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Actualités - Chronologie

Psycho Le téléphone, moyen d'émancipation

Ça débute à l’adolescence, ça coûte cher et ça exaspère les parents. Malheureusement, pour ce mal il n’existe ni pilule miracle, ni potion magique... La téléphonite aiguë, véritable cauchemar pour les parents, remplit pourtant une fonction importante : elle aide les adolescents à mettre leurs émotions en mots ! Durant ces longues et si onéreures conversations, ils expriment leurs états d’âme et trouvent, hors des murs de leur maison, l’oreille attentive et libre de toute influence familiale. Ce n’est donc pas un hasard si la manie du téléphone débute à l’adolescence, période où le jeune être éprouve le besoin de se détacher de ses géniteurs et du nid familial pour préparer son envol. Faire ses confidences, braver ne serait-ce que verbalement les interdits au nez et à la barbe de l’autorité parentale, c’est mettre une distance entre lui et maman-papa. En gardant leur protection, encore indispensable, l’échange avec l’extérieur s’établit à leur compte et sous leur toit ! On comprend ainsi pourquoi certains parents acceptent mal que leur enfant se tourne vers d’autres interlocuteurs. Inconsciemment, ils vivent cette étape comme un abandon... Mais peut-on nier que le téléphone est l’outil privilégié, idéal, pour faire passer un message intime ? Parler sans être vu, se confier sans se montrer, converser sans supporter les réactions et les expressions muettes de l’autre, quelle aubaine pour les adolescents soumis à la difficulté de vivre les mutations de leur propre corps et les relations de la proximité physique. Cette complicité à distance permet aussi de raconter aux copains ses propres expériences, son avis sur certains événements vécus durant la journée. N’oublions pas, par ailleurs, que les enfants sont soumis durant leur scolarisation à une écoute perpétuelle. Ils n’ont qu’épisodiquement et en temps compté l’occasion de discuter entre eux. Le téléphone leur accorde le loisir d’exprimer leur avis ou leurs idées entre amis et en toute liberté. On serait tentés de dire aux parents que la téléphonite, en permettant l’émancipation, est un outil pour «mieux être» à un moment difficile à franchir. À condition, bien sûr, qu’elle ne devienne l’unique moyen de communication, imposant un monopole de facto sur un outil d’utilité générale. À ce moment, le «trop c’est trop» doit établir sa loi et l’autorité parentale user de son holà... clairement et fermement.
Ça débute à l’adolescence, ça coûte cher et ça exaspère les parents. Malheureusement, pour ce mal il n’existe ni pilule miracle, ni potion magique... La téléphonite aiguë, véritable cauchemar pour les parents, remplit pourtant une fonction importante : elle aide les adolescents à mettre leurs émotions en mots ! Durant ces longues et si onéreures conversations, ils expriment leurs états d’âme et trouvent, hors des murs de leur maison, l’oreille attentive et libre de toute influence familiale. Ce n’est donc pas un hasard si la manie du téléphone débute à l’adolescence, période où le jeune être éprouve le besoin de se détacher de ses géniteurs et du nid familial pour préparer son envol. Faire ses confidences, braver ne serait-ce que verbalement les interdits au nez et à la barbe de l’autorité...