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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché calme et stable

Le marché libanais des changes a repris ses activités, hier, au lendemain du long chômage de l’Adha dans un climat toujours calme en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente du dollar en dehors des besoins courants des opérateurs. Et après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à la demande et 1 514,00 LL à l’offre, le billet vert a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les banques continuaient à le négocier pratiquement entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, sans aucun changement par rapport à la semaine dernière. Toutefois, l’activité est restée généralement mince avec un volume d’affaires de quelque six millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit de la place, sans aucune intervention de la BDL. L’euro soutenu au-dessus de 0,97 dollar À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est maintenue au-dessus de la barre de 0,97 dollar face au billet vert en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, soutenue par la légère hausse de l’inflation dans les pays de la zone euro, dans l’attente de la décision aujourd’hui de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt aux États-Unis. Certes, la monnaie européenne restait soutenue, hier, face au billet vert, après la hausse du taux d’inflation à 2 % en glissement annuel dans la zone euro le mois dernier publiée par Eurostat, alors que l’objectif déclaré de la Banque centrale européenne (BCE) est de maintenir le taux d’inflation dans la zone euro à moins de 2 %. Cela d’autant que des déclarations du président de la BCE, Wim Duisemberg, sont venues impressionner l’euro. «La hausse des prix des produits pétroliers et la baisse de l’euro pourraient amener à moyen terme une augmentation de 0,3 à 0,4 point en pourcentage du niveau de l’inflation dans la zone euro», a précisé M. Duisemburg lors d’une intervention devant la commission économique et monétaire du Parlement européen. Quant au yen, il s’est légèrement repris face au dollar, malgré la fermeture des marchés nippons, hier, à l’occasion de l’équinoxe du printemps, journée fériée au Japon. Ce mouvement a été attribué à des rachats de découvert en yen à New York, après son accès de faiblesse sur les places asiatiques dans la matinée en réaction à l’élection samedi dernier du pro-indépendantiste Chen Shui-bian à la présidence de Taïwan. Il est à rappeler que le gouvernement chinois considère Taïwan comme une province rebelle qui doit revenir sous son autorité et a menacé l’île nationaliste de guerre si celle-ci se refuse à discuter de réunification ou s’engage vers l’indépendance. Quoi qu’il en soit, la plupart des analystes s’attendent à un marché beaucoup plus actif aujourd’hui à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed et des commentaires de son président Alan Greenspan. Très attendu également aujourd’hui, le budget britannique, qui sera présenté par le chancelier de l’Échiquier Gordon Brown et l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne. Dans cette attente, la livre sterling s’est affaiblie face au billet vert, brisant la barre de 1,57 dollar pour la première fois depuis huit mois. La différence de rémunération entre la devise britannique et le dollar se réduit, les taux d’intérêt dans ces deux pays sont de 6 % en Grande-Bretagne et de 5,75 % aux États-Unis. À cet égard, le marché attend une hausse des taux américains par la Fed aujourd’hui d’un quart de point en pourcentage à 6 %, ce qui est de nature à privilégier le dollar sur le sterling sous ce rapport, indique-t-on dans les milieux cambistes. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York, sur un ton indécis, comme suit : – 0,9735 pour un euro contre 0,9715, vendredi dernier – 1,5695 pour un sterling contre 1,5745 – 2,0095 DM contre 2,0135 – 6,7395 FF contre 6,7520 – 1,6565 FS contre 1,6575 – 1 989,50 lires contre 1 993,10 – 106,40 yens contre 106,65. Bourse de Beyrouth : hausse de la BLC À la Bourse de Beyrouth, le marché s’est un peu ressaisi en ce début de semaine grâce à la remontée des actions C de la Banque libanaise pour le commerce (BLC), dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a gagné 0,54 % à 70,75 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,87 % à 164,03 points. Pourtant, l’activité du marché est demeurée peu nourrie avec seulement 28 284 actions d’une valeur globale de 133 061 dollars. Wall Street : confirmation de la hausse des valeurs industrielles Sur les places boursières internationales, les investisseurs ont confirmé hier, à Wall Street, leur retour vers les principales valeurs de «l’ancienne économie», boudées depuis plusieurs semaines au profit de celles de la «nouvelle économie», plus spéculatives, du secteur de la haute technologie sur le marché du Nasdaq. Celui-ci est reparti dans le rouge après sa progression de vendredi, tiré à la baisse par les secteurs de l’Internet, des télécommunications et de la biotechnologie. Bien que les boursiers s’attendent à ce que la Fed décide aujourd’hui lors de la réunion de son comité de politique monétaire d’un relèvement d’un quart de point de son principal taux directeur à 6 %, le marché obligataire américain est resté visiblement insensible hier à cette perspective. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans a très légèrement progressé à 6,0120 % et celui sur l’obligation à 10 ans s’est maintenu à 6,2080 %. Cela étant, les valeurs de l’indice composite Nasdaq continuaient de céder de terrain contrairement à celles faisant partie de l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui ont été les plus prisées. En effet, le principal indicateur de Wall Street, le DJIA, a rebondi hier d’un plus bas à 10 586,99 points à un plus haut à 10 727,71 points, avant d’afficher en préclôture 10 656,04 points, en hausse de 60,81 points sur vendredi dernier. Reprise des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en hausse lundi, les valeurs de la «nouvelle économie» revenant sur le devant de la scène après les prises de bénéfices dont elles avaient fait l’objet la semaine précédente. L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a fini sur un gain de 0,77 %, tandis que le Dax engrangeait 2,09 % à Francfort et que le FTSE 100 de Londres s’adjugeait 1,01 %. Tandis que Bruxelles gagnait 0,60 % et les valeurs suisses 0,93 %, Madrid, Amsterdam et Milan étaient les seules grandes places européennes en baisse, avec des retraits respectifs de 0,60 %, 0,08 % et 1,27 %. Les indices multipays reflétaient la tendance générale. L’Eurotop 300, paneuropéen, s’est adjugé 0,96 %, tandis que l’EuroStoxx 500 des valeurs vedettes de la zone euro s’appréciait de 1,06 %. Sur le front des valeurs, le thème de l’Internet et des télécoms faisait recette. Le groupe de télécoms néerlandais KPN a bondi de 5,85 % après avoir annoncé le lancement d’une agence de voyages en ligne en association avec Travel Unie. À Madrid, Telefonica s’est adjugé 1,85 % sur des rumeurs de rachat par British Telecommunications. Ce dernier a cédé 2,34 % à Londres. À Francfort, Deutsche Telekom a gagné 5,55 %. Selon des informations de presse, l’opérateur pourrait racheter la filiale Debis Systemhaus de DaimlerChrysler. Sur le Neuer Markt allemand, le fabricant de systèmes mobiles Mobilcom s’est adjugé 12,63 %, sur des rumeurs d’entrée de France Telecom dans son capital. Selon le magazine Focus, l’opérateur français aurait l’intention de prendre une participation de 20 % dans Mobilcom. France Télécom a gagné de son côté 2,78 %. Dans le même compartiment, Equant a regagné 7,25 %, effectuant un rebond après avoir perdu près de 20 % la semaine passée. Aux médias, Canal Plus, plus forte baisse du CAC 40 la semaine dernière, a regagné de même 5,98 % tandis qu’à Londres, Reuters reprenait 14,76 %. Le groupe de presse écrite Pearson a bondi de 9,20 % tandis que le groupe de télévision payante BSkyB prenait 3,35 %. En revanche, Emap a reculé de 4,9 %. Aux technologiques, Siemens s’est adjugé 9,53 %. Le groupe de Munich a annoncé son intention d’acquérir la filiale de téléphonie mobile de son compatriote Robert Bosch GmbH et de rapprocher ses activités dans les systèmes automobiles de celles de Mannesmann. À Paris, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a engrangé 9,37 % à Paris, après avoir annoncé une perspective de progression «significative» de son résultat au premier trimestre. Du côté des valeurs de la vieille économie, BMW effectuait un rebond de 2,37 %. Le quotidien Die Welt a affirmé que le constructeur automobile a intérêt à établir un plan sérieux pour garantir son indépendance s’il veut que son principal actionnaire, la famille Quandt, cesse de songer à vendre sa participation. Volkswagen, General Motors et Ford sont décrits comme des repreneurs potentiels. Un porte-parole de la famille Quandt a une nouvelle fois démenti que la famille souhaitait se désengager du constructeur bavarois. À Milan, le fabricant de pneumatiques Pirelli a terminé sur une avancée de 4,16 % avant l’annonce de ses résultats 1999. À Londres, le britannique Scottish & Newcastle a perdu 2,73 %, après l’annonce du regroupement de ses activités brasserie avec celles du français Danone pour former le deuxième brasseur d’Europe occidentale. À Paris, Danone a gagné 0,89 %. Tokyo : marché clos La Bourse de Tokyo était fermée hier en raison de l’équinoxe du printemps, jour férié au Japon.
Le marché libanais des changes a repris ses activités, hier, au lendemain du long chômage de l’Adha dans un climat toujours calme en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente du dollar en dehors des besoins courants des opérateurs. Et après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à la demande et 1 514,00 LL à l’offre, le billet vert a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les banques continuaient à le négocier pratiquement entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, sans aucun changement par rapport à la semaine dernière. Toutefois, l’activité est restée généralement mince avec un volume d’affaires de quelque six millions de dollars, entièrement échangés à l’achat...