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Actualités - Chronologie

L'épreuve de force continue Nicolas Anelka : l'âge de raison

À l’occasion de son 21e anniversaire, mardi à Madrid, Nicolas Anelka, en plein conflit avec le Real Madrid, pourrait s’offrir la plus grosse amende jamais infligée dans le football professionnel. Il est vrai que le jeune surdoué de Trappes (Yvelines, banlieue parisienne) n’a jamais fait les choses comme tout le monde depuis son arrivée au premier plan dans un milieu où il révolutionne toutes les statistiques. Le salaire mirifique du jeune homme (2 millions de francs net par mois) et le montant faramineux de son transfert d’Arsenal au Real (220 MF, le deuxième plus élevé de l’histoire du football derrière l’Italien Christian Vieri) en ont fait une véritable star, un statut auquel il ne s’est jamais habitué. «Il a seulement envie de jouer et, actuellement, il ne se fait pas plaisir», précise son frère Daniel, qui essaie de gérer les intérêts et le caractère souvent imprévisible de son cadet. Anelka, «programmé pour jouer au football» comme l’affirment ses amis du square Van Gogh à Trappes, n’a jamais supporté la malhonnêteté. Estimant être meilleur que les deux titulaires du Paris-SG, alors qu’il n’est qu’un simple stagiaire cantonné dans l’équipe réserve, il part pour Arsenal en claquant la porte déchaînant un énorme scandale sur «le piratage des centres de formation français». Sûr de lui, quoi qu’il arrive Sous la houlette du pédagogue Arsène Wenger, il trouve rapidement ses marques au plus haut niveau avec Arsenal. Il aurait pu même entrer dans l’histoire du football français, mais Aimé Jacquet, au dernier moment, ne l’a pas retenu dans la liste des 22 futurs champions du monde. Qu’importe. Sûr de son talent et conscient de son âge, il en profite pour passer son permis de conduire... Mais, à Londres, les choses se gâtent. Ulcéré par le traitement que lui inflige la presse britannique, il annonce qu’il quitte le club, demandant à ses frères de régler le problème. Le scandale, une nouvelle fois, a été à la hauteur du talent d’un jeune surdoué du ballon rond qui a permis à la France de faire plier l’Angleterre à Wembley (2-0), le 10 février 1999. Une nouvelle fois, Anelka, en partie inconscient des conséquences d’un coup de tête, reste inflexible. «Mais, souligne-t-on dans son entourage, jamais l’argent n’a dicté sa conduite». «La preuve, souligne-t-on, au plus fort de la crise avec Arsenal, il était prêt à interrompre sa carrière pour aller vendre des téléviseurs chez Darty». Au Real Madrid, le club le plus titré du vieux continent, on pensait qu’Anelka trouverait un terrain de jeu à la hauteur de ses prétentions. Ayant consenti de gros efforts pour revenir à son meilleur niveau après des blessures à répétition, Anelka faisait pourtant une nouvelle colère estimant que le club ne l’utilisait pas sur ses compétences. Enfant gâté Très à l’aise dans l’axe avec l’équipe de France, où Zinedine Zidane peut le servir au millimètre en profondeur dans les espaces, il estime étouffer dans le système du Real centré sur la paire Raoul-Morientes ce qui le relègue sur le flanc droit. Buté, n’écoutant personne, y compris ses frères, il engage une nouvelle fois une épreuve de force, jouant encore l’enfant gâté à qui on ne doit rien refuser. Aujourd’hui, tout est encore possible. Anelka peut encore conduire l’attaque des champions du monde au prochain Euro comme aller retrouver ses potes du square Van Gogh. Il représente un capital trop important pour que le Real fasse une trop grosse colère. C’est à lui de jouer. On peut espérer qu’à 21 ans, il devrait être capable de devenir un adulte, mature et responsable...
À l’occasion de son 21e anniversaire, mardi à Madrid, Nicolas Anelka, en plein conflit avec le Real Madrid, pourrait s’offrir la plus grosse amende jamais infligée dans le football professionnel. Il est vrai que le jeune surdoué de Trappes (Yvelines, banlieue parisienne) n’a jamais fait les choses comme tout le monde depuis son arrivée au premier plan dans un milieu où il révolutionne toutes les statistiques. Le salaire mirifique du jeune homme (2 millions de francs net par mois) et le montant faramineux de son transfert d’Arsenal au Real (220 MF, le deuxième plus élevé de l’histoire du football derrière l’Italien Christian Vieri) en ont fait une véritable star, un statut auquel il ne s’est jamais habitué. «Il a seulement envie de jouer et, actuellement, il ne se fait pas plaisir», précise son frère Daniel,...