Au soir de son quatrième sacre consécutif en novembre dernier à Perth (Australie), Tommi Makinen (Mitsubishi) désignait Richard Burns comme son principal rival dans la course au titre en 2000. Le Finlandais ne s’était pas trompé. Après un abandon au Monte-Carlo, une modeste 5e place en Suède, le Britannique a confirmé, au Kenya et au Portugal, dimanche, qu’il s’imposait bien comme le prétendant numéro un à la succession du Finlandais. Burns en ressentait lui-même l’intime conviction après son succès lusitanien. «Je veux être le premier Anglais à remporter un championnat du monde», disait-il. La nouvelle Subaru Impreza WRC qu’il venait de mener à la victoire le confortait dans sa confiance. «J’étais certain de m’imposer. Je sens tellement bien cette voiture que je ne pouvais pas être battu», confiait Burns à l’arrivée. Rien n’était de nature à ébranler ses certitudes. Pas même la faible marge le séparant de Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC). Autre dimension Si Makinen avait vu juste pour Richard Burns, en revanche le Finlandais ne croyait guère à l’époque en son compatriote, Marcus Gronholm. «Peugeot remportera des rallyes mais la méconnaissance de beaucoup de terrains empêchera le constructeur français de briguer le titre cette année», déclarait le champion du monde. Ce dernier ignorait la formidable capacité d’adaptation de Gronholm, l’extraordinaire potentiel de la 206 WRC, la seule au Portugal à s’élever au niveau de la Subaru de Burns. Certes, le pilote scandinave est plus un spécialiste de la terre. Il reconnaît lui-même ne pas encore maîtriser parfaitement l’asphalte, cette surface qui sera celle de la prochaine épreuve en Catalogne. Mais le grand Marcus apprend vite. Et son ambition grandit. Vainqueur en Suède, deuxième à Porto, Gronholm a conscience d’avoir pris une autre dimension. À tel point que ses employeurs, qui avaient initialement prévu un programme incomplet, sont en train de revoir l’engagement du pilote finlandais. Les « Frenchies » Gronholm sera en Catalogne. «Si je continue comme cela, je serai aussi au départ de la Corse et du San Remo, deux rallyes dont je devais être absent», révélait même l’intéressé. En Espagne, Marcus Gronholm ne visera pas la victoire. Des points suffiront largement à son bonheur en attendant l’Argentine et la Grèce, où il pourra à nouveau rêver de sommets. Au rallye de Catalogne, le Finlandais comptera sur les «Frenchies», François Delecour et Gilles Panizzi, pour barrer la route du succès à Richard Burns, empêcher le Britannique de creuser l’écart. Auteurs d’un début de saison malchanceux, Delecour et Panizzi sont avides de revanche. Et l’apparition du nouveau moteur sur la 206 est de nature à leur donner le moyen de rebondir. De s’imposer à leur tour. Tommi Makinen et Carlos Sainz (Ford Focus WRC) ne le cachent pas. Ils ont été impressionnés par la 206 WRC. Richard Burns, lui, a eu la confirmation que, plus que Makinen ou Ford, le principal obstacle dans son désir de s’imposer cette année pourrait bien s’appeler Peugeot et Marcus Gronholm.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Au soir de son quatrième sacre consécutif en novembre dernier à Perth (Australie), Tommi Makinen (Mitsubishi) désignait Richard Burns comme son principal rival dans la course au titre en 2000. Le Finlandais ne s’était pas trompé. Après un abandon au Monte-Carlo, une modeste 5e place en Suède, le Britannique a confirmé, au Kenya et au Portugal, dimanche, qu’il s’imposait bien comme le prétendant numéro un à la succession du Finlandais. Burns en ressentait lui-même l’intime conviction après son succès lusitanien. «Je veux être le premier Anglais à remporter un championnat du monde», disait-il. La nouvelle Subaru Impreza WRC qu’il venait de mener à la victoire le confortait dans sa confiance. «J’étais certain de m’imposer. Je sens tellement bien cette voiture que je ne pouvais pas être battu», confiait...