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Actualités - Chronologie

Art - Hommage du Met à la Ville Lumière Peintres à Paris

Paris était au début du siècle, pour les peintres venus des quatre coins du globe, le centre du monde. C’est ce que le Metropolitan Museum de New York a choisi d’illustrer avec son exposition «Peintres à Paris». Une centaine d’œuvres de Picasso, Modigliani, Matisse, Bonnard, Braque, Chagall et bien d’autres, provenant toutes des collections du «Met», sont présentées au public dans le plus grand musée de New York jusqu’au 31 décembre. Les trente-six membres de «l’École de Paris», s’ils se connaissaient tous, n’avaient pas de style commun et n’ont jamais exposé ensemble. Ils avaient choisi de vivre dans ce qui était, au cours des premières décades du siècle, la capitale de l’art contemporain occidental. «Paris était là où était le XXe siècle», assurait l’écrivain américain Gertrude Stein, installée elle aussi dans la capitale française. Son fameux Portrait, peint par Picasso à l’âge de 24 ans en 1907, est la pièce maîtresse de l’exposition. Ce fut la première toile de l’artiste le plus célébré de son siècle à entrer dans les collections du Metropolitan et, selon les termes de son directeur Philippe de Montebello, «la pierre angulaire autour de laquelle une collection “moderne” allait pouvoir être bâtie». Cette exposition «évoquera non seulement une époque et un lieu de grande vitalité, mais elle révèlera aussi des relations inattendues entre les artistes qui ont si profondément marqué l’art de ce siècle», commente William Lieberman, conservateur de l’exposition. «C’est une remarquable sélection de toiles des artistes d’avant-garde les plus importants qui ont travaillé à Paris pendant la première moitié du vingtième siècle», ajoute M. de Montebello. Organisée dans un ordre chronologique qui souligne les influences et les affinités, Peintres à Paris: 1895-1950 s’ouvre sur des œuvres colorées de ceux qui se faisaient appeler, dans les dernières années du XIXe siècle, les «Nabis» : Maurice Denis, Pierre Bonnard et Edouard Vuillard. Dans la deuxième salle trône le Portrait de Gertrude Stein. Entré au «Met» le 22 août 1947, il avait été placé dans le grand hall. Lorsque l’on faisait remarquer à Pablo Picasso que Mme Stein, âgée de 32 ans lorsqu’elle avait posé pour lui, ne ressemblait pas vraiment à cette femme d’âge mûr, aux traits durs et au regard de cendres, le maître espagnol répondait : «Elle lui ressemblera». Picasso, présent dans presque toutes les salles avec 26 tableaux ou sculptures, se taille la part du lion dans l’exposition. La salle consacrée au cubisme illustre la complémentarité des approches de Georges Braque, Picasso, Juan Gris ou Fernand Léger. Sur la centaine d’œuvres exposées, 70 ont été acquises par le Metropolitan Museum au cours des vingt dernières années : quatre seulement ont été achetées et 66 offertes. Parmi les 36 peintres de l’École de Paris exposés au «Met» un seul, le Français Balthasar Klossowski dit Balthus, est encore en vie. Il a 92 ans.
Paris était au début du siècle, pour les peintres venus des quatre coins du globe, le centre du monde. C’est ce que le Metropolitan Museum de New York a choisi d’illustrer avec son exposition «Peintres à Paris». Une centaine d’œuvres de Picasso, Modigliani, Matisse, Bonnard, Braque, Chagall et bien d’autres, provenant toutes des collections du «Met», sont présentées au public dans le plus grand musée de New York jusqu’au 31 décembre. Les trente-six membres de «l’École de Paris», s’ils se connaissaient tous, n’avaient pas de style commun et n’ont jamais exposé ensemble. Ils avaient choisi de vivre dans ce qui était, au cours des premières décades du siècle, la capitale de l’art contemporain occidental. «Paris était là où était le XXe siècle», assurait l’écrivain américain Gertrude...