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Actualités - Chronologie

Blessé à la colonne vertébrale Hajarian toujours dans le coma

Le dirigeant réformateur iranien Saïd Hajarian, grièvement blessé par balles dans un attentat à Téhéran, «est encore dans le coma et son état reste stationnaire», a déclaré hier matin son principal médecin traitant, Mohammad-Reza Zafar-Ghandi. Dans une déclaration sur Radio-Téhéran, le médecin a affirmé que l’état de santé de M. Hajarian «n’a pas beaucoup changé par rapport à la veille» lorsqu’il a été admis à l’hôpital Sina, dans le centre de Téhéran, peu après l’attentat. M. Zafar-Ghandi a exclu une nouvelle fois toute opération chirurgicale pour le moment, affirmant que «M. Hajarian pourrait demeurer dans cet état plusieurs jours». «Nous allons réduire la dose des médicaments prescrits» dans les services de ranimation de l’hôpital, a ajouté M. Zafar-Ghandi, affirmant pour la première fois que la colonne vertébrale de M. Hajarian a été atteinte. «D’après le scanner que nous avons fait effectuer, nous avons constaté que la colonne vertébrale a été endommagée», a dit M. Zafar-Ghandi. Dimanche, le meilleur neurologue iranien, le professeur Ibrahim Samï, a été dépêché au chevet de M. Hajarian pour examiner de près son cas, selon des sources hospitalières. Le professeur Samï, âgé aujourd’hui de plus de 80 ans, est considéré comme le meilleur neurologue d’Iran et spécialiste des lésions cérébrales. Il s’était fait connaître durant la guerre Iran-Irak (1980-88) pour avoir sauvé la vie à des milliers de jeunes soldats blessés à la colonne vertébrale. Selon la radio, les médecins ont interdit toute visite à M. Hajarian, au chevet duquel s’étaient rendues la veille plusieurs personnalités iraniennes. Par ailleurs, le Conseil de sécurité iranien s’est réuni dimanche soir pour examiner «les circonstances» de l’attentat perpétré contre M. Hajarian, blessé en plein centre de Téhéran. Le ministre de l’Intérieur Abdolvahed Moussavi-Lari, celui des Renseignements Ali Younessi ainsi qu’un conseiller du président Mohammad Khatami et d’autres responsables chargés des affaires de sécurité ont assisté à la réunion, a souligné la radio. Le Conseil de sécurité, relevant du ministère de l’Intérieur et en charge du maintien de l’ordre et de la sécurité dans le pays, a indiqué, dans un communiqué cité par la radio, avoir pris «des mesures d’urgence pour accélérer l’enquête» en cours afin de «déterminer et identifier les auteurs» de l’attentat. M. Hajarian, haut responsable du Front de la participation (FP, mouvement réformateur proche du chef de l’Etat) et directeur du quotidien Sobh-é-Emrouz, a été blessé par balles par deux inconnus qui ont pris la fuite, alors qu’il se rendait au siège du conseil municipal de Téhéran dont il est membre. Les agresseurs circulaient à bord d’une «moto de grosse cylindrée», un engin interdit de circulation en Iran depuis la révolution islamique de 1979, à l’exception pour certains organismes gouvernementaux. Un bulletin médical, publié par l’hôpital Sina et reproduit par l’agence officielle Irna, avait indiqué que «la tension artérielle, la respiration et le rythme cardiaque (de M. Hajarian) sont normaux, réguliers et sous contrôle».
Le dirigeant réformateur iranien Saïd Hajarian, grièvement blessé par balles dans un attentat à Téhéran, «est encore dans le coma et son état reste stationnaire», a déclaré hier matin son principal médecin traitant, Mohammad-Reza Zafar-Ghandi. Dans une déclaration sur Radio-Téhéran, le médecin a affirmé que l’état de santé de M. Hajarian «n’a pas beaucoup changé par rapport à la veille» lorsqu’il a été admis à l’hôpital Sina, dans le centre de Téhéran, peu après l’attentat. M. Zafar-Ghandi a exclu une nouvelle fois toute opération chirurgicale pour le moment, affirmant que «M. Hajarian pourrait demeurer dans cet état plusieurs jours». «Nous allons réduire la dose des médicaments prescrits» dans les services de ranimation de l’hôpital, a ajouté M. Zafar-Ghandi, affirmant pour la...