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Actualités - Chronologie

Téhéran dénonce la décision US Un échec après plusieurs signes d'ouverture

Après plusieurs signes réciproques d’ouverture, les relations irano-américaines semblent revenir à la case départ après l’accroc du maintien par Washington des sanctions économiques contre Téhéran. La décision de la Maison-Blanche de proroger pour un an les sanctions, qui interdisent notamment aux compagnies pétrolières américaines tout commerce avec l’Iran, a été dénoncée vigoureusement mardi par les autorités iraniennes. La prorogation est «en contradiction avec les récentes déclarations de responsables américains», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid-Reza Assefi, soulignant que cette décision montre «le manque de sincérité» des États-Unis. Depuis près d’un an, Washington est demandeur d’un «dialogue politique» avec Téhéran, mais ce dernier exige précisément la levée préalable des sanctions pour l’engager. L’Iran est demandeur de relations économiques avec les États-Unis, où il souhaite exporter son gaz naturel, et ne considère pas les mauvaises relations politiques existantes comme un obstacle. La radio d’État iranienne a dénoncé comme «un signe d’hostilité» la décision américaine. Washington continue de «chercher à créer des crises et l’instabilité en Iran», a-t-elle accusé, reprenant des antiennes du passé. Pourtant, le ton avait changé ces derniers temps, les relations culturelles mais aussi sportives s’étant considérablement renforcées entre les deux pays, comme jamais depuis la rupture des relations diplomatiques en 1980, à la suite de la prise d’otages à l’ambassade des États-Unis à Téhéran. Les États-Unis, notamment la secrétaire d’État Madeleine Albright, avaient accueilli favorablement la victoire des réformateurs aux législatives du 18 février en Iran. Mais si plusieurs dirigeants réformateurs, y compris Mohammed-Reza Khatami, le frère du chef de l’État, grand vainqueur des élections à Téhéran, avait envisagé une possible «détente» avec Washington, le guide de la République et numéro un du régime islamique Ali Khamenei a maintenu son intransigeance contre «le pouvoir de l’oppression mondiale», terme désignant les États-Unis dans la terminologie officielle iranienne. Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, qui s’était dit en février «prêt à négocier, sur une base d’égalité» avec les États-Unis, a ensuite placé la balle dans le camp américain, affirmant attendre «un geste» des États-Unis. «Le geste que réclamaient les Iraniens n’est pas venu. La situation n’est pas mûre pour une reprise des relations, même si les rapports de Téhéran avec les pays européens se renforcent chaque jour, ce qui peut sembler paradoxal», a expliqué hier un diplomate européen, citant notamment le projet de voyage de M. Khatami à Berlin. «Pour le régime islamique, l’opposition aux États-Unis est un ciment de la révolution. Modifier cela, c’est un saut vers l’inconnu qu’il est trop tôt de franchir», a ajouté de son côté un analyste, Khosro Abedi. «C’est un retour à la case départ. Mais, il est clair qu’ils se parlent déjà et qu’un jour ou l’autre, ils le feront publiquement», a-t-il ajouté.
Après plusieurs signes réciproques d’ouverture, les relations irano-américaines semblent revenir à la case départ après l’accroc du maintien par Washington des sanctions économiques contre Téhéran. La décision de la Maison-Blanche de proroger pour un an les sanctions, qui interdisent notamment aux compagnies pétrolières américaines tout commerce avec l’Iran, a été dénoncée vigoureusement mardi par les autorités iraniennes. La prorogation est «en contradiction avec les récentes déclarations de responsables américains», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid-Reza Assefi, soulignant que cette décision montre «le manque de sincérité» des États-Unis. Depuis près d’un an, Washington est demandeur d’un «dialogue politique» avec Téhéran, mais ce dernier exige...