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Actualités - Chronologie

Coupe de l'UEFA Lens poursuit son aventure européenne

Les Lensois, moribonds au début de l’hiver, joueront le 6 avril à Arsenal la première demi-finale de leur histoire en Coupe de l’UEFA, après avoir éliminés jeudi soir au stade Félix-Bollaert l’équipe espagnole du Celta Vigo (0-0, 2-1). Beaucoup, parmi les Sang et Or, souhaitaient affronter l’équipe londonienne, qu’ils avaient battue (1-0) en 1998 sur la mythique pelouse de Wembley en Ligue des champions. Cette victoire avait été ternie par l’exclusion en fin de match de l’attaquant Tony Vairelles, après une simulation d’un joueur anglais. Les Gunners, bien placés dans le championnat d’Angleterre, constituent pourtant des adversaires redoutables, qui ont balayé le Werder Brême en inscrivant six buts. Le déplacement à Londres s’annonce d’autant plus difficile que les joueurs du RC Lens seront privés pour le match aller de ses précieux défenseurs centraux José-Karl Pierre-Fanfan et Valérien Ismaël, suspendus pour une rencontre après avoir écopé d’un deuxième avertissement contre le Celta. Consolation non négligeable pour les défenseurs du RC Lens, l’attaquant d’Arsenal Thierry Henry, exclu à Brême, ne pourra pas venir inquiéter Guillaume Warmuz. Le club pourra certes compter sur Ferdinand Coly, titularisé jeudi à la place de Barul. Auteur d’une impeccable première période contre Vigo, il a arpenté toute la largeur du terrain, neutralisant le pressing de Karpin et les percées plus opportunistes de Revivo. Mental solide L’entraîneur François Brisson sera donc contraint d’inaugurer un nouveau système de jeu et alignera vraisemblablement Coly au centre, flanqué de Barul. Privé de match par une élongation, l’arrière droit Éric Sikora devrait enfin donner à la défense lensoise la rigueur et l’expérience qui lui ont manqué contre Vigo. Car si les Lensois ont jusqu’ici fait preuve d’un bel esprit d’équipe et d’un mental solide pour un effectif aussi jeune, il leur faudra jouer beaucoup plus serré techniquement pour se défaire d’Arsenal et éviter les nombreuses erreurs et imprécisions qui auraient pu leur coûter cher contre Vigo. Les Lensois, qui doivent mener de front leur parcours européen et le championnat de France, où ils ne sont pas encore assurés de se maintenir, auront également fort à faire pour garder leur fraîcheur et éviter les blessures. «On nous fait jouer à Rennes dimanche, je trouve ça anormal. On aurait pu penser à notre récupération», s’indignait François Brisson. Mais, comme ils l’ont prouvé tant en Coupe de l’UEFA que dans le championnat, où ils sont bien revenus après avoir longtemps côtoyé la zone de relégation, les Sang et Or ont pour eux un moral d’acier et une ténacité à toute épreuve. Ils ont en outre bénéficié vendredi midi d’un tirage au sort favorable, qui leur permet de jouer le match retour à domicile, dans un stade Bollaert comble et électrisé. La prédiction du président Gervais Martel pourrait à nouveau se réaliser : «Nous jouerons le match retour à 40 000 contre 11». François Brisson (entraîneur de Lens) : «Je m’attendais à un match fermé. J’avais vu leur entraînement hier soir (mercredi) et je savais qu’ils étaient venus pour jouer en contre et nous bloquer. J’ai une équipe généreuse qui a joué avec ses tripes. On a peut-être compris qu’il fallait rentrer dans le match après le premier but. On les a poussés à la faute et on a été chercher notre deuxième but avec nos tripes. C’est une grande joie pour le club, mais il nous faut déjà penser à Rennes. On nous fait jouer contre Rennes dimanche (en championnat), je trouve ça anormal. On aurait pu penser à notre récupération. Peu importe l’équipe que nous allons rencontrer en demi-finales. On poursuit notre parcours sans se soucier des autres». Gervais Martel (président du RC Lens) : «C’était un vrai match de Coupe d’Europe sur élimination directe, le type de match que j’aime. À 1-0, tout le monde pensait que nous étions cuits, mais avec un public comme le nôtre, un public de fous furieux dans le bon sens du terme, j’y croyais. Et quand j’ai vu mes joueurs foncer pour aller ramasser le ballon après l’égalisation j’ai su que ce n’était pas fini».
Les Lensois, moribonds au début de l’hiver, joueront le 6 avril à Arsenal la première demi-finale de leur histoire en Coupe de l’UEFA, après avoir éliminés jeudi soir au stade Félix-Bollaert l’équipe espagnole du Celta Vigo (0-0, 2-1). Beaucoup, parmi les Sang et Or, souhaitaient affronter l’équipe londonienne, qu’ils avaient battue (1-0) en 1998 sur la mythique pelouse de Wembley en Ligue des champions. Cette victoire avait été ternie par l’exclusion en fin de match de l’attaquant Tony Vairelles, après une simulation d’un joueur anglais. Les Gunners, bien placés dans le championnat d’Angleterre, constituent pourtant des adversaires redoutables, qui ont balayé le Werder Brême en inscrivant six buts. Le déplacement à Londres s’annonce d’autant plus difficile que les joueurs du RC Lens seront privés...