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Actualités - Reportages

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : calme et expectative

Le dollar a achevé la semaine hier à Beyrouth dans l’expectative, en attendant les résultats du sommet de Genève demain entre les présidents américain et syrien, Bill Clinton et Hafez el-Assad, pour tenter de sortir le processus de paix israélo-syrien de l’impasse dans laquelle il se trouve depuis le 10 janvier dernier. Selon les cambistes de la place, nombre d’opérateurs ont été dès mardi dernier à l’affût d’indications sur les chances de paix dans la région après l’annonce de ce sommet, dans la mesure où ce phénomène est censé améliorer le climat d’investissement dans le pays et drainer des capitaux non résidents vers des placements en actifs libanais. Dans ce contexte, le dollar, de relativement recherché qu’il était auparavant, a été plus ou moins offert cette semaine, les perspectives de normalisation de la situation après le retrait envisagé des troupes israéliennes de la zone libanaise occupée d’ici à juillet prochain l’ayant emporté sur les inquiétudes liées à ce développement. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer invariablement, de lundi à vendredi, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit de la place, qui étaient en train de le négocier pratiquement aux alentours de ce taux, entre 1 507,00 et 1 508,00 LL, ont été amenés à le traiter entre 1 505,00 et 1 506,00 LL à la fin de cette semaine, après un plus bas entre 1 504,00 et 1 505,00 LL, soit en léger repli de 0,13 % en moyenne. Toutefois, en raison du climat d’expectative entourant le marché cette semaine, l’offre du dollar ne devait pas se développer pour autant, les opérateurs se contentant le plus souvent de satisfaire les besoins de la demande commerciale en cette monnaie. En effet, le volume d’affaires de la semaine n’aurait pas dépassé quelque 35 millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL. Le dollar a joué au yo-yo avec l’euro cette semaine À l’étranger, le dollar a joué au yo-yo avec l’euro cette semaine, le faisant d’abord plier après la hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed), puis lui cédant un peu de terrain après le resserrement surprise de la politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS), qui a secouru la monnaie unique européenne à la veille du week-end. Le dollar a également cédé du terrain face au sterling mais il a néanmoins présenté des signes de fermeté contre le yen après la hausse des taux américains par la Fed à 6,00 % mardi dernier et le ralentissement du mouvement de rapatriement des capitaux japonais à l’approche de la fin de l’année fiscale au Japon. L’euro, qui avait du mal à trouver ses marques face au dollar en oscillant autour du seuil psychologique de 0,97 dollar, est parvenu donc à franchir cette barre à la hausse dès jeudi, après les signes d’une croissance européenne forte touchant la surchauffe et le tour de vis monétaire donné par la BNS en fin de semaine. C’est ainsi qu’après avoir débuté la semaine au-dessus de 0,97 dollar, la hausse d’un quart de point des taux d’intérêt américains à 6,00 % l’a repoussé en dessous dès mardi dernier. L’euro a également pâti du redressement du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques désormais plus surveillé par les cambistes que Wall Street. Ensuite, l’euro a profité de la bonne santé économique européenne, signalée notamment par un très bon indice IFO à 100,9 points le mois dernier sur le climat d’affaires en Allemagne et par la hausse de la consommation des ménages en France de 2,2 % pendant la même période. Il en est de même de la hausse de 2,4 % des prix à la production et de 1,9 % des prix à la consommation en Allemagne en glissement annuel le mois dernier. Mais c’est plutôt la décision de la BNS, la veille, de resserrer à nouveau sa politique monétaire, relançant les spéculations d’un geste analogue dans la zone euro d’ici à mai, qui l’a requinqué en fin de semaine. Certes, les spéculations sur une hausse des taux européens ont été renforcées par la fermeté des propos d’officiels de la BCE dont Christian Noyer, vice-président de cet organisme. «La dépréciation prolongée du cours de l’euro depuis le début de 1999 est bel et bien un sujet d’inquiétude», a dit M. Noyer jeudi dernier à Oslo. «L’intervention est un outil à notre disposition», a-t-il ajouté. De son côté, la livre sterling a bien accueilli la présentation du budget britannique 2000/2001, retrouvant des couleurs face au billet vert en fin de semaine après s’être repliée pour la première fois depuis huit mois sous le seuil important de 1,57 dollar. Le marché a accueilli plutôt positivement ce budget considéré comme relativement «serré» par les analystes malgré l’injection de 4 milliards de sterling supplémentaires dans les services publics, alors que certains craignaient que le chancelier de l’Échiquier ne lâche trop la bride. Enfin, le marché est resté prudent face au yen, après des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon, déjà intervenue à deux reprises ce mois. Mais le yen a fini par baisser la garde face aux principales devises, après l’arrêt du mouvement de rapatriement des capitaux étrangers par les investisseurs japonais avant la fin de l’année fiscale le 31 mars. C’est dans ce contexte que le dollar a achevé la semaine hier, à New York, sur un ton faible face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen, comme suit : – 0,9755 pour un euro contre 0,9715, vendredi dernier. – 1,5925 pour un sterling contre 1,5745. – 2,0050 DM contre 2,0135 – 6,7245 FF contre 6,7520 – 1,6275 FS contre 1,6575 – 1 984,90 lires contre 1 993,10 – 107,00 yens contre 106,65. Bourse de Beyrouth : irrégularité de la tendance A la Bourse de Beyrouth, la tendance a été encore une fois partagée cette semaine entre la hausse des actions A et B de Solidere ainsi que des actions C de la Banque libanaise pour le commerce (BLC) et de la Byblos Bank et la baisse prononcée de celles de la Banque Audi. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a légèrement augmenté de 0,16 % à 70,48 points à la fin de cette semaine contre 70,37 points à la fin de la semaine dernière, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a abandonné 1,00 % à 160,98 points contre 162,61 points pendant la même période. Ce mouvement s’est produit dans un marché à activité assez réduite avec sur la semaine quelque 96 869 actions négociées d’une valeur globale de 617 562 dollars contre 92 007 actions d’une valeur globale de 438 973 dollars la semaine dernière. Une bonne semaine boursière sous la conduite de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a repris encore du poil cette semaine aussi bien sur le front des valeurs de la «nouvelle économie» que sur celles de la «vieille économie» qui ont continué sur leur lancée de la semaine précédente. Les valeurs traditionnelles du Dow Jones des industrielles (DJIA) ont bénéficié de l’annonce de chiffres excluant la surchauffe de l’économie, dont la diminution de 2,3 % des commandes de biens durables le mois dernier et l’augmentation de 4 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine passée à 266 000 personnes, reflétant que l’inflation reste relativement modérée dans la mesure où la croissance de l’économie ne s’accélère pas. Ce phénomène, qui a convaincu d’ailleurs la Fed de relever d’un quart de point en pourcentage seulement son principal taux directeur à 6,00 %, est venu donc rassurer davantage les investisseurs, les persuadant de reconsidérer leur opinion sur certains secteurs qui avaient pâti de la course aux valeurs technologiques. Cela étant, le DJIA est parvenu cette semaine à repasser le seuil des 11 000 points pendant que le Nasdaq tentait de frôler celui des 5 000 points sans grand succès. En effet, malgré les quelques ventes bénéficiaires à la veille du week-end, le DJIA et parvenu à remonter en préclôture hier à 11 094,46 points contre 10 595,23 points à la clôture de la semaine dernière, en hausse de 4,71 % en moyenne d’une huitaine à l’autre. En parallèle, les valeurs européennes n’ont pas tardé à renouer avec la hausse cette semaine grâce à l’élan apporté par l’avance très substantielle de la Bourse américaine. C’est ainsi que des rachats de découverts conjugués à une chasse aux bonnes affaires sont venus soutenir la tendance sur les principales Bourses du Vieux Continent. C’est la Bourse de Francfort qui a affiché la hausse la plus sensible cette semaine, l’indice Dax gagnant 2,87 % à 7 932,42 points hier contre 7 710,92 points vendredi dernier. Elle a été suivie par la Bourse de Londres où l’indice Footsie s’est adjugé 2,75 % à 6 738,50 points contre 6 558,00 points pendant la même période, alors que le CAC 40 de la Bourse de Paris a réduit ses gains hebdomadaires à 0,95 % en affichant finalement hier 6 364,26 points contre 6 304,28 points à la fin de la semaine dernière. Sur les places asiatiques, la Bourse de Tokyo a bénéficié du mouvement de rapatriement des capitaux japonais, enregistrant une hausse non négligeable cette semaine avec la remontée de l’indice Nikkei à 19 958,08 points hier contre 19 566,32 points vendredi dernier (+ 1,85 %), les investisseurs ayant acheté une grande variété de titres dans l’espoir que ces fonds rapatriés doperaient l’ensemble du marché japonais des actions au cours des semaines à venir.
Le dollar a achevé la semaine hier à Beyrouth dans l’expectative, en attendant les résultats du sommet de Genève demain entre les présidents américain et syrien, Bill Clinton et Hafez el-Assad, pour tenter de sortir le processus de paix israélo-syrien de l’impasse dans laquelle il se trouve depuis le 10 janvier dernier. Selon les cambistes de la place, nombre d’opérateurs ont été dès mardi dernier à l’affût d’indications sur les chances de paix dans la région après l’annonce de ce sommet, dans la mesure où ce phénomène est censé améliorer le climat d’investissement dans le pays et drainer des capitaux non résidents vers des placements en actifs libanais. Dans ce contexte, le dollar, de relativement recherché qu’il était auparavant, a été plus ou moins offert cette semaine, les perspectives de...