Suite (et fin) des commentaires liés à l’article de l’universitaire américain Richard Pells («Arrêtez de dénigrer Hollywood!»). Voyons aujourd’hui les conditions spécifiques du marché national américain, lequel se distingue par sa variété régionale, ethnique et religieuse. Ce qui a permis aux créateurs américains, écrit Mr Pells, d’«apprendre à s’adresser à un public multiculturel, un public tout aussi hétérogène qu’en Europe» (nous y voilà!). Et de poursuivre: «Ce mélange des genres – éléments des cultures élitistes et populaires, combinaison du sublime et du profane – augmente la force d’attraction de la culture américaine de masse auprès de groupes de spectateurs multiethniques, aux États-Unis comme à l’étranger». D’autres explications sont à prendre en considération. À la différence de l’Europe, «l’attitude fondamentale de Hollywood a toujours été antiélitiste. Même les grands réalisateurs américains, d’Orson Welles à Steven Spielberg, s’en sont tenus à un principe: les films ne peuvent faire réfléchir le public que s’ils captent d’abord son attention et savent la retenir. (...) Ils ont aussi toujours veillé à raconter une histoire par l’image, à la différence des Européens, souvent trop bavards. Gary Cooper et John Wayne, autrefois, Clint Eastwood et Robert De Niro, de nos jours, sont volontiers laconiques – tant à l’écran que dans la vie». Reste, enfin, le «contenu» des films hollywoodiens. «La tendance de la culture américaine en général (et du cinéma américain en particulier) à être apolitique et anti-idéologique est la raison principale de son succès en Europe (...). Le public ne se voit pas imposer un message social qui l’intimide: par exemple, pour le film “Titanic”, les Européens se sont rués dans les salles, non pas pour voir célébrer les valeurs américaines, mais parce qu’ils voyaient dans cette histoire d’amour et ce drame l’image de leurs propres expériences» (pas seulement les Européens!). Pour finir, ajoutons l’intrusion des jeux vidéo dans la «culture» US du cinéma: vous allez voir bientôt Toy Story 2... posez-vous donc des questions!
Suite (et fin) des commentaires liés à l’article de l’universitaire américain Richard Pells («Arrêtez de dénigrer Hollywood!»). Voyons aujourd’hui les conditions spécifiques du marché national américain, lequel se distingue par sa variété régionale, ethnique et religieuse. Ce qui a permis aux créateurs américains, écrit Mr Pells, d’«apprendre à s’adresser à un public multiculturel, un public tout aussi hétérogène qu’en Europe» (nous y voilà!). Et de poursuivre: «Ce mélange des genres – éléments des cultures élitistes et populaires, combinaison du sublime et du profane – augmente la force d’attraction de la culture américaine de masse auprès de groupes de spectateurs multiethniques, aux États-Unis comme à l’étranger». D’autres explications sont à prendre en considération. À la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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