Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites sur le marché des changes de Beyrouth dont l’activité s’est relativement ralentie, hier, consécutivement à la contraction du mouvement de l’offre et de la demande. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert s’est encore une fois maintenu au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier la devise américaine en deçà de ce taux indicatif entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même. Coup d’arrêt à la hausse du dollar À l’étranger, la monnaie unique européenne a bien résisté hier aux avancées du dollar sur les marchés des changes internationaux, à l’instar du sterling et du yen, au lendemain du relèvement d’un quart de point en pourcentage à 6,00 % des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed). Ce mouvement, qui est intervenu en dépit de la poursuite de la hausse de l’indice composite de la Bourse électronique américaine (Nasdaq), a été attribué à des prises de bénéfices sur le billet vert en rapport avec le retournement de la tendance de l’indice Dow Jones des industrielles à Wall Street. Le dollar s’est même affaibli face au sterling malgré la publication hier des minutes de la dernière réunion du 9 mars de la Banque d’Angleterre, laissant prévoir, d’après des analystes, que les taux d’intérêt britanniques n’augmenteront pas beaucoup plus dans les prochains mois. La Banque d’Angleterre avait maintenu son principal taux directeur à 6,00 % le 9 mars après que les neuf membres du comité de politique monétaire eurent voté à l’unanimité pour un maintien des taux britanniques. De fait, les cambistes, qui s’étaient montrés gourmands en dollars avant l’ouverture de la Bourse aux États-Unis hier en repoussant brièvement l’euro sous le seuil psychologique de 0,96 dollar et le sterling sous le seuil de 1,57 dollar, ont estimé ensuite devoir dégager quelques gains sur le billet vert à la suite de l’accès de faiblesse du Dow Jones, l’indice vedette de Wall Street. Cela d’autant que le marché s’interrogeait sur les conséquences que pourrait avoir sur l’euro l’accord salarial dans la chimie en Allemagne qui prévoit une hausse des salaires de 4,2 % en deux étapes sur une durée de 21 mois. À cet égard, il n’est guère exclu selon les cambistes que de fortes hausses de salaires pourraient profiter à l’euro. De son côté, le yen, qui s’était légèrement essoufflé face au billet vert avec le quasi-arrêt des rapatriements de capitaux par les investisseurs japonais avant la fin de l’année fiscale le 31 mars, s’est montré également résistant après l’accès de faiblesse de Wall Street. De plus, des conjectures selon lesquelles les chiffres sur le commerce extérieur japonais, qui seront publiés dans la nuit de mercredi à jeudi devraient se solder par un excédent inattendu, sont venues redonner plus d’actualité aux placements en yen. Cela étant, le dollar a éprouvé le besoin de souffler un peu consécutivement à la rechute de Wall Street, se négociant à New York, comme suit : – 0,9610 pour un euro contre 0,9615, la veille – 1,5785 pour un sterling contre 1,5715 – 2,0350 DM contre 2,0345 – 6,8260 FF contre 6,8235 – 1,6755 FS contre 1,6765 – 2 014,85 lires contre 2 014,25 – 106,90 yens contre 106,80. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été un peu soutenue hier, par la hausse des actions B de Solidere de 7,00 à 7 1/4 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,31 % à 70,37 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 160,98 points, comme la veille. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un marché dépourvu d’activité avec au total 10 909 actions négociées d’une valeur globale de 77 896 dollars. Wall Street : prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, Wall Street a subi hier des prises de bénéfices dans un marché tourné vers les valeurs de la haute technologie et de l’Internet représentées au sein de l’indice composite Nasdaq qui a continué à se redresser après les pertes importantes des dernières séances. Selon des analystes boursiers, il n’est pas exclu, après le relèvement attendu la veille du principal taux directeur de la Fed d’un quart de point en pourcentage à 6 %, que le comité de politique monétaire américaine ne procéde pas à un nouveau resserrement début mai. Et c’est dans cette crainte que plusieurs opérateurs ont estimé hier devoir engranger les gains que leur procurait la récente remontée des valeurs traditionnelles les plus sensibles au renchérissement du crédit. Cela d’autant que d’autres valeurs, dont surtout les pétrolières, reculaient rapidement en sympathie avec les cours du brut, ainsi que les pharmaceutiques après le retrait de la vente d’un médicament contre le diabète de Warner-Lambert de la vente. Cela étant, et abstraction faite de la remontée du Nasdaq, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fléchi d’un plus haut à 10 917,27 points à un plus bas à 10 789,46 points, avant d’afficher en préclôture 10 825,77 points, en baisse de 81,57 points sur la veille. Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé Les Bourses européennes ont terminé sur des notes très diverses mercredi, les valeurs technologiques continuant de perdre du terrain mais de façon moins prononcée que la veille. Les services financiers, les assureurs et les groupes de distribution ont été les secteurs les plus en vue tandis que les télécoms et les services aux collectivités réalisaient de mauvaises performances. L’Eurotop 300 a terminé sur une légère hausse de 0,49 % à 1 633,79 et l’Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, a fini quasiment inchangé (+0,04 %) à 5 268,3 points. La Bourse de Paris a perdu 0,66 %, celle de Francfort 0,12 % et celle de Londres 0,13 %. Milan a cédé 1,92 % et Madrid 1,11 %. En revanche, Amsterdam a gagné 1,00 %, Zurich 1,68 % et Bruxelles 3,24 %. «Les capitaux continuent de se diriger vers les États-Unis et il y a aussi une crainte que la correction subie par les TMT (technologie, médias, télécoms) se poursuivent alors que les investisseurs reviennent sur des valeurs sous-évaluées de la vieille économie», a estimé Paul Horne, de Salomon Smith Barney. Aux télécoms, le géant Vodafone AirTouch Plc a abandonné 2,58 % après la vente par le conglomérat de Hong Kong, Hutchison Whampoa, d’un bloc de 925 millions d’actions du groupe britannique, représentant un montant de $4,7 milliards (3 milliards de livres). Il s’agit du plus gros bloc jamais reclassé. Parmi les valeurs de l’Internet, Lycos Europe est passé sous son prix d’émission de 24 euros pour son premier jour de cotation sur le Neuer Markt à Francfort pour terminer à 22,85 euros. À Londres, Lastminute.com s’effondrait de 10,16 % à 350 pence, contre un cours d’introduction à 380 pence la semaine dernière. Parmi les poids lourds du secteur technologique, Siemens et Deutsche Telekom ont perdu 5,53 % et 2,27 %. France Télécom a abandonné 3,94 % dans un volume de deux millions de titres, Vivendi a reculé de 4,42 % et Alcatel de 2,36 %. En revanche, l’équipementier téléphonique Nokia faisait un saut de 6,63 %, ce qui favorisait la Bourse d’Helsinki, en hausse de 3,18 %. Dans le camp de la vieille économie, les distributeurs britanniques étaient particulièrement recherchés après l’annonce de bons résultats par Kingfisher. Great Universal Stores (GUS) a affiché un gain de 11,10 %, Kingfisher de 9,52 % et Marks & Spencer de 6,14 %. Tesco n’a en revanche progressé que de 0,65 %. À Paris, Carrefour a pris 2,82 % et Casino 1,31 %. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en légère hausse de 0,7 %, ragaillardie par la hausse de Wall Street la veille à New York. L’indice Nikkei a progressé de 131,23 points, à 19 733,59 points. «Les investisseurs ont accueilli favorablement la hausse des titres à New York, mais ce qui est exceptionnel, c’est qu’ils ont cherché les bonnes affaires dans les petites et moyennes capitalisations», a souligné Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities. De nombreux investisseurs ont pris leurs bénéfices réalisés ces derniers jours dans les valeurs vedettes, tandis que les titres de petite capitalisation ont soutenu la hausse du marché dans l’après-midi, ont estimé les courtiers. «Les fonds d’investissement et les investisseurs étrangers ont été avant tout des acheteurs au comptant mais de nombreux investisseurs individuels n’ont pas été si agressifs«, a ajouté M. Nishi. Malgré la légère hausse du Nikkei, l’indice élargi Topix a perdu 14,23 points à 1 658,32 points. Le volume d’échanges s’est élevé à environ 746 millions de titres, contre 651,6 millions de titres la veille. Certains des principaux titres des technologies de l’information ont pâti de prises de bénéfices dues à leurs gains récents. Softbank a perdu 13 000 yens, soit 10,4 %, à 112 000 yens. Fujitsu est en recul de 115 yens, soit 3,8 %, à 2 935 yens et NEC a chuté de 90 yens, soit 3,1 %, à 2 860 yens. Sony a gagné 430 yens, soit 1,7 %, à 26 380 yens. Toshiba a progressé de 35 yens, soit 3,6 %, à 970 yens dans un marché actif après avoir annoncé mardi qu’il allait investir 20 milliards de dollars sur trois ans dans les technologies de l’information. Mitsubishi Motors, qui, selon les médias nippons, est sur le point d’approuver la constitution d’une grande alliance avec le géant germano-américain DaimlerChrysler, a perdu 5 yens, soit 1,2 %, à 410 yens. DaimlerChrysler devrait prendre une participation de 33,4 % dans le capital de Mitsubishi, pour 120 milliards de yens (1,1 md USD), selon des informations de presse.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites sur le marché des changes de Beyrouth dont l’activité s’est relativement ralentie, hier, consécutivement à la contraction du mouvement de l’offre et de la demande. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert s’est encore une fois maintenu au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier la devise américaine en deçà de ce taux indicatif entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché...