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Actualités - Chronologie

Pétrole BP Amoco rachète Burmah Castrol pour 4.7 milliards de dollars

Le géant pétrolier britannique BP Amoco a annoncé hier qu’il allait racheter son compatriote Burmah Castrol (lubrifiants) par une offre amicale de 4,7 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), estimant le prix justifié par les possibilités de croissance que lui offre ce groupe. BP Amoco a précisé qu’il allait revendre les activités de Burmah Castrol dans la chimie de spécialités et fusionner les activités dans les lubrifiants pour former une nouvelle division. Le groupe pétrolier avait besoin de renforcer ses activités dans les lubrifiants après le démantèlement, annoncé en décembre, de sa filiale commune en Europe avec Mobil, exigé par la commission européenne pour donner son feu vert à la création d’ExxonMobil. Lors d’une conférence de presse, le directeur général de BP Amoco John Browne a qualifié Castrol de «l’une des grandes marques mondiales», soulignant qu’elle détenait 5 % du marché global des lubrifiants et était présente dans plus de cinquante pays. «Combiner ses qualités avec la capacité de BP Amoco de bâtir des compagnies très rentables permettra de créer des activités globales dans les lubrifiants capable de lutter avec efficacité contre ses plus forts concurrents», avait-il auparavant affirmé dans un communiqué. Il a précisé à la presse que son groupe estimait à 200 millions le nombre de nouveaux clients ainsi gagnés. L’acquisition devrait permettre des économies de 260 millions de dollars d’ici à 2003 dont environ la moitié proviendront de la suppression de 1 700 emplois dans le monde et le reste d’une rationalisation des dépenses dans la logistique ou l’approvisionnement. BP Amoco offre 16,75 livres (26,8 dollars) en numéraire par action soit une prime de 61 % par rapport au cours moyen de clôture durant les trois mois jusqu’au 10 mars, avant l’annonce de pourparlers par Burmah Castrol. David Baldry, vice-président de BP Amoco et futur directeur général de la nouvelle division lubrifiants, a qualifié Burmah Castrol de «phénoménale plate-forme de croissance». Selon lui, son rachat est dicté par «une puissante logique commerciale». L’acquisition, qui attend le feu vert des autorités européennes de la concurrence, devrait être finalisée durant le troisième trimestre de l’année en cours et couronne près d’un an de discussions. Elle permettra à BP Amoco de se renforcer sur des marchés clefs, dont l’Amérique et des pays émergents comme l’Inde et la Chine, a dit M. Baldry. «Le conseil de Burmah Castrol recommande à l’unanimité aux actionnaires d’accepter l’offre de BP Amoco», a déclaré le président de la compagnie, Jonathan Fry. Il a expliqué aux journalistes que sa fille l’avait accusé de vendre les bijoux de la famille mais qu’il lui avait répondu : «Au moins, j’en ai tiré un bon prix». Les coûts liés à la réalisation des économies prévues représentent 390 millions de dollars et seront imputés sur les comptes 2000. BP Amoco a précisé avoir déjà acquis 15 % de Burmah Castrol, qui a réalisé l’an dernier un bénéfice d’exploitation de 284 millions de livres dont 213 millions imputables à Castrol et 79 millions aux activités chimiques. BP Amoco a réalisé en 1999 un bénéfice consolidé avant impôts de sept milliards de dollars. Des analystes ont salué l’acquisition mais averti que les talents commerciaux de l’équipe de Burmah Castrol pourraient être dilués dans le giron d’un groupe aussi vaste que BP Amoco. M. Browne a assuré que son groupe était déterminé à s’assurer de la collaboration des talents venus de Burmah Castrol, expliquant : «C’est une question à laquelle nous avons beaucoup pensé».
Le géant pétrolier britannique BP Amoco a annoncé hier qu’il allait racheter son compatriote Burmah Castrol (lubrifiants) par une offre amicale de 4,7 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), estimant le prix justifié par les possibilités de croissance que lui offre ce groupe. BP Amoco a précisé qu’il allait revendre les activités de Burmah Castrol dans la chimie de spécialités et fusionner les activités dans les lubrifiants pour former une nouvelle division. Le groupe pétrolier avait besoin de renforcer ses activités dans les lubrifiants après le démantèlement, annoncé en décembre, de sa filiale commune en Europe avec Mobil, exigé par la commission européenne pour donner son feu vert à la création d’ExxonMobil. Lors d’une conférence de presse, le directeur général de BP Amoco John Browne a...