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Actualités - Chronologie

Sécurité : l'Inde et les Etats-Unis tenteront d'aplanir leurs divergences

L’Inde et les États-Unis vont tenter d’aplanir leurs divergences en matière de sécurité dans la région volatile d’Asie du Sud, lors d’une visite d’État que le président Bill Clinton entamera aujourd’hui mardi, à New Delhi. Après une journée au Bangladesh hier lundi, M. Clinton poursuit sa tournée de six jours en Asie du Sud avec l’espoir de réduire la tension entre deux puissances nucléaires, l’Inde et le Pakistan, arc-boutées sur leurs divergences sur le conflit du Cachemire divisé. Premier président américain à se rendre en Inde depuis Jimmy Carter en 1978, M. Clinton sera accueilli avec tous les honneurs par les dirigeants indiens au palais présidentiel. Après s’être recueilli au monument à la mémoire du père de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi, il aura des entretiens avec le Premier ministre nationaliste hindou, Atal Behari Vajpayee. Les deux pays veulent à cette occasion engager un partenariat à long terme, notamment économique et commercial, et l’Inde espère consacrer un rééquilibrage à son profit de la politique américaine dans une région où le Pakistan a longtemps été l’interlocuteur privilégié de Washington. Mais M. Clinton a clairement indiqué qu’il entendait voir l’Inde faire preuve de plus de retenue dans son programme nucléaire et s’efforcer de reprendre un dialogue indo-pakistanais gelé depuis un an. «Il est important de réduire nos divergences en matière de non-prolifération afin de réaliser tout le potentiel de notre relation», a expliqué M. Clinton dans un article publié en une du journal Times of India. «Nous ne prendrons pas de décision sous la pression pour ce qui est de notre sécurité», a dit pour sa part M. Vajpayee, excluant une adhésion immédiate de l’Inde au traité interdisant les essais nucléaires (CTBT). Les États-Unis, qui poussent New Delhi à signer le CTBT, maintiennent toujours des sanctions contre l’Inde prises après les essais atomiques indiens de mai 1998. «Nous soulèverons la question des sanctions. Elles sont un obstacle dans les relations bilatérales», a dit le conseiller indien pour la Sécurité nationale Brajesh Mishra samedi, alors que M. Clinton arrivait dans le sous-continent. Quant au nœud du conflit Inde-Pakistan, le Cachemire divisé depuis un demi-siècle, l’Inde a répété son opposition à toute médiation américaine, qu’appelle en revanche de ses vœux Islamabad. «Je ne vais pas jouer les médiateurs dans le conflit entre l’Inde et le Pakistan. L’Amérique ne peut jouer ce rôle que si les deux parties le veulent», a écrit M. Clinton. «J’appellerai cependant à la retenue, au respect de la ligne de contrôle au Cachemire et à l’établissement de nouvelles lignes de communication». La ligne de contrôle sépare les armées indiennes et pakistanaises qui se sont livré deux guerres à propos du Cachemire, région où un conflit de deux mois entre soldats indiens et guérilleros propakistanais a fait mille morts l’été dernier et où l’on redoute un nouveau printemps chaud. Des duels d’artillerie indo-pakistanais s’y sont poursuivis dimanche pour le quatrième jour consécutif. Le ministre indien des Affaires extérieures, Jaswant Singh, a affirmé sans ambages dans une interview à la BBC que les États-Unis devaient se garder de toute intervention et se contenter de faire pression sur son «plus vieil allié», le Pakistan. M. Clinton effectuera une étape de quelques heures à Islamabad samedi prochain, après cinq jours de visite en Inde. Il doit, selon ses propres termes, «parler directement» à l’homme fort pakistanais, le général Pervez Musharraf, pour «un retour rapide à la démocratie, une mise au pas des groupes terroristes, une retenue concernant les programmes nucléaires et de missiles, et un effort réel pour créer les conditions d’un dialogue avec l’Inde».
L’Inde et les États-Unis vont tenter d’aplanir leurs divergences en matière de sécurité dans la région volatile d’Asie du Sud, lors d’une visite d’État que le président Bill Clinton entamera aujourd’hui mardi, à New Delhi. Après une journée au Bangladesh hier lundi, M. Clinton poursuit sa tournée de six jours en Asie du Sud avec l’espoir de réduire la tension entre deux puissances nucléaires, l’Inde et le Pakistan, arc-boutées sur leurs divergences sur le conflit du Cachemire divisé. Premier président américain à se rendre en Inde depuis Jimmy Carter en 1978, M. Clinton sera accueilli avec tous les honneurs par les dirigeants indiens au palais présidentiel. Après s’être recueilli au monument à la mémoire du père de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi, il aura des entretiens avec le...