Soirée hommage à Toufic el-Bacha, compositeur, chef d’orchestre et président du syndicat des artistes, organisée par le comité du club culturel l’Odyssée, à l’auditorium Hassana Daouk de l’Association pour la protection de la mère et de l’enfant. Étaient présents : le ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur M. Mohammed Youssef Beydoun, le député Ghassan Matar et le ministre Hassan Chalak, représentant respectivement le chef de l’État, le chef du Législatif et le président du Conseil. Toufic el-Bacha, la soixantaine, fait aujourd’hui rééditer ses œuvres complètes : 14 CD, des enregistrements effectués durant une longue et fructueuse carrière. Le compositeur est un inconditionnel de la musique orientalo-locale, dont le caractère fondamental demeure libanais mais dont l’écriture est d’inspiration orientale, à la fois arabe et persane. Mais ses compositions pour orchestre sont servies par la technique occidentale acquise à travers ses recherches et son ouverture sur la musique mondiale. Il a composé quelque 460 chansons interprétées par Nour el-Houda, Souad Mohammed, Faïza Ahmed, Nazek, Wadad, Najah Salam, Maha el-Jabiri, Souad Hachem, Zakiya Hamdane, Salwa el-Katrib, Samira Toufic, Samia Sandri, Taroub... et côté messieurs par Wadih as-Safi, Mohammed Ghazi, Nasri Chamseddine, Nagib Sarraj, Joseph Azar... Les poèmes mis en musique : Abou Ala’al-Maarri, Safieddine el-Halab, El-Hassan ben Hani, Ibn Khoufaja, Béchara el-Khoury, Élias Abou Chabaké, Saïd Akl, Ahmed Rami, Younès el-Ibn, Kamal Nach’at… Le poète Henri Zoghaib a salué le génie du compositeur pour cette musique, qui est devenue un repère de plus sur la carte musicale du Liban. Dans son allocution, le directeur de l’Orchestre symphonique libanais et chef du Conservatoire national supérieur de musique, Walid Gholmiyé, a noté que «certaines des compositions d’el-Bacha se caractérisent par une construction solide telle qu’elles sont parfois difficiles à accompagner par une voix ou un poème. C’est pour cette raison que ses chansons ne sont pas populaires». Dans son mot, le président du syndicat de la presse Mohammed Baalbaki a indiqué que «el-Bacha est un pionnier dans le domaine de la composition musicale. Il a entamé sa longue carrière à la radio. Il a rejoint le comité du Festival de Baalbeck en 1960. Il a ensuite pris la direction de la section musicale à la radio nationale, et ce pour 25 ans d’affilée». Le journaliste Saad Sami Ramadan a observé qu’el-Bacha «est un pilier de la tradition musicale libanaise. Il a modernisé des airs traditionnels tout en gardant la structure initiale». Mohammed Ali Moussa, conseiller pour les affaires culturelles auprès du président du Conseil, a rendu un hommage aux efforts qu’el-Bacha est en train de déployer actuellement pour faire revivre le comité national de musique (relevant de l’Unesco) dont il est le président. Last but not least, Toufic el-Bacha a remercié les organisateurs et tous ceux qui ont pris la parole en exprimant l’espoir d’être en mesure de répondre à leurs attentes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Soirée hommage à Toufic el-Bacha, compositeur, chef d’orchestre et président du syndicat des artistes, organisée par le comité du club culturel l’Odyssée, à l’auditorium Hassana Daouk de l’Association pour la protection de la mère et de l’enfant. Étaient présents : le ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur M. Mohammed Youssef Beydoun, le député Ghassan Matar et le ministre Hassan Chalak, représentant respectivement le chef de l’État, le chef du Législatif et le président du Conseil. Toufic el-Bacha, la soixantaine, fait aujourd’hui rééditer ses œuvres complètes : 14 CD, des enregistrements effectués durant une longue et fructueuse carrière. Le compositeur est un inconditionnel de la musique orientalo-locale, dont le caractère fondamental demeure libanais mais dont l’écriture est...