Le chef d’un groupe de presse spécialisé dans les enquêtes sur les scandales politiques, Artiom Borovik, et un homme d’affaires tchétchène, Zia Bajaïev, ont été tués hier dans un accident d’avion qui a fait neuf morts au total à Moscou. «Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un acte terroriste», a affirmé le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou, cité par l’agence Itar-Tass. La police, qui étudie toutes les hypothèses, n’exclut cependant pas une origine criminelle. La boîte noire de l’avion est en cours d’analyse, selon un porte-parole de la police. Le Service fédéral russe de sécurité a évoqué la possibilité d’une vengeance des combattants tchétchènes contre Zia Bajaïev, président d’une société de négoce pétrolier, Alliance. «Selon nos informations, des combattants tchétchènes ont tenté d’obliger Bajaïev à financer les bandes armées et il a refusé», a déclaré un responsable du FSB, Alexandre Zdanovitch à la chaîne de télévision RTR. Une enquête a été ouverte pour «violation des règles de sécurité de l’exploitation des transports aériens», selon un responsable du parquet général, Alexandre Zviaguintsev. Zia Bajaïev présidait Alliance depuis 1998, après avoir dirigé la société pétrolière Sidanko. Père de trois enfants, il avait récemment financé le programme d’aide humanitaire Enfants de Tchétchénie, permettant à 200 enfants réfugiés de retrouver des conditions de vie acceptables. Artiom Borovik, 38 ans, était président du groupe Soverchenno Sekretno (Top secret) qui possède sept sociétés, dont le mensuel du même nom et l’hebdomadaire Versia (Hypothèse), et produit une émission télévisée très controversée, sur la chaîne publique RTR. Auteur de deux livres, Guerre cachée (sur l’intervention soviétique en Afghanistan) et Comment je suis devenu soldat dans l’armée des États-Unis, Artiom Borovik est le fils de l’observateur politique Guenrikh Borovik, qui était l’un des journalistes les plus en vue à l’époque soviétique. «Il avait beaucoup d’ennemis», a affirmé Guenrikh Borovik à la chaîne de télévision privée NTV, ajoutant que son fils avait été menacé à plusieurs reprises, mais sans donner plus de détails. Selon la radio Echo de Moscou, Artiom Borovik avait l’intention d’enquêter à Kiev sur la situation dans une usine ukrainienne d’alumine de Mikolaïv qui devait passer sous le contrôle d’un important groupe financier russe. L’avion, un YAK-40 d’une trentaine de places effectuant la liaison Moscou-Kiev, s’est écrasé au décollage de l’aéroport Moscou Cheremetievo-1. Il est tombé d’une altitude d’environ 50 mètres, selon la télévision NTV. L’avion s’est écrasé sans qu’il y ait eu d’explosion ni d’incendie, a indiqué le chef des services de pompiers de l’aéroport, Nikolaï Vorotnikov, à la chaîne de télévision RTR. Ses neuf occupants, quatre passagers et cinq membres d’équipage, ont été tués.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef d’un groupe de presse spécialisé dans les enquêtes sur les scandales politiques, Artiom Borovik, et un homme d’affaires tchétchène, Zia Bajaïev, ont été tués hier dans un accident d’avion qui a fait neuf morts au total à Moscou. «Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un acte terroriste», a affirmé le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou, cité par l’agence Itar-Tass. La police, qui étudie toutes les hypothèses, n’exclut cependant pas une origine criminelle. La boîte noire de l’avion est en cours d’analyse, selon un porte-parole de la police. Le Service fédéral russe de sécurité a évoqué la possibilité d’une vengeance des combattants tchétchènes contre Zia Bajaïev, président d’une société de négoce pétrolier, Alliance. «Selon nos informations, des combattants...