L’armée de l’air israélienne a réceptionné hier, lors d’une cérémonie officielle, ses premiers missiles antimissiles Hetz bientôt opérationnels, fabriqués conjointement avec les États-Unis. «Les missiles seront bientôt opérationnels», a déclaré aux journalistes le chef de l’armée de l’air le général Eitan Ben Eliahu, qui arrive au terme de sa mission. «C’est la première fois que le système du Hetz, avec toutes ses composantes, passe entièrement sous le contrôle de l’armée de l’air chargée de l’opérer» en cas de conflit, a-t-il ajouté. Un haut responsable militaire qui a requis l’anonymat a estimé «qu’il faudra encore quelques mois pour que les missiles soient opérationnels». Selon le quotidien en langue anglaise Jerusalem Post, le déploiement du Hetz (mot hébreu qui signifie flèche) fera d’Israël le premier pays au monde à disposer de son propre système de défense capable d’intercepter des missiles balistiques. L’installation d’une seconde batterie dans le nord-ouest de la Cisjordanie a été reportée à la suite d’un recours en justice par des habitants du secteur qui s’estiment menacés par les radiations du système-radar du Hetz, selon le quotidien Haaretz. Une troisième batterie de missiles Hetz sera ultérieurement mise en place dans la région Sud d’Israël. Le Congrès américain a dégagé le mois dernier un budget de 81 millions USD pour le déploiement de cette troisième batterie, chaque batterie coûtant 170 M USD. L’ensemble du système intégré des trois batteries, baptisé Homa (muraille), est censé assurer la défense des zones les plus peuplées du territoire israélien contre la génération actuelle de missiles balistiques de type Scud dont disposent notamment l’Irak, l’Iran et la Syrie. Selon Haaretz, le réseau Homa ne pourra toutefois pas intercepter actuellement les missiles de type Shihab-3 – d’une vitesse et d’un rayon d’action supérieurs aux missiles Scud – mis au point par l’Iran, et devra donc être perfectionné pour pouvoir apporter une réponse adéquate à ceux-ci. Près de 1,3 milliard USD ont, à ce jour, été investis pour le projet Hetz, qui emploie entre 300 et 400 experts des industries militaires israéliennes. Le programme de développement de ce missile doit se poursuivre jusqu’en 2010 pour un investissement qui devrait alors avoir atteint quelque 2,2 mds USD. Il est financé aux trois quarts par les États-Unis. Pendant la guerre du Golfe (1991), l’Irak avait tiré contre Israël 39 missiles Scud équipés d’ogives conventionnelles, qui avaient fait un tué, des centaines de blessés et d’importants dégâts. Israël a présenté l’an dernier pour la première fois, mais sans le vendre, un modèle du missile Hetz lors du Salon aéronautique du Bourget en France. Selon les médias israéliens, la Turquie, le Japon, la Grande-Bretagne et la Grèce seraient intéressés par l’acquisition du Hetz, mais l’autorisation d’exportation dépend des États-Unis. Selon le Haaretz, le chef du projet Homa, Aryeh Herzog, et les Industries aéronautiques israéliennes ont reçu le feu vert du ministère israélien de la Défense pour contacter trois sociétés américaines, Boeing, Lockheed Martin et Raytheon, afin d’essayer d’intéresser l’une d’entre elles à la coproduction et à la commercialisation du Hetz.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’armée de l’air israélienne a réceptionné hier, lors d’une cérémonie officielle, ses premiers missiles antimissiles Hetz bientôt opérationnels, fabriqués conjointement avec les États-Unis. «Les missiles seront bientôt opérationnels», a déclaré aux journalistes le chef de l’armée de l’air le général Eitan Ben Eliahu, qui arrive au terme de sa mission. «C’est la première fois que le système du Hetz, avec toutes ses composantes, passe entièrement sous le contrôle de l’armée de l’air chargée de l’opérer» en cas de conflit, a-t-il ajouté. Un haut responsable militaire qui a requis l’anonymat a estimé «qu’il faudra encore quelques mois pour que les missiles soient opérationnels». Selon le quotidien en langue anglaise Jerusalem Post, le déploiement du Hetz (mot hébreu qui signifie...