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Actualités - Chronologie

Euro 2000 : coopération européenne pour prévenir les violences

Les ministres de l’Intérieur français et belge et celui de la Justice des Pays-Bas ont signé lundi à Paris une «déclaration commune» fixant les modalités de la coopération policière entre les trois pays pour prévenir les violences lors du championnat d’Europe des nations de football. Quelque 1,2 million de spectateurs sont attendus en Belgique et aux Pays-Bas pour l’Euro 2000, entre le 10 juin et le 2 juillet prochains, a rappelé le ministre belge de l’Intérieur, Antoine Duquesne. Malgré les mesures prises à la fois par les États et les fédérations sportives, «personne, en Europe, n’est à l’abri du phénomène de hooliganisme», a-t-il rappelé devant la presse. La Belgique et les Pays-Bas, a-t-il dit, entendent appliquer «le principe de tolérance zéro» face aux hooligans. La Coupe du monde de football, organisée en France en 1998, avait été marquée par des violences, notamment à Lens où un gendarme mobile Daniel Nivel avait été très sérieusement blessé par des hooligans allemands. Pour prévenir ces risques, la Belgique et les Pays-Bas sont en contact avec les 14 autres pays pour mettre en place une coopération policière. Des accords ont déjà été pris avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne. L’accord signé à Paris prévoit notamment la collecte et l’échange d’informations sur les supporteurs. Une douzaine de policiers français seront affectés au centre de commandement belgo-néerlandais, mais en raison de la proximité du Bénélux et de la Grande-Bretagne, la France a aussi décidé d’activer un poste de commandement, à Lille, pour surveiller et contrôler le flux des spectateurs. Antoine Duquesne a déclaré que les pays organisateurs se réservaient le droit de recourir à l’article 2-2 des accords de Schengen qui prévoit le rétablissement des contrôles aux frontières au sein de l’Union européenne, «pas systématiquement, mais si le besoin s’en fait sentir». Interrogé par ailleurs sur le «marché» potentiel que pouvait constituer un afflux massif de supporteurs pour les trafiquants de drogue aux Pays-Bas, où la législation sur les drogues dites douces est plus libérale que dans d’autres pays européens, le ministre néerlandais de la Justice, Henk Korthals, a promis une politique «transparente». Il a expliqué que les autorités néerlandaises entendaient ne pas permettre la consommation de stupéfiants «qui pourraient avoir une influence néfaste» sur le bon déroulement de la compétition. La directrice générale de la police belge, Monique De Knop, a déclaré à Reuters que la Belgique entendait maintenir la «politique répressive» qui est la sienne en ce domaine durant la compétititon, des consignes ayant déjà été données en ce sens. Elle a avancé que les Pays-Bas «durcisseront probablement» leur position durant l’Euro.
Les ministres de l’Intérieur français et belge et celui de la Justice des Pays-Bas ont signé lundi à Paris une «déclaration commune» fixant les modalités de la coopération policière entre les trois pays pour prévenir les violences lors du championnat d’Europe des nations de football. Quelque 1,2 million de spectateurs sont attendus en Belgique et aux Pays-Bas pour l’Euro 2000, entre le 10 juin et le 2 juillet prochains, a rappelé le ministre belge de l’Intérieur, Antoine Duquesne. Malgré les mesures prises à la fois par les États et les fédérations sportives, «personne, en Europe, n’est à l’abri du phénomène de hooliganisme», a-t-il rappelé devant la presse. La Belgique et les Pays-Bas, a-t-il dit, entendent appliquer «le principe de tolérance zéro» face aux hooligans. La Coupe du monde de...