances de photothérapie (exposition à la lumière). Les autres déprimes «féminines» sont celles dépendantes de perturbations de l’équilibre hormonal: syndrome prémenstruel, «baby-blues» ou déprime post-gravidique, ménopause. Le syndrome prémenstruel se manifeste par des épisodes (légers) dépressifs au 15e jour du cycle menstruel. Il est consécutif à la modification du taux hormonal jouant le rôle de détonateur chez les femmes sujettes aux troubles de l’humeur. Le «baby-blues» est une légère dépression sans gravité survenant...