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Actualités - Chronologie

Le Mur des lamentations, le site le plus sacré du judaïsme

Le Mur des lamentations, où le pape s’est rendu dimanche lors du dernier jour de sa visite en Terre sainte, est le lieu de pèlerinage le plus sacré du judaïsme. Le «mur occidental», tel qu’il est désigné par les juifs, est situé en contrebas de l’esplanade des mosquées (troisième lieu saint de l’islam), du côté ouest, et constitue le dernier vestige monumental du Temple juif antique. Ses pierres servaient de soubassement au temple que le roi Hérode reconstruisit au Ier siècle avant J.-C. et que les Romains détruisirent en l’an 70 après J.-C.. Le mur est vénéré par les juifs en tant qu’unique vestige du temple du roi Salomon depuis les temps les plus anciens mais il n’est devenu un lieu de pèlerinage qu’au début du XVIe siècle, après l’exil des juifs d’Espagne. L’islam ne faisait pas obstacle à ces pèlerinages et permettait aux juifs de venir pleurer leur temple détruit et leur indépendance perdue. Mais cette attitude tolérante allait se muer en défiance hostile avec l’émergence, à la fin du XIXe siècle, du mouvement sioniste, dont l’objectif était l’établissement d’un État juif en Palestine. Le mur est appelé en arabe al-Burak, du nom du cheval ailé du prophète Mahomet qui, selon la tradition, l’a attaché à la muraille. Dans les années vingt, sous le mandat britannique, il devint l’objet d’une confrontation, parfois sanglante, entre juifs et musulmans. Après la guerre israélo-arabe de 1948 qui conduisit à la création de l’État d’Israël, le mur, situé dans la vieille ville de Jérusalem, s’est retrouvé sous contrôle jordanien et l’accès en a été interdit aux Israéliens. Le culte juif a repris immédiatement après la conquête de la partie orientale de Jérusalem lors de la guerre des Six-Jours, en juin 1967, et l’armée israélienne a aussitôt rasé les maisons arabes des Mograbins qui lui faisaient face afin d’ériger une esplanade. Le mur initial n’avait que 28 mètres de long. Mais après 1967, le ministère israélien des Cultes a dégagé une portion supplémentaire de la muraille en creusant notamment un tunnel sous des maisons arabes, en dépit des protestations des Palestiniens. Symbole à la fois religieux et national, le mur reçoit les vœux des fidèles, inscrits sur des petits morceaux de papier glissés dans ses interstices.
Le Mur des lamentations, où le pape s’est rendu dimanche lors du dernier jour de sa visite en Terre sainte, est le lieu de pèlerinage le plus sacré du judaïsme. Le «mur occidental», tel qu’il est désigné par les juifs, est situé en contrebas de l’esplanade des mosquées (troisième lieu saint de l’islam), du côté ouest, et constitue le dernier vestige monumental du Temple juif antique. Ses pierres servaient de soubassement au temple que le roi Hérode reconstruisit au Ier siècle avant J.-C. et que les Romains détruisirent en l’an 70 après J.-C.. Le mur est vénéré par les juifs en tant qu’unique vestige du temple du roi Salomon depuis les temps les plus anciens mais il n’est devenu un lieu de pèlerinage qu’au début du XVIe siècle, après l’exil des juifs d’Espagne. L’islam ne faisait pas obstacle...