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Actualités - Chronologie

Ouverture de la campagne électorale pour les législatives du 27 mars

La campagne électorale s’est ouverte hier pour les législatives du 27 mars en Irak, au cours desquelles 522 personnes, dont le fils du président Saddam Hussein, se sont portées candidates. Plus de dix millions d’Irakiens doivent participer au scrutin et élire la quasi-totalité des 250 membres de l’Assemblée nationale, à l’exception des députés des régions kurdes du nord, échappant au pouvoir central, qui seront désignés. Les chaînes de télévision irakiennes ont commencé à diffuser les noms des candidats, qui avaient été publiés par les journaux. Les candidats doivent pour leur part commencer hier à rencontrer les électeurs dans les différentes provinces et présenter leur programme, a indiqué M. Youssef Hamdan, l’un des candidats et président du comité pour la réorganisation du Parti communiste irakien, qui veut fonder une formation loyaliste. Le gouvernement prend en charge tous les frais de la campagne électorale, dont l’impression des portraits des candidats auxquels il assure aussi un temps égal d’antenne. Parmi les candidats figure notamment le fils aîné du président irakien, Oudaï, 35 ans, ainsi que le chef du Parlement sortant, Saadoun Hammadi, et l’ancien ministre de l’Information et de la Culture Hamed Youssef Hammadi. C’est la première fois qu’Oudaï Saddam Hussein, ingénieur de formation et titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l’université de Bagdad, se porte candidat. Il préside le Comité olympique irakien, le syndicat des journalistes et la Fédération des jeunes et des étudiants, et dirige plusieurs journaux et hebdomadaires, dont l’influent quotidien Babel, ainsi que la télévision de la Jeunesse. Oudaï avait été criblé de balles en décembre 1996 lors d’un attentat à Bagdad, mais a retrouvé l’usage de ses jambes après plusieurs mois d’hospitalisation. Selon un responsable irakien, plus de 90 % des membres de la nouvelle Assemblée feront pour la première fois leur entrée au Parlement. Le journal officiel al-Joumhouriya a appelé hier les Irakiens à participer aux élections «afin de consolider les bases de la démocratie et de répondre aux allégations des forces du mal». Les candidats doivent «s’engager à œuvrer à garantir la Constitution (...), croire en les principes de la révolution du 17 juillet (qui a porté le parti Baas au pouvoir en 1968)», œuvrer en vue de «l’unité nationale», «illustrer l’appui de tout le peuple au dirigeant Saddam Hussein» et «intensifier la volonté de résistance face à l’embargo américano-sioniste». Le Parlement sortant, élu en mars 1996, était dominé par le parti Baas au pouvoir. Il s’agira de la cinquième consultation électorale depuis la prise du pouvoir par le Baas. La première avait eu lieu en 1980, 22 ans après la révolution de 1958 qui avait renversé la monarchie sous laquelle des élections s’étaient déroulées.
La campagne électorale s’est ouverte hier pour les législatives du 27 mars en Irak, au cours desquelles 522 personnes, dont le fils du président Saddam Hussein, se sont portées candidates. Plus de dix millions d’Irakiens doivent participer au scrutin et élire la quasi-totalité des 250 membres de l’Assemblée nationale, à l’exception des députés des régions kurdes du nord, échappant au pouvoir central, qui seront désignés. Les chaînes de télévision irakiennes ont commencé à diffuser les noms des candidats, qui avaient été publiés par les journaux. Les candidats doivent pour leur part commencer hier à rencontrer les électeurs dans les différentes provinces et présenter leur programme, a indiqué M. Youssef Hamdan, l’un des candidats et président du comité pour la réorganisation du Parti communiste...