L’Allemand Andreas Klöden (Deutsche Telekom), professionnel depuis 1998, a fait sensation hier en se montrant le plus rapide sur les pentes du col d’Èze (10 km) et en s’emparant du maillot blanc de leader de Paris-Nice détenu depuis trois jours par Laurent Brochard. En 20’06’’, Klöden a battu le Français de 17 secondes et le devance, avant la dernière étape promise aux sprinteurs, de sept secondes. Spécialiste de l’effort en solitaire, cet ancien Allemand de l’Est âgé de 25 ans, n’a pas laissé planer le moindre suspense. Au premier temps intermédiaire (km 3), il devançait Laurent Brochard de huit secondes. Au deuxième (km 6) de quatorze. Et si l’ancien champion du monde est allé au bout de ses forces sur la partie finale, c’est encore Andreas Klöden qui a terminé le plus fort. Une démonstration qui rendait Laurent Brochard très fataliste. «Je suis d’abord déçu pour l’équipe Jean Delatour de n’avoir pu conserver le maillot blanc mais apparemment il était le plus fort. Sur un exercice aussi exigeant, il est évident que la récupération et l’état de fraîcheur sont très importants». Peut-être Laurent Brochard faisait-il référence aux efforts prodigués la veille dans le final de la 6e étape pour contrarier toute velléité adverse. Peut-être aussi se souvient-il que le Kazakh Alexandre Vinokourov, un équipier d’Andreas Klöden, a brouillé les cartes depuis trois jours en attaquant sans cesse et en faisant travailler Brochard quand le nouveau porteur du maillot blanc faisait de «la patinette» dans les roues. Un nouvel Ullrich ? Certes, le coureur allemand a fait un grand pas vers la victoire, mais il reste cette dernière étape qui offre encore au vainqueur dix secondes de bonification. Soit davantage qu’il n’en faut à Laurent Brochard pour retourner la situation. «Il ne faut pas rêver, assure Michel Gros, le directeur sportif de l’équipe Jean Delatour. La dernière difficulté, la côte de Gourdon, se situe à cent kilomètres de l’arrivée à Nice et la formation Telekom me semble assez forte pour bien contrôler. Laurent (Brochard) n’a rien à se reprocher, sa deuxième place au classement de l’étape l’atteste, il est tombé sur plus fort que lui. Je pense même qu’un nouvel Ullrich est arrivé». S’il est trop tôt pour comparer Andreas Klöden à son glorieux compatriote, les deux hommes n’en nourrissent pas moins quelques points communs. Ils ont sensiblement le même âge, le vainqueur du Tour de France 1997 étant un an et demi plus vieux que le probable lauréat de Paris-Nice. Ils sont tous deux natifs de l’Allemagne de l’Est, ont appartenu à la même usine de champions du Dynamo Berlin et dans l’exercice en solitaire, présentent les mêmes caractéristiques. Et s’il venait à l’idée de Laurent Brochard de disputer le sprint de l’ultime étape, dimanche, il aurait fort à faire avec le sprinteur de la maison Telekom, Giovanni Lombardi, et plus encore avec les finisseurs d’équipes qui n’ont pas gagné d’étape cette semaine, Tom Steels (Mapei), Jean-Patrick Nazon (Française des Jeux), George Hincapie (US Postal) et Stuart O’Grady (Crédit Agricole). Autant dire que Paris-Nice a vraisemblablement construit son podium final au sommet du col d’Èze. François Simon, auteur d’un bon chrono (14e à moins d’une minute), mais dépassé par les spécialistes, en a été éjecté par le talentueux Espagnol Francisco Mancebo, onzième de l’étape.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemand Andreas Klöden (Deutsche Telekom), professionnel depuis 1998, a fait sensation hier en se montrant le plus rapide sur les pentes du col d’Èze (10 km) et en s’emparant du maillot blanc de leader de Paris-Nice détenu depuis trois jours par Laurent Brochard. En 20’06’’, Klöden a battu le Français de 17 secondes et le devance, avant la dernière étape promise aux sprinteurs, de sept secondes. Spécialiste de l’effort en solitaire, cet ancien Allemand de l’Est âgé de 25 ans, n’a pas laissé planer le moindre suspense. Au premier temps intermédiaire (km 3), il devançait Laurent Brochard de huit secondes. Au deuxième (km 6) de quatorze. Et si l’ancien champion du monde est allé au bout de ses forces sur la partie finale, c’est encore Andreas Klöden qui a terminé le plus fort. Une démonstration...