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Actualités - Chronologie

Combattants et soldats prêts pour une nouvelle bataille de Grozny

Les combattants tchétchènes retranchés dans les montagnes du sud ou disséminés dans les villages «libérés» de la république indépendantiste affirment préparer une contre-attaque pour reprendre leur capitale Grozny, où les Russes concentrent des forces à trois jours de l’élection présidentielle. «Les boeviki (combattants tchétchènes) se préparent à reprendre Grozny, ils achètent des armes, des munitions, des provisions en masse», a indiqué un porte-parole du président tchétchène Aslan Maskhadov. «Il va y avoir dans ce but des attaques dans tout le territoire, contre tous les postes de contrôle» tenus par les Russes, a prévenu ce porte-parole sous couvert de l’anonymat. Tous les combattants interrogés ont assuré qu’ils étaient prêts à «tout faire pour empêcher la tenue de l’élection» présidentielle du 26 mars, qu’ils considèrent comme illégale car organisée en zone de guerre. Selon le porte-parole de Maskhadov, toutes les unités indépendantistes disséminées dans la plaine en «zone libérée», tenue par les Russes et celles retranchées dans le sud dans les régions de Vedeno, Chatoï et plus à l’est de Naja-Iourt, sont en contact quotidien. «Elles attendent l’ordre écrit et cacheté de Maskhadov qui commande toutes les opérations. Le plan est prêt, il ne manque plus que le feu vert de Maskhadov», a ajouté le porte-parole. Les Russes, qui s’inquiètent du «calme relatif» qui règne dans la petite république caucasienne depuis quelques jours et s’attendent à des «provocations» à l’approche de la présidentielle dimanche, concentrent des troupes à Grozny où leur drapeau flotte depuis le 6 février, après la retraite des combattants tchétchènes. Mardi et mercredi, quatre colonnes de soldats russes (soit 400 hommes) sont arrivées dans la capitale tchétchène avec des tanks T-90, des blindés et des transports de troupes. Dix autobus avec à leur bord des policiers (soit 300 hommes) y ont par ailleurs été envoyés depuis Nazran (la capitale ingouche) pour assurer la sécurité aux abords des bureaux de vote qui seront à Grozny installés dans un seul quartier, Oktiabrski, excentré à l’ouest de la ville. Les renforts sont aussi acheminés dans d’autres localités. Lundi, 100 hommes d’Omon (troupes d’élite du ministère de l’Intérieur) de la milice tchétchène prorusse ont été envoyés d’Ourous-Martan (est) vers Chali (sud), a indiqué l’un d’entre eux, Mogamed, 21 ans. Des chars ont pris position autour de tous les villages.
Les combattants tchétchènes retranchés dans les montagnes du sud ou disséminés dans les villages «libérés» de la république indépendantiste affirment préparer une contre-attaque pour reprendre leur capitale Grozny, où les Russes concentrent des forces à trois jours de l’élection présidentielle. «Les boeviki (combattants tchétchènes) se préparent à reprendre Grozny, ils achètent des armes, des munitions, des provisions en masse», a indiqué un porte-parole du président tchétchène Aslan Maskhadov. «Il va y avoir dans ce but des attaques dans tout le territoire, contre tous les postes de contrôle» tenus par les Russes, a prévenu ce porte-parole sous couvert de l’anonymat. Tous les combattants interrogés ont assuré qu’ils étaient prêts à «tout faire pour empêcher la tenue de l’élection»...